Bombardier Inc. est une entreprise multinationale canadienne dont le siège social est situé à Montréal, au Québec (Canada) .. Depuis 2021, l'entreprise est recentrée sur les avions d'affaires.
Avant une série de reventes, elle était présente dans la construction aéronautique (avions régionaux, avions d'affaires via sa filiale Bombardier Aéronautique), dans la construction ferroviaire (Bombardier Transport), dans les services financiers (Bombardier Capital) et son activité la plus ancienne est dans le secteur récréatif (fabrication de divers véhicules de loisirs : motoneiges, motomarines, hors-bord).
Historique Origine
vignette|gauche|Autoneige Bombardier B12. |alt= vignette|Dameuse BR100+. Joseph-Armand Bombardier, de Valcourt au Québec, eut l'ambition de faire de l'hiver une saison où il serait aussi facile de se déplacer que pendant les trois autres saisons. Il possède le garage Bombardier où il travaille depuis longtemps sur des prototypes de véhicules capables de circuler dans la neige. Finalement, il développe un véhicule à chenilles et durant l'hiver 1936-1937, il vend ses premières autoneiges B7 (B pour Bombardier et 7 pour sept passagers).
Devant le succès de son produit, il décide de fonder une société qui produira ces véhicules à grande échelle. La société est créée sous le nom de « L'Auto-Neige Bombardier Limitée » le .
L'autoneige B12 de 1941 fut produite en diverses versions jusqu'en 1982. Bombardier participa à la Seconde Guerre mondiale en produisant des versions militaires de ses autoneiges. Bombardier diversifie sa production après 1948 avec divers véhicules spécialisés dans le secteur forestier, le damage des pistes de ski Bombardier développe également la première motoneige moderne. Le , la compagnie devient Bombardier Limitée et elle est inscrite aux bourses de Montréal et Toronto dès le .
Développement Déjà en 1970, Bombardier achetait la compagnie autrichienne Rotax, un fabricant de moteurs ainsi que de voitures de tramways. Cet achat avait pour but une intégration de la production de son meilleur vendeur. Ce fut également l'occasion de s'introduire par la bande dans le domaine ferroviaire. En 1972, Bombardier se diversifie dans les activités financières avec la création des filiales Crédit Bombardier Ltée, au Canada, et Bombardier Credit Inc., aux États-Unis. Cette diversification a pour but de promouvoir la vente de ses produits.
Ferroviaire
vignette|Une locomotive IORE en tête d'un train.
Bombardier entre ainsi dans le secteur ferroviaire en 1974 en remportant un contrat de fourniture de voitures pour le métro de Montréal. Il acquiert par la suite plusieurs sociétés de construction ferroviaire, notamment : BN en Belgique en 1988 qui lui ouvre le marché européen, ANF-Industries en France en 1989, au Mexique et UTDC au Canada en 1992, et en Allemagne en 1995 et en 1998.
En 1998, Bombardier s'implante en Chine par le biais d'une coentreprise, Sifang Locomotive & Rolling Stock Works, de Qingdao pour la fabrication de voitures à voyageurs pour le marché chinois. En rachetant Adtranz au groupe DaimlerChrysler en , Bombardier devient le premier constructeur mondial de matériel roulant ferroviaire.
En 2006, Bombardier et la SNCF signent un contrat pour la fourniture de près de (Nouvelle Automotrice Transilien ou Z 50000) sur les réseaux de Paris Nord, Paris Saint-Lazare et Paris Est afin de remplacer les rames inox à l'origine de la vétusté de certaines lignes de banlieue. La première de ces a été livrée sur le réseau de Paris Nord le pour être mise en service entre Luzarches et Paris Nord. gauche|vignette|218x218px|Bombardier TVR, ancien tramway de la ville de Nancy de 2000 à 2023. À l'avenir, ces automotrices remplaceront également les rames tractées VB2 Duplex.
Durant l'année 2020, Alstom planifie le rachat de Bombardier Transport, ce rachat permettant à Bombardier d'éponger une partie de ses dettes et Alstom de devenir un acteur de poids dans l'industrie ferroviaire.
Depuis le , Bombardier Transport est racheté et intégré à Alstom. À terme Bombardier Transport sera complètement intégré à Alstom : les produits Bombardier Transport seront estampillés Alstom, le PDG d'Alstom expliquant qu'il n'est pas possible de .
Automobile
De 1983 à 1987, en partenariat avec Daihatsu, Bombardier investit dans le développement d'une petite voiture. La conjoncture étant peu favorable, le projet est abandonné avant l'étape de la production.
Aéronautique
Bombardier est entré dans le secteur aéronautique en rachetant la société Canadair le . Trois ans plus tard, soit en mars 1989, Bombardier donne le feu vert à un programme qui marque un virage dans son histoire : le programme du Regional Jet portant sur la mise au point d'un avion de ligne à réaction de 50 places conçu pour le transport régional : ce sont les Bombardier CRJ. L'appareil reçut l'homologation de type canadienne le .
En 1989, Bombardier acquiert la société Short Brother PLC en Irlande du Nord à Belfast, puis, en juin 1990, prend possession de Learjet Corporation constructeur des célèbres avions Learjet (américains). En 1992, c'est l'achat de la société canadienne De Havilland Canada située à Toronto en Ontario.
Services financiers
Bombardier Capital (BC) fut créé en 1973 pour offrir auprès de ses clients des services de financement d'achat, de prêt-bail et de gérance de flottes. Son siège social original était à Colchester (Vermont), États-Unis, pour desservir les deux Amériques. Le siège social a été transféré à Jacksonville (Floride) à partir de 1997. Après les événements du 11 septembre 2001, Bombardier Capital a vu ses activés être restreintes et Bombardier Inc. s'est graduellement départi de ses intérêts dans le secteur. En , les stocks financiers de Bombardier Capital ont été vendus à GE Commercial Finance. En novembre de la même année, Bombardier a vendu ses opérations dans le domaine des maisons usinées à Green Tree Servicing LLC. Depuis 2006, Bombardier Inc. se défait graduellement des actifs restants et ne prend plus de nouveaux clients.
Années 2000 À la suite des problèmes causés au secteur aéronautique par les attentats du 11 septembre 2001, Bombardier éprouve des difficultés financières et doit se réorganiser. En , il abandonne le secteur des véhicules de loisirs, qui était à l'origine de la société, en vendant cette activité pour à un consortium composé de Bain Capital, des membres de la famille Bombardier ainsi que de la Caisse de dépôt et placement du Québec. L'activité cédée comprend notamment les motoneiges Ski-Doo et les moteurs hors-bord Johnson et Evinrude. Elle forme la nouvelle société Bombardier Produits récréatifs.
La partie aéronautique commence à refaire des profits en 2006.
Le secteur ferroviaire est demeuré solide, mais doit faire face à une certaine surproduction en Europe. Le groupe Bombardier met au point un plan de restructuration incluant la fermeture de certaines usines dans cette région, mais se heurte aux lois assez contraignantes dans ce domaine.
Ferroviaires Train Acela La réputation de Bombardier a été temporairement ternie dans l'est des États-Unis par la mauvaise qualité de fabrication de certaines composantes du train Acela à grande vitesse commandé par Amtrak. En , peu après son entrée en service, l'Acela Express fut mis hors-service quand on trouva que les attaches des amortisseurs de certains bogies avaient des fissures. Le remplacement des attaches fautives et un programme d'inspections plus fréquentes permirent la remise en service. Depuis ce temps, la conception des attaches et des amortisseurs a été modifié pour les rendre plus sûres. Le , les trains Acela ont cessé de circuler pendant plusieurs mois, à cause de fêlures découvertes dans les disques des freins. Les trains Metroliner, que l’Acela remplace, comblèrent le vide. Le consortium Bombardier-Alstom remplaça les disques selon la garantie et un service restreint reprit en juillet avec les rames ayant été mises à niveau. Le , Amtrak annonça la reprise totale du service.
Métro de Montréal vignette|MPM-10 du métro de Montréal. En , un contrat évalué à environ de dollars canadiens pour renouveler environ trois cents voitures (MPM-10) du métro de Montréal, devient disponible. Deux des sociétés qui ont le potentiel pour remplir ce contrat sont Bombardier Transport et la française Alstom. Comme le matériel doit être remplacé le plus tôt possible, le gouvernement du Québec a décidé de ne pas faire d'appel d'offres pour accélérer la livraison. De plus, Bombardier est le seul soumissionnaire ayant des installations au Canada pour ce genre de travail. Le gouvernement a donc autorisé Bombardier Transport à être le seul à discuter avec la Société de transport de Montréal en vue d'un contrat de gré à gré pour le renouvellement. Alstom a contre-attaqué en demandant à la Cour supérieure du Québec de se pencher sur le sujet et a requis le une injonction pour faire cesser les discussions entre Bombardier et l'opérateur du Métro (STM) afin de ne pas rendre son action en cour caduque.. Un juge a entendu la demande en et a rendu une décision en faveur de Alstom en . Le , le ministre du développement économique du Québec, Raymond Bachand, a déclaré que le gouvernement du Québec ne ferait pas appel de la décision de la Cour supérieure et a décidé d'aller en appel d'offres afin de ne pas retarder la livraison.
Métro de Chicago Le , elle obtient un contrat de de dollars américains pour la construction de voitures de métro destinées à la ville de Chicago.
Métro de New York
Bombardier est également connu pour avoir fourni des voitures pour le renouvellement du matériel roulant du Métro de New York de 1984 à 2003 et doit en livrer à nouveau pour 2014.
Trains de la SNCF À la suite d'un appel d'offres, le , Bombardier Transport signe un contrat de d'euros avec la SNCF pour le remplacement de ses anciennes rames "Transilien" (Trains Île-de-France) portant sur une commande de qui circuleront sur les réseaux Paris-Nord, Paris-Est et Paris-Saint-Lazare à partir de . Ce matériel sera construit dans l'usine ex-ANF de Crespin (département du Nord, France). Cette décision a suscité une polémique en France, car Bombardier était accusé par Alstom d'être favorisé sur son marché local pour ainsi pouvoir vendre moins cher sur les marchés étrangers. Il semble qu'en octroyant une part du contrat des rames de l'Île-de-France à Alstom, Bombardier a apaisé ce conflit..
Aéronautique 2008 : C Series
vignette|Bombardier CS100. Après des années de suspens et d'hésitation, Bombardier Aéronautique a annoncé le , au Salon aéronautique de Farnborough, que les avions de la C Series verraient le jour et que l'assemblage final des appareils se ferait à Mirabel au Québec, le fuselage de l'appareil sera construit en Chine, tandis que ses installations de Belfast, en Irlande du Nord, se chargeront des ailes. L'usine Canadair de Bombardier de l'arrondissement Saint-Laurent, à Montréal, construira le fuselage arrière et le poste de pilotage. L’entrée en service était prévue en 2013 mais a été retardé en 2016. La valeur approximative de chaque avion est de $US. L'investissement total sera de $Can dans la mise au point dont un tiers proviendra de Bombardier, un tiers des fournisseurs et un tiers des gouvernements. Les retombées au Québec seront de d'ici 2013 et de au maximum de la production vers 2017.
Depuis l’annonce du programme d’avions C Series au salon aéronautique de Farnborough en 2008, Bombardier a reçu des commandes fermes de Deutsche Lufthansa AG, du Lease Corporation International Group et de Republic Airways, totalisant 33 CS100 et 57 CS300. De plus, des options ont été prises sur un total de 90 autres avions C Series. Au , 50 pour cent des commandes nettes dans le segment de marché des avions de au cours des deux dernières années.
Années 2010 : difficultés financières