150px|thumb|Armes des Brée : d'argent à deux fasces de sable au sautoir de gueulles brochant sur le tout.
La famille de Brée est une famille éteinte de la noblesse française.
Histoire
Personnages de la famille Herbert ou Hubert de Brée Herbert ou Hubert de BréeLe généalogiste avait nommé ce membre de la famille de Brée, Geoffroy, mais les textes autorisés sont trop connus pour qu'on hésite à rectifier ce nom. Charles Pointeau dans son travail sur cette croisade dit qu'à cette époque la famille de Brée habitait Mayenne ou les environs et qu'ils y avaient la seigneurie de Parigné., chevalier seigneur de Fouilloux, terre située en Saint-Germain-le-Fouilloux.
Il est indiqué qu'il se croisa avec Guillaume d'Orange, Gervais de la Rongère, Payen de la Chapelle Rainsouin et beaucoup d'autres chevaliers qui accompagnaient Geoffroy III de Mayenne, baron de Mayenne. Cette version historique concernant les Croisés de la Mayenne est une supercherie historiqueL'abbé Angot indique que personnellement, il doit à Jean-Baptiste de Goué d'avoir commis des erreurs dans la Monographie de Brée..
De lui et de sa femme dont l'abbé Angot ignore le nom sortit GervaisLe cartulaire de la Couture, p. 126, mentionne, en 1190, un Raoul de Brée, comme témoin d'une concession faite par Guy VI de Laval au prieuré d'Auvers..
Gervais de Brée Gervais de Brée, seigneur de Fouilloux, continua l'éclat et la gloire de son nom, qui néanmoins n'a été connu qu'après sa mort, indiquée dans l'obituaire de l'abbaye de Clermont, par un anniversaire de 25 s. de rente que fonda Guy VI de Laval« pro salute Gervasii de Breeo … socii et militis sui, cujus corpus in eorum … requiescit, anno Incarnati Verbi 1195. Testes : Johannes de Vitreio, Hamelinus L'Enfant, Jordanus de Sancto Hylario, Johannes Havart ».
De son alliance qui est inconnue à l'abbé Angot, Robert.
Robert de Brée Robert de Brée, chevalier, seigneur de Fouilloux et d'autres terres considérables, fut présent en 1196 à la remise du droit de morte main que Guy VI de Laval, sire de Laval, fit au clergé de cette villeCe qui est rapporté en ces termes : « Quod pater meus Wuido quintus injuste ceperat super Dominum ». Dans cet acte fait avec l'approbation des révérends pères en Dieu : Barthélemy, archevêque de Tours, Hamelin, évêque du Mans, Geoffroy, abbé d'Evron, sont aussi dénommés, Patry de Chaource, seigneur de Malicorne, Fouques de Mathefelon II, baron de Durtal, Gervais Cheorchin, Fouques L'Enfant, seigneur de Varennes, Savary d'Anthenaise, Sylvestre de la Volue, Vivien de Cossé, Symon de Saint-Denis et Odo Francus, tous qualifiés milites. Robert de Brée est ensuite remarqué dans l'accord et transaction qui se fit en 1199 entre Guy VI, sire de Laval, et Hamelin L'Enfant, seigneur de la Patrière, et encore en 1208 dans les archives de LavalCes différents actes sont cités dans l'histoire de Laval par Charles Maucourt de Bourjolly.. Il prit alliance avec Jeanne de la Volue, fille et unique héritière de Sylvestre de la Volue, chevalier seigneur du dit lieu, de Montchevrier, Nuillé-sur-Vicoin et d'Astillé, qui donna en 1197 à Geoffroy, abbé de Clermont, du consentement et avec l'approbation de Geoffroy, évêque du Mans, tout le droit qu'il avait dans les forêts de « Monsiour de Laval » et dans les taillis et communes de Papée (?), avec son four à ban de Laval, in quo partitur Gervasius Cheorchin, ainsi qu'il est remarqué dans le texteOù sont désignés comme témoins : Pierre d'Anthenaise, Mathieu, doyen de Sablé, Guillelmus de Cenomanis, vidame du Mans, Robert de Feustillé, Hubert de la Lande. Dans cet acte il est dit que ledit Sylvestre allait au pèlerinage à Saint-Gilles, et qu'il était fils d'autre Sylvestre de la Volue, lequel vivait en 1160. Ce qui est justifié dans le cartulaire de la Roë par un certain don qu'il fit à lad. abbaye. Toutes ces circonstances font croire à l'abbé Angot que ledit Sylvestre prit alliance dans la maison de Laval. L'opinion de l'abbé Angot est fondée sur le don que Sylvestre II fit du four à ban de Laval qu'il avait en commun avec Gervais Cheorchin, mari de Pétronille de Laval. Aussi les seigneurs de la Volue sont remarqués : inter amicos barones et optimates de la maison de Laval, que l'on voit allier dans les premiers temps avec les gentilshommes du pays comme : Chource, Courceriers, Saint-Berthevin, Montgeroul, et Ouvrouin nommés « consanguines, parentes et amici ».
Gervais de Brée II Du mariage de Robert de Brée et de Jeanne de la Volue est issu Gervais qui suit.
Gervais de Brée II, chevalier seigneur de Fouilloux, Montchevrier, Nuillé, Astillé, le fut aussi en partie de la sénéchaussée de la Gravelle, des forêts de Fregeuil et de Concise à cause de dame Agnès, sa femme. Agnès et Gervais vendirent à Guy VI de Laval, la part où ils étaient fondés en ladite sénéchaussée et forêt. Mais comme Agnès n'était pas en âge lors du contrat, elle le ratifia en 1236, du temps d'Emma de Laval, fille et unique héritière de Guy VI, veuve en 2es noces de Mathieu II de Montmorency, connétable de France. En cette considération Emma réduisit à 40 s. les 7 liv. de taille qui étaient dues au château de Laval sur Montchevrier et la Volue, et concéda audit de Brée et à ses successeurs, seigneurs de Montchevrier et la Volue, droit d'usage pour lesdites terres dans la forêt de Concise. Ce titre paraît assez considérable pour en donner copieOmnibus ad quos præsens scriptum pervenerit Emma comitissa d'Alençon et domina de Lavalle, Salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod cum contentio esset inter me ex unâ parte et dominum Gervasium de Breo, militem, et Agnetem, uxorem suam, ex altera, super forestam de Conciso et de Fraiol, et super Senescalliam et furnum de Gravella, super hoc quod dictus Gervasius et uxor ejus dicebant quod pater meus emerat dictam forestam, in legitima ætate non existente Agnete uxore dicti Gervasii, tandem vero post multas altercationes cum consilio proborum in hunc modum mecum (convenerunt ?). Ita quod de septem libris cenom. quas capiebam die … Augusti in feodo de Montchevrier et de la Volue quittavi prædictis Gervasio et Agneti et hæredibus suis centum solidos cenom. annuatim et viariam feodi de Montchevrier et de la Volue et pasnagium herbæ et omnia quæ ad viariam pertinent exceptis tribus placitis et casibus scilicet meurdro, inciso, raptu qui mihi et hæredibus (remanebunt) ; et salvis juribus servientium feodatorum et omnia alia jura quæ habebam in dictis feodis, exceptis supra dictis remanent ; et dicto Gervasio et Agneti, uxori ejus et hæredibus suis remanet proprium usagium in Concisa tantummodo ad feodum de Montchevrier et de la Volue et eisdem hoc tenendo remanent mihi et hæredibus meis dicta foresta et senescallia et furnus de Gravella et omnes pretentiones in perpetuum pacifice possidenda. Et hanc pacem concesserunt Guydo, filius meus, et Aloysia, filia mea, quod ut ratum et firmum permaneat præsens scriptum sigilli mei munimine roboravi. Actum Anno Domini MCCXXXVI, mense martii … Kalendas aprilis..
La forêt de Laval étant dans les propres de Laval et de la châtellenie de la Gravelle dès l'origine de cette maison, ainsi qu'il est marqué dans l' Histoire de Vitré où l'on voit qu'elle appartenait aux seigneurs de Laval en l'an 1000, et qu'ils en faisaient une place d'armes d'où ils guerroyaient en Bretagne, on ne peut pas dire que cette Agnès, dont le nom n'est pas déclaré, eut celui de la Gravelle, mais plutôt on doit croire qu'elle portait le nom de Laval et qu'elle était issue d'une branche de cette maison, à laquelle une partie de Concise, Frécheust et la sénéchaussée de la Gravelle avaient été données en partage. Ladite alliance est plus assurée dans la maison de Laval que celle de la Volue que l'abbé Angot croit néanmoins véritable. La proximité des degrés ne les pouvait rendre incompatibles avec la famille de Brée, puisqu'il est certain que dans les premiers siècles il y a eu beaucoup de branches de l'ancien Laval que le temps et une recherche curieuse ont fait connaître.
Gaudin de Brée Du mariage de Gervais de Brée et d'Agnès (de Laval) est issu : Gaudin de Brée, aussi qualifié seigneur de Fouilloux, Montchevrier, Nuillé, Astillé, il donna en 1255 les ventes de certaines vignes nommées les Plantes, tenues de la seigneurie de Fouilloux aux religieux de Montguion qui les avaient acquises de Jean de la Chammeraye, ainsi qu'il est justifié dans l'obituaire de ce prieuré.
De son alliance que je ne connais pas sont issus : Guillaume de Brée qui suit : Anne de Brée, qui fut conjointe en mariage avec Pierre de Taillis, chevalier seigneur de la châtellenie de Taillis, près Vitré, dont sortit pour fils aîné, Jacques de Taillis, chevalier seigneur dud. lieu, époux de Jeanne, fille de Macé de Quatrebarbes II, et de Louise de Bouillé, dame de Bouillé, en la paroisse de Montguillon, en Anjou. Au s. François de Brée épouse Françoise de MathefelonM. Guiller, Recherches sur Changé, t. II. p. 35..
Guillaume de Brée Guillaume de Brée, chev. s. de Fouilloux, Montchevrier, est remarqué aux archives de Laval, au don que Guy IX de Laval fit en 1300 à Jean Ouvrouin, s. de Poligny en ces termes : « ce fut donné à Laval-Guyon, présens Monsour Foucault de Meslay et monsour Guillaume de Brée, nos chevaliers ».
De lui et de sa femme dont le nom est inconnu à l'abbé Angot sortit :
Macé de Brée Macé de Brée, chevalier, seigneur de Fouilloux, Montchevrier, Saint-Denis-du-Maine ; il quitta en 1344 Gervais de la Roche, écuyer, s. dud. lieu de venir au four à ban de Saint-Denis, à la charge de lui payer deux boisseaux de bled de rente, mesure de Saint-Denis, que led. de la Roche établit sur le lieu de la Chesnaye, ainsi qu'il est justifié dans la remembrance de cette seigneurieMacé de Brée est nommé parmi les gentilshommes de Madame de Laval, épouse de Jean de Monfort, 1405. L'abbé Angot se pose la question : Est-ce le même ? (Maucourt de Bourjolly).. Il épousa Simonne de Courceriers, fille de Guillaume I, s. de Courceriers, Saint-Denis-du-Maine et de Ballée, et de Jeanne de Coesme, et petite-fille de Cesbon de Courceriers et de Simonne de Saint-Denis, issue de Simon de Saint-Denis.
De ce mariage sont issus : Guillaume de Brée II, qui suit. Etienne de Brée, religieux en l'abbaye d'Évron. Il fut constitué procureur de cette communauté en l'an 1414 pour rendre obéissance à Beauvais, paroisse de Changé-lès-Laval, à raison des choses que ce couvent tenait de lad. seigneurie. Isabeau de Brée, qui reçut en partage la terre de la Volue que son père retint dans la mouvance de Montchevrier, à deux fois et hommages liges et à cent sols de service. Elle fut mariée à Jean de Thubœuf, seigneur de Thubœuf, de l'Huisserie, de la Houssaye, fils de Guillaume et de Guyonne de la Billonnière, dame de Chasnay, paroisse de Houssay, près Château-Gontier. Jeanne de Brée, épouse de Jean de FerrequinDe Ferrequin : De sable à trois fers de cheval d'argent., écuyer, s. de Douillet et de Saint- Aubin, au Maine, Macé de Brée, son père lui donna sept livres de rente pour le parfait de son mariage dont il promit faire assiette sur ses héritages. Ce que n'ayant point exécuté, ni Guillaume, son fils, ledit Ferrequin et Jeanne, sa femme, firent appeler Jean de Brée, fils aîné de Guillaume, devant Guillaume Guérin, lieutenant de Laval en office de sénéchal, pour leur donner établissement de cette rente, dont il y eut sentence le , signée, de Bazouges.
Guillaume II de Brée
Jean de Brée L'abbé Angot trouve dans les remembrances de Chémeré-le-RoiArchives de la Mayenne, Christophe de Brée, religieux (d'Évron sans doute), prieur de Chémeré, 1503, 1509.
La liste des abbesses du Pré indique Jeanne de Brée, d'abord prieure, puis nommée Abbesse en 1474 par le pape Sixte IV et qui résigne en 1493 à Louise Le Cornu, 15px religieuse de son abbaye. Elle meurt le 10 des calendes de juinThomas Cauvin. Géographie, p. 197..