La base d'aéronautique navale de Nîmes-Garons est une ancienne base d'aéronautique navale (BAN) de la Marine nationale française, située sur l'aéroport de Nîmes–Garons, près de la ville de Nîmes (Gard) à quelques dizaines de kilomètres des côtes de la mer Méditerranée.
Fondée en 1961, elle était l'une des principales bases de l'Aviation navale française jusqu'à sa fermeture le .
Elle a laissé la place à une base de Défense (BdD) accueillant le du train ainsi que les bombardiers d'eau de la Sécurité civile, l'aérodrome étant désormais affecté à titre principal à l'aviation civile pour les besoins du transport aérien et à titre secondaire au ministère de l'intérieur pour la sécurité civileArrêté du 8 juin 2011, Journal officiel du 15 juin 2011 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024169307&dateTexte=&categorieLien=id.
Histoire vignette|upright=0.8|Vue de la BAN de Nîmes-Garons en 2007. En avril et , l'État fait l'acquisition des terrains nécessaires à l'établissement d'un aérodrome.. L'emprise se constitue de 192 hectares du domaine de la Scieure, en bordure du territoire de Garons. à neuf kilomètres du sud de Nîmes.. L'aérodrome est initialement destiné à l'Armée de l'air. Les expropriations ont lieu ; l'armistice immobilise les projets, en 1940.
Ce sont les Allemands qui réalisent la première piste, ainsi que les installations aéroportuaires. En , le terrain est autorisé pour l'aviation légère ; le Ministère des transports envisage la création d'une plateforme civile.
Le , le terrain est ouvert à la circulation aérienne civile.
Le , la création d'un aérodrome militaire aux normes de l'OTAN est décidée. En 1958, la Base d'aéronautique navale s'installe. La Marine prend en charge le contrôle aérien et l'entretien du site. Cette même année, la flottille 6F (Breguet BR 1050 Alizé) est affectée à la BAN.
: inauguration de la BAN. : arrêté d'ouverture du terrain à la circulation aérienne publique, l'aérodrome est classé Bhttps://www.nimes.fr/fileadmin/directions/urbanisme/PLU/Rapport_de_presentation_aerodrome_Nimes_Garons_avril2018leger120.pdf 1962 : installation des flottilles 21F et 22F (Lockheed P2V Neptune) 1964 : arrivée de l'école du personnel volant (EPV/56S) (Douglas C47, Beech SNJ ) 1965 : premier Breguet Atlantic (ATL1) à la 21F 1993 : arrivée du premier Atlantique (ATL2) à la 21F 1996 : dissolution de la flottille 22F 1997 : création du Centre d'entraînement et d'instruction (CEI NIMES-GARONS) 2000 : dissolution de la flottille 6F 2002 : dissolution de l'escadrille 56S, arrivée de la flottille 28F (Nord 262E, Embraer Xingu) 2008 : création du Centre d'expertise de patrouille, de surveillance et d'intervention maritime (CENTEX PATSIMAR) 2010 : déménagement des unités stationnées. La flottille 28F, le CENTEX PATSIMAR ainsi que trois des huit équipages de la Flottille 21F sont transférés à l'été 2010 sur la BAN Lann-Bihoué où elle retrouve une structure équivalente à sa flottille sœur, la 23F. Un détachement de Xingu de la 28F est créé sur la BAN Hyères. : modification de la destination du terrain, affecté à titre principal au transport aérien et à titre secondaire, à la sécurité civile. À cette date, l'emprise totalise , principalement sur le territoire de la commune de Saint-Gilles : dissolution de la base aéronautique navale et affectation de l'aérodrome au ministère des transports. Le du train occupe une partie du site.
Le site accueille à partir de 2017 les bombardiers d'eau de la Sécurité civile, auparavant basés à Marignane.
Missions Mise en œuvre opérationnelle et technique Maintien d'une posture opérationnelle : Assurer les alertes en coordination avec la BAN Lann-Bihoué Soutien technique, administratif et logistique des unités affectées Accueil des renforts du groupe aérien embarqué (GAE) ou de patrouille maritime (PATMAR) Autres missions : Contrôle aérien de l’activité aéronautique civile Support administratif des unités rattachées Point d’entrée/sortie des F.C.E. Maintien de capacités d’accueil de passagers.
La piste était équipée, au Nord et au Sud, de brins d'arrêt pour les appontages simulés sur piste (ASSP). Ceux-ci sont transférés à la base aérienne d'Istres.
Personnels
7 chefs de corps 125 officiers 800 majors et officiers mariniers 220 quartiers-maîtres et matelots 90 élèves et stagiaires du personnel civil de la Défense
Les unités stationnées Flottille 6F (1961-) Flottille 28F (-) Flottille 21F (-) Flottille 22F (merci à l'utilisateur qui pourra renseigner les dates d'installation et de dissolution) École du Personnel Volant (depuis sa séparation de l'Escadrille 56S en -) Flottille 28F (-) Centex Patsimar (-) du train (depuis )
Flottille 21F
100px|Le Blason de la 21F
Avions utilisés : Atlantique 2 Missions de défense : lutte anti-sous-marine et lutte au-dessus de la surface sûreté de zone et recherche de renseignement déploiements extérieurs Missions de service public : missions de recherche et de sauvetage en mer. surveillance du centre spatial de Guyane répression du trafic de drogue.
Flottille 28F
100px|Le Blason de la 28F
Avions utilisés : Xingu Missions : surveillance des zones d'intérêt économique en métropole ; contribution à la sûreté des approches maritimes sur la façade Méditerranée par la recherche de renseignements participation à la recherche et au sauvetage dans le cadre des missions de service public et des accords internationaux soutien aérien de la région Méditerranée
L’école du personnel volant (EPV) 100px|Le Blason de l'EPV Formation : pilotes de multimoteurs (navalisation) personnel volant non pilote (radaristes, radios, acousticiens anti sous-marins, multi senseurs hélico) contrôleurs aériens contrôleurs d'opérations aériennes
Centre d'Analyse et d'Instruction de l'aviation navale (CAI ALAVIA) 100px|Le Blason du CAI ALAVIA Missions : instruction des équipages et des spécialistes de l'environnement opérationnel de l'avion de patrouille maritime Atlantique études dans le domaine de la guerre acoustique, de la guerre électronique ou de l'emploi des capteurs de l'Atlantique analyse des signaux électromagnétiques enregistrés par les aéronefs de l'aéronautique navale
Centre d'entraînement et d'instruction (CEI) 100px|Le Blason du CEI Créé le , le CEI NIMES-GARONS reprend les missions du service Instruction de la BAN et du DIE des équipages abinitio de la 21F.
Missions : organisation de l'instruction et de l'entraînement au sol (moyens synthétiques) et en vol (ab-initio) du personnel volant de la base et des formations. Organisation section ab-initio section simulateur tactique section simulateur de pilotage
Détachement de marins pompiers 100px|Blason des marins pompiers de Nîmes-Garons
Moyens d'interventions : 1 VLPC : Véhicule Léger Poste de Commandement (code radio : "VLPC") 2 VIM : Véhicule d'Intervention Mouse (codes radio : "Cévènes" et "Roussillon") 1 VIP 1 VPI 1 CCIL 1 CCF 1 FPT
Nîmes-Garons est en classe incendie 6.
Compagnie de fusiliers marins 100px|Le blason des fusiliers marins Missions : assurer la protection de la base d'aéronautique navale contre toute atteinte aux personnes et aux biens qui s'y trouvent Moyens : 46 hommes et femmes un groupe cynophile de 11 chiens systèmes de surveillance (caméras, alarmes...) et armement (FAMAS, PSA et FAP) éléments d'interventions.
Le site de l'ex-BAN de Nîmes-Garons en 2019 La Base de Défense (BDD) accueille le du train de l'Armée de terre.. Le Régiment de camargue venait d'Ollainville, camps militaires proches de Linas et de Montlhéry. Son quartier est dénommé El Parrashttps://www.defense.gouv.fr/english/node_64/l-armee-de-terre/le-niveau-divisionnaire/commandement-de-la-logistique/503e-regiment-du-train.
Les bombardiers d'eau de la Sécurité civile y sont actifs depuis 2016. Le Groupement des Moyens Aériens (GMA) déploie 23 avions.. Galerie photographique
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Aviation navale Liste des escadrilles et flottilles de l'aviation navale
Liens externes Historique, unités, commandants de la BAN Nîmes-Garons Présentation de la BAN Nîmes-Garons sur le site de la Marine nationale
Notes et références
Nîmes-Garons Catégorie:Transport à Nîmes