Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, dissous depuis 1969. Il est créé sous la Révolution sous le nom de de première formation. Recréé comme régiment d'infanterie de ligne en 1809, il disparaît à la fin des guerres napoléoniennes. Il est recréé pendant la guerre franco-allemande de 1870 et combat pendant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre d'Algérie

Création et différentes dénominations 1794 : création de la de bataille à partir du du d'infanterie, du de volontaires de l'Union et du de volontaires du Var. 1796 : incorporation au sein de la demi-brigade d'infanterie de ligne. 1809 : recréation sous le nom de d'infanterie de ligne à partir des reliquats des et de réserve créées en 1807. 1814 : dissolution. 7 novembre 1870 : formation du d'infanterie de ligne à partir du de marche (crée le 1er septembre 1870). 1871 : fusion dans le d'infanterie de ligne. 1872 : nouvelle formation du d'infanterie de ligne à partir du d'infanterie provisoire. 1887 : renommé d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, donne naissance au d'infanterie. 1940 : dissolution. 1945 : recréé en janvier comme d'infanterie, dissous en octobre. 1956 : recréé comme d'infanterie. 1963 : réduit comme d'infanterie. 1964 : nouvelle formation du d'infanterie. 1969 : dissolution.

Historique des garnisons, combats et batailles Révolution et Empire

Campagne d'Italie 1795 : col de Tende 1796 : Mondovi, Batifolo, Pampara et Saint-Michel Campagne d'Espagne 1809 : Saragosse et Saint-Jean-de-la-Pena 1810 : Torriente, Lerida, Alventosa, Fuenta-Santa et Blancas 1811 : Checa, Val de Penas et Tarragone

1812 : Pinel et Villaseca 1813 : Yecla, Biar et Castalla

Campagne d'Allemagne 1813 : Campagne d'Allemagne, Lützen, Bautzen, Wurschen, bataille de Dresde, 16-19 octobre : bataille de Leipzig.

Campagne de France 1814 : campagne de France, : bataille de Vauchamps Bataille de Champaubert, Bataille de La Rothière, Bataille de Rosnay, Bataille d'Arcis-sur-Aube, Bataille de Paris.

Le régiment est licencié à la Seconde Restauration. Son numéro reste vacant jusqu'en 1870 De 1870 à 1871 Le d'infanterie de marche est créé à Courbevoie le , par décret du , avec les des , et .

Il est à la de la du d'armée. Il participe au combat de Châtillon le et au combat de La Malmaison le .

Par décret du , le d'infanterie de marche est renommé d'infanterie de ligne. Lorsque les trois armées de Paris sont formées le , le est à la de la du de la . Après la défaite de Champigny, l'armée est réorganisée le et le passe dans la réserve de la . Le et du régiment capitulent avec le reste de la garnison le mais le régiment reste à Paris. Le , la plupart des hommes valides du régiment sont versés dans d'autres unités de l'armée de Paris tandis que les soldats libérables rejoignent Chartres. Le régiment est dissous le , fusionnant avec le de ligne.

De 1871 à 1914 Le , le provisoire d'infanterie est créé à Auxerre avec divers éléments des régiments rentrant de captivité. Le rejoint la du de Lyon. Il prend le le , gardant sa garnison à Lyon.

Lors de la réorganisation militaire de septembre 1873, le passe à la de la d'infanterie du d'armée. Il fournit également trois compagnies pour former le . En , le régiment est en garnison à Saint-Étienne. En 1875, il passe à la de la . Le du est en garnison à Lyon. Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, ce bataillon forme le d'infanterie à Lyon.

En 1914, il est en garnison à Montluçon.

Première Guerre mondiale Affectation: d'infanterie d' à 1914 : Cirey-sur-Vezouze, la bataille de Petitmont coûte au régiment la perte de 53 hommes dont 3 officiers dont le commandant Bernard et le commandant Roy, ainsi que 11 officiers et 327 hommes blessés. Une plaque commémorative est apposée au monument aux morts de Petitmont en souvenir du sacrifice de ces hommes. : bataille de Morhange. 20- : Hartzwiller. Septembre : course à la mer, Elincourt, Carlepont, Lassigny, Plessy-de-Roye( Oise) 13- : bataille des Flandres, Zonnebecke.

1915 : dans les tranchées vers Andechy. : bois du Mauvais Accueil et bois de l’Échelle. Septembre : bataille de Champagne (1915), vers Bus (Pas-de-Calais), Rollot (Somme) et Guerbigny. Octobre : vers Tilloloy.

1916 Bataille de Verdun : bois des Corbeaux et de Cumières (8-), bois de Malancourt et divers bois. : repos vers Estrées, Moyvillers et Bailleul. : vers Bimont, entre le ravin de Puisaleine et Tracy-le-Val. : repos vers Estrées-Saint-Denis. Bataille de la Somme entre au .

1917 Giffrecourt, Dallon (), Bataille du Chemin des Dames : Gauchy, Grugies (), dégagement de Verdun : offensives de la et du Mort-Homme

1918 Oise : assaut de Compiègne, Meuse : Saint-Mihiel (12-).

Entre-deux-guerres en garnison à Montluçon

Seconde Guerre mondiale Campagne de 1939-1940 En 1940 le d'infanterie fait partie de la d'infanterie motorisée, rattachée au d'armée qui est intégré à la du général Giraud. Il est mobilisé au CMI 133 Montluçon. Du 25 au 30 mai 1940, il est engagé dans les combats de la poche de Lille.

Libération Le régiment est reformé le avec des hommes issus des FFI de l'Allier dans la région de Montluçon. À partir d'avril 45, le chef de corps est le lieutenant colonel Bacque.

Les trois bataillons du régiment opèrent indépendamment : avec la française, et en (Auvergne). L'état-major régimentaire ne joue qu'un rôle administratif.

Le , le premier bataillon devient le bataillon de marche du . Le , il assure la surveillance de la frontière germano-suisse. Fin mai, le régiment, réduit à deux bataillons, ne compte plus que 403 hommes.

Le régiment est dissous le à Moulins avec des effectifs de 20 officiers, 137 sous-officiers et 818 hommes de troupe. La dissolution se termine en octobre.

De 1945 à nos jours

Recréé, le régiment est engagé dans la guerre d'Algérie à partir de 1956. Il est réduit en 1963 sous le nom de d'infanterieGR 7 U répertoire 1946 - 1964.

Le d'infanterie est ensuite recréé de mars 1964 à juillet 1969GR 7 U supplément, page 8.

Chefs de corps 1794 : Chef de brigade Louis François Binot (1771-1807). Volontaire puis aide de camp du général Friant ; en 1794, chef de brigade du 121e. Expédition des Indes, campagnes d'Autriche et de Prusse-Pologne, se distingue à Austerlitz, commandeur de la Légion d'honneur en 1805. Devient général de brigade, meurt au combat à 35 ans lors de la bataille d'Eylau en 1807. Son nom est gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile. 1811 : Colonel Théodore François Millet (1776-1819), baron de l'Empire. Simple soldat au 40e régiment d'infanterie de ligne qu'il ne quitte jamais jusqu'à son commandement ; se distingue à la bataille d'Ocaña, obtient le brevet de colonel en 1809. En 1811, appelé au commandement du 121e, armée d'Aragon sous le maréchal Suchet, en fait un des meilleurs régiments de l'armée. Baron de l'Empire et officier de la Légion d'honneur en 1811, général de brigade en 1813. Reçoit la croix de Saint-Louis de Louis XVIII le . 19 septembre 1813 au 22 octobre 1814 : Colonel Renouvier Joseph Clément (1769-1836). Volontaire en 1791, gravit tous les échelons (de caporal à aide de camp). Campagnes d'Italie et d'Égypte (siège de Saint-Jean-d'Acre, Aboukir) où il est blessé à plusieurs reprises. Chef de bataillon en 1806, sert en Espagne (Aragon, Catalogne) de 1808 à 1814, gravement blessé à plusieurs reprises (fracture de l'humérus par un biscaïen, doigts emportés au passage de la Linea en 1813). Colonel du 121e le 19 septembre 1813. Officier de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis en 1814. Admis à la solde de non-activité le 22 octobre 1814. ... Le régiment est dissous en 1814. Recréation le 7 novembre 1870 7 novembre 1870 au 23 décembre 1870 : Colonel Louis Théodore Edmond Maupoint de Vandeul (1821-1870). Fils du baron de Vandeul et petit-fils du général Cervoni. Saint-Cyrien (promotion « des Cendres », 1840), ancien des zouaves et chasseurs à pied, commande les sapeurs-pompiers de Paris. Forme et commande le 21e régiment de marche le 1er septembre 1870 ; le régiment devient officiellement le 121e de ligne le 7 novembre 1870. Colonel le 8 décembre 1870. Blessé mortellement d'une balle prussienne au cou à la bataille de Villiers/Champigny le 3 décembre 1870, meurt de sa blessure le 23 décembre 1870. Officier de la légion d'honneur. 23 décembre 1870 au 31 mars 1871 : Lieutenant-colonel Marie Jean-Baptiste Félix Adolphe Leclaire (1828-1890). Saint-Cyrien, campagnes d'Italie et d'Afrique. Chef de bataillon au 121e dès sa formation (7 novembre 1870), lieutenant-colonel le 8 décembre 1870, prend le commandement du régiment à la mort de Maupoint de Vandeul. Le 121e est dissous et versé dans le 21e de ligne le 1er avril 1871. Colonel du 60e RI en 1881, commandeur de la Légion d'honneur (1887). Le régiment est dissous le , fusionnant avec le de ligne. Recréation le 04 avril 1872 4 avril 1872 au 19 février 1880 : Colonel Charles Paul de Gislain (1825-1905). Saint-Cyrien, sert en Crimée et en Italie, chef de bataillon en 1868, colonel pendant la guerre de 1870. Prend le commandement du 21e régiment provisoire d'infanterie dès sa création à Auxerre le 21 mai 1871, et le conserve lorsque celui-ci prend le numéro 121 le 4 avril 1872, s'installant en garnison à Lyon. Général de brigade le 19 févier 1880, commande en Tunisie puis les subdivisions de Constantine, Laon et Saint-Quentin. Commandeur de la Légion d'honneur, décoré par la Reine Victoria. 24 février 1880 - 19 mars 1880 : Colonel Joseph Amédée Carmier (1828-1904). Ancien de la Garde impériale, lieutenant-colonel du 124e RI, nommé colonel du 121e le 24 février 1880 en remplacement de De Gislain — commandement très bref, puisqu'il retourne au 124e RI dès le 19 mars suivant. Général de brigade en 1885, commande les 22e puis 32e brigades d'infanterie. Commandeur de la Légion d'honneur (1889), officier de l'Instruction Publique. 15 mai 1880 au 28 décembre 1883 : Colonel Louis Gabriel Adalbert Isnard de Sainte Lorette (1826-1900). Saint-Cyrien, campagnes d'Afrique, d'Italie et contre l'Allemagne (1870). Lieutenant-colonel du 121e RI dès le 6 mars 1876, puis colonel du régiment le 15 mai 1880 jusqu'à la fin de ses services le 28 décembre 1883. Officier de la Légion d'honneur. ... 31 mai 1886 au 21 mars 1891 : Colonel Jules André Boisgard (né 1833). Saint-Cyrien, engagé volontaire en 1852, longue carrière comme officier d'état-major (2e division d'Italie, camp de Châlons, divisions de Constantine et d'Alger, guerre de 1870), puis chef d'état-major du gouvernement militaire de Lyon et du 14e corps d'armée. Colonel du 35e RI en 1885, puis du 121e RI à partir du 31 mai 1886. Promu général de brigade le 21 mars 1891 (remplaçant le général Dombrat), fait ses adieux au régiment (alors en garnison à Montluçon) le 13 avril suivant. Commandeur de la Légion d'honneur (1889). 23 mars au 17 avril 1891 : Colonel Joseph Stéphano Zéni (1835-1914). Saint-Cyrien, sert vingt-deux ans au même régiment, le 31e de ligne. Pendant la guerre franco-allemande, blessé d'un coup de feu à la jambe aux combats de Mouzon et Douzy, fait prisonnier à la bataille de Sedan et interné en Allemagne jusqu'en mars 1871. Officier spécial de la Légion étrangère, chef de bataillon au 2e zouaves, compte onze campagnes en Afrique. Colonel du 121e RI le 23 mars 1891, succédant à Boisgard, puis colonel du 1er régiment étranger dès le 17 avril suivant. Décrit comme un cavalier consommé, doué d'un grand ascendant moral sur ses hommes, cultivé et parlant couramment anglais et allemand. Commandeur de la Légion d'honneur (1894).