Samira Bellil, née le à Sidi M'Hamed, à Alger, et morte à Paris le Relevé des fichiers de l'Insee, est une éducatrice algérienne et française, connue pour son ouvrage Dans l'enfer des tournantes.

Biographie Samira Bellil est née le à Alger (Algérie), fille d'une mère vendeuse et d'un père ouvrier.

Elle est confiée à une famille belge jusqu'à l'âge de 5 ans, puis rejoint sa famille en Seine-Saint-Denis.

À treize ans, elle est séquestrée et violée par un ami du caïd de son quartier, un quartier difficile de Sarcelles dans le Val-d'Oise ; elle est à nouveau victime de viol trois ans plus tard. Elle dénonce le fait que dans les quartiers des banlieues, Le violeur est condamné à huit ans de prison. Cette épreuve conduit Samira Bellil dans une errance dont elle sort grâce à une psychothérapie.

Elle acquiert la nationalité française par naturalisation le JORF n° 0269 du 20 novembre 1994, p. 16438.

Elle se fait connaître en écrivant le livre Dans l'enfer des tournantes. Paru le , dans le contexte suivant le meurtre de Sohane Benziane, il connaît une très grande diffusion car il rompt la loi du silence sur les viols collectifs (« tournantes »). Rédigé avec l'aide de Josée Stoquart, une journaliste, elle raconte son histoire et la manière dont les violences sexuelles sont systémiques et profitent de l'isolement des femmes victimes. Elle évoque aussi les addictions et le traumatisme. Son livre dénonce également le système judiciaire français et sa difficulté à trouver une oreille qui l'écoute sans la juger et des gens en qui elle puisse avoir confiance. Son récit est dédié à ses et rend hommage, pour son livre Merveilleux malheur, à Boris Cyrulnik, psychologue qui plaide pour la résilience.

À la suite de l'impact médiatique de son livre, elle devient, pendant un temps, la marraine du mouvement Ni putes ni soumises, espérant ainsi collecter des fonds pour aider les femmes victimes de violences sexuelles. Elle quittera le mouvement à la suite de nombreuses divergences.

thumb|Tombe de Samira Bellil au cimetière du Père-Lachaise (division 19). Devenue éducatrice à Saint-Denis puis à Paris, elle affirme :

Elle meurt en 2004 à l'âge de , d'un cancer de l'estomac.. Ses obsèques ont lieu en présence d'un millier de personnes comprenant des personnalités féministes ainsi qu'Anne Hidalgo, ajointe au maire de Paris, et la ministre de la solidarité Nicole Ameline. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (, deuxième ligne, Chemin du Dragon), à Paris. Certaines personnes ont fait le lien entre son décès précoce et les violences qu'elle a subies.

Hommage La ville de L'Île-Saint-Denis inaugure le une école qui porte son nom, pour défendre les droits des femmesInauguration de l’école Samira Bellil le 16 avril 2005..

Publication Dans l'enfer des tournantes, 2002

Notes et références

Liens externes

« Interview de Samira Bellil » par les Chiennes de garde

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