Henri Roy, né le au Bouchaud (Jura) et mort le à Paris, est un homme politique français, membre du Parti radical.
Biographie
Jeunesse et études Fils d'un instituteur d'une petite commune du Jura, Henri Roy est boursier de l'enseignement secondaire, d'abord au lycée de Lons-le-Saunier, puis au lycée Lakanal. Pendant ses études parisiennes, il rencontre Jean Tharaud et Charles Péguy, dont il devient un ami proche.
Après un échec au concours d'entrée de l'ENS, il poursuit ses études à l'université et prépare l'agrégation.
Parcours professionnel Il se découvre, pendant l'affaire Dreyfus, une double passion pour la politique et le journalisme. Il collabore alors à La Volonté, quotidien de Franklin Bouillon et Pierre Baudin, puis devient rédacteur en chef du Progrès du Loiret, journal de sensibilité radicale, paraissant à Orléans.
Parallèlement, il s'inscrit au barreau de cette ville et exerce comme avocat.
C'est avec le soutien du Parti radical qu'il se présente aux législatives de 1906, et bat le sortant Louis Darblay. Il est réélu en 1910 et 1914.
En , il est nommé Commissaire au Ravitaillement dans le gouvernement Clemenceau. Pendant les quelques mois où il exerce cette fonction, il met en place des restaurants populaires.
En novembre de cette année, cependant, il est victime de la poussée de la droite, qui donne une chambre « bleu horizon », et perd son siège de député.
En , il se présente avec succès aux Sénatoriales. Au palais du Luxembourg, il siège naturellement au sein du groupe de la Gauche démocratique, composée essentiellement de radicaux. Membre de la commission des finances, il est plusieurs fois rapporteur du budget de départements ministériels (Alsace et Lorraine, puis Poste), avant de devenir rapporteur général du budget en 1932 et 1933.
Toujours sénateur, il est nommé président de l'office national des combustibles, succédant à Louis Loucheur, en 1932.
Plusieurs fois sollicité pour entrer au gouvernement, il finit par accepter la proposition du portefeuille des travaux publics, faite par Pierre-Etienne Flandin, en . Sa principale action est d'ordonner un audit complet de la situation du rail en France.
Vice-président du Sénat depuis 1936, il accepte en la fonction de ministre de l'Intérieur que lui propose Paul Reynaud.
En , il approuve la révision constitutionnelle et vote les pleins-pouvoirs à Philippe Pétain. Néanmoins, il s'oppose rapidement au régime de Vichy et refuse la proposition de siéger au Conseil national que celui-ci met en place en 1941.
thumb|285px|left|La tombe d'Henri Roy au cimetière de Montmartre.
De ce fait, il est relevé par un jury d'honneur de son inéligibilité à la Libération. Cependant, il ne renoue pas avec la vie politique, et meurt en 1950. Sa tombe se trouve au cimetière de Montmartre (division 21), avec celle de son épouse, née Louise Jabraud et décédée en 1938.
Décoration
sans_cadre|50x50px Médaille d'honneur des chemins de fer, échelon vermeil ( ; de droit en tant qu'ancien ministre des Travaux publics)
Sources
Liens externes
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