Aristobule de Cassandréia (en grec ancien / Aristoboulos), né vers 380 av. J.-C., mort vers 290, est un historien grec, contemporain d’Alexandre le Grand et des diadoques. Il a rédigé des Mémoires, aujourd'hui perdues, source historique de premier plan au sujet des conquêtes d’Alexandre dont s'est notamment inspiré Arrien dans l’Anabase.
Biographie
Peut-être natif de PhocideWaldemar Heckel, Who's Who in the Age of Alexander the Great : Prosopography of Alexander's Empire, Blackwell Publishing, 2006., Aristobule est ingénieur et architecte dans l’armée macédonienne pendant toutes les campagnes d'Asie. Il est un ami proche d'Alexandre le Grand, jouissant de sa confiance. Il est chargé de la réparation du tombeau de Cyrus le Grand, à Pasargades.
Après la mort d’Alexandre en 323 av. J.-C., il retourne en Macédoine et s’installe dans la cité de Cassandréia, fondée par synœcisme sur le site de l'ancienne Potidée en 316. Il écrit ensuite Les Mémoires, un récit principalement géographique et ethnologique. Son œuvre ne survit qu'en étant citée par d'autres auteurs, qui peuvent ne pas tous avoir fidèlement retranscrit le travail original. Son travail a largement inspiré Arrien. Plutarque l'a également utilisé comme référence.
Il serait mort à l’âge de .
Les Mémoires Une histoire des conquêtes d'Alexandre
À l'âge de , Aristobule entreprend de publier un récit de la conquête d'Alexandre le Grand bien qu'il commence visiblement à en rédiger un compte-rendu dès le règne d'Alexandre. La datation est néanmoins controversée, plusieurs savants supposent qu'il a dû attendre la mort de Cassandre pour écrire ses Mémoires plutôt favorables à Alexandre. Publiées dans la période de 305 à 295 av. J.-C., ses Mémoires et celles de Ptolémée inspirent plus tard Arrien dans l’Anabase et Plutarque dans la Vie d'Alexandre. Elles représentent une tradition historique différente de celle de Clitarque (dont est issue la Vulgate d'Alexandre), même si ce dernier semble avoir consulté l'ouvrage d'Aristobule au moment d'achever la dernière partie de son Histoire d'Alexandre. Considéré comme un témoin digne de foi par les anciens et les modernes, malgré quelques affabulations, Aristobule a pu rendre compte de la complexité des opérations militaires menées par Alexandre. Son œuvre est souvent citée par Athénée dans les Deipnosophistes, par Strabon dans la Géographie (surtout pour les descriptions de l’Orient et de l'Inde)Strabon le cite aux livres , et . ainsi que par Plutarque dans sa Vie Alexandre. Arrien montre dans la préface de l’Anabase le crédit qu'il accorde à Aristobule :
Critiques
L'œuvre d'Aristobule a parfois été jugée dans l'Antiquité comme étant trop favorable à Alexandre, et même assimilée à de la flatterie. Si Aristobule constitue sans doute une source riche et fiable, nul doute cependant qu'il eut à cœur de défendre la figure d'un roi que des pamphlets ont attaqué après sa mort. Selon Lucien de Samosate, Aristobule aurait par exemple inventé l'épisode du combat singulier entre Alexandre et Pôros à la bataille de l'HydaspeCet épisode a été repris par , 12, 8.:
Notes et références
Annexes Sources antiques Fragments des Mémoires : Felix Jacoby, Fragmente der griechischen Historiker, II B, 139, 1923-1930. . .
Bibliographie
. , (traduction des fragments avec texte bilingue). . , .
Catégorie:Historien du IVe siècle av. J.-C. Catégorie:Ingénieur de la Grèce antique Catégorie:Ingénieur militaire Catégorie:Historien de la Grèce antique Catégorie:Personnel militaire d'Alexandre le Grand Catégorie:Date de naissance incertaine (IVe siècle av. J.-C.) Catégorie:Date de décès incertaine (IIIe siècle av. J.-C.) Catégorie:Naissance en Chalcidique Catégorie:Géographe du IVe siècle av. J.-C. Catégorie:Architecte du IVe siècle av. J.-C.