Les Loges-en-Josas sont une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France, à au sud de Versailles et à au sud-ouest de Paris.
Ses habitants sont appelés les Logeois.
Géographie vignette|gauche|Localisation des Loges-en-Josas dans les Yvelines.
Situation La commune des Loges-en-Josas, se trouve dans l'est du département des Yvelines, non loin de la limite de l'Essonne, à six kilomètres environ au sud de Versailles, chef-lieu du département.
La commune située entre la vallée de la Bièvre et le plateau de Saclay a conservé son caractère rural malgré la proximité immédiate de zones urbaines et économiques très développées (Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines, Vélizy-Villacoublay, Massy-Palaiseau).
Communes limitrophes
Hydrographie La commune appartient au bassin versant de la Seine. Le territoire communal est irrigué par la Bièvre, affluent de rive gauche de la Seine, qui traverse la commune dans sa partie nord, s'écoulant dans le sens ouest-est..
Transports et voies de communications Réseau routier Les grands axes routiers les plus proches sont la route départementale D 446, qui mène à Versailles vers le nord et à Saclay vers le sud, et passe à Jouy-en-Josas, à la limite nord des Loges, la route départementale D 938, qui mène à Versailles aussi vers le nord et à Châteaufort vers le sud, et passe à Buc, à proximité de la limite ouest des Loges, et l'autoroute A86 et la route nationale 12, qui passe au nord de Jouy-en-Josas.
Desserte ferroviaire Le village est desservi par la gare SNCF de Petit Jouy - Les Loges sur la ligne V du Transilien. La gare de Petit Jouy présente ceci de particulier que le guichet se trouve sur la commune de Jouy-en-Josas et les quais, en bois et situés en hauteur sur un viaduc, se trouvent sur la commune des Loges.
Bus La commune est desservie par les lignes 6172, 6173, 6174 et 6164 du réseau de bus de Vélizy Vallées.
Autres L'aérodrome de Toussus-le-Noble se trouve à deux kilomètres du village.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Toussus-le-Noble à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Les Loges-en-Josas est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et .... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 53,12 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 14,2 % d'espaces ouverts artificialisés et 32,68 % d'espaces construits artificialisés..
Territoire Au nord, le village s'étend jusqu'au fond de la vallée de la Bièvre, en site classé, dans un paysage de prés et de forêts, aux limites de l'ancien domaine de chasse de Versailles. Au sud, sur le plateau de Saclay, le village est bordé de terres agricoles. Le bois de la Garenne s'étend jusqu'au centre du village. De nombreux chemins s'offrent aux promeneurs et aux cyclistes.
Au plan de l'urbanisme, le village est structuré de la manière suivante : un centre constitué de maisons mitoyennes datant principalement des , autour de la Grande Rue où se trouvent la mairie et l'église, et de pavillons plus récents des résidences pavillonnaires dont certaines se sont quasiment intégrées au centre une zone industrielle un quartier excentré, le Petit Jouy, partagé avec Jouy-en-Josas et qui suit le fond de la vallée entre la Bièvre et la rue Charles-de-Gaulle, avec des pavillons anciens et récents
L'architecture traditionnelle est celle habituelle de la région, des maisons en meulière.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Logiæ en 1201, Lorgiæ, Ecclesia de Locagiis au Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..
Loge est initialement un terme du langage forestier d'origine germanique : *laubja, en vieux bas francique signifie « abri de branchages, cabane de feuillages, hutte ».. Le terme vieux bas francique est reconstitué d'après le vieux haut allemand louba « auvent ». Le moyen haut allemand loube « vestibule, galerie à l'étage supérieur d'un édifice », se poursuit dans l'allemand moderne Laube. Le latin médiéval laubia est attesté au dans le domaine français au sens de « galerie, portique »Site du Cnrtl : étymologie de loge. Le toponyme évoque les habitats de bûcherons, de charbonniers ou les lieux de défrichement en forêt au Moyen Âge..
Les loges était le nom d'un des deux vici portant le déterminant de localisation Josas, dans l'ancien pays de HurepoixVictor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 240.. Josas était le nom d'un archidiaconé de l'ancien diocèse de Paris, celui qui s'étendait au sud de la Seine, où se situe la vallée de la Bièvre ; il s'est appelé, depuis le , "archidiaconé de Josas"..
Histoire
Moyen Âge
La première mention écrite du village remonte à 1201, lorsque Guy de Lévis était seigneur des Loges. Au , une chapelle dédiée à saint Eustache, patron des chasseurs, est construite. Les Loges-en-Josas acquirent le statut de paroisse au .
Ancien Régime
Le voit la création du Grand parc de chasse de Louis XIV, dont le mur d'enceinte, achevé en 1685, traverse la commune de la maison forestière à la porte des Loges. En 1675, la paroisse des Loges est rattachée au duché de Chevreuse. Entre 1684 et le , l'aqueduc de Buc est construit sur ordre de Louvois, surintendant des bâtiments du roi Louis XIV. Un aqueduc souterrain traversant la commune relie les étangs du Trou Salé et de Villaroy à l'aqueduc de Buc. L'église actuelle est érigée en 1699, remplaçant la chapelle du .
Révolution française et Empire
Le , le cahier de doléances est rédigé en vue des États Généraux. La création des cantons, départements et districts par décret le place Les Loges dans le canton de Jouy-en-Josas qui regroupe 12 communes dont les Loges. Un premier cadastre est ébauché dans le canton en (terminé en 1812 à Jouy).
Le 26 ventôse, an III, les biens de la cure des Loges sont mis en vente et en location (ainsi que le 11 ventôse an IV et le 17 brumaire an V). La loi du 28 pluviôse an VIII () institue dans chaque département, un préfet, un conseil de préfecture, et un conseil régional. Les municipalités cantonales sont supprimées au profit des municipalités communales. En Seine-et-Oise, le nombre de cantons passe de 63 à 36. Le canton de Jouy qui regroupe toute la haute vallée de la Bièvre, est éclaté. Jouy et Les Loges sont rattachées au canton de Versailles, les autres communes au canton de Palaiseau.
En 1805, le pont de pierre dit d'Austerlitz est édifié sur la route de Jouy. L'autorisation de construction de ce pont a été signée de la main de Napoléon, le soir de la fameuse bataille du .
L'école s'installe dans l'actuelle mairie en 1867. La commune subit l'occupation prussienne du au .
Entre 1877 et 1883, la ligne de chemin de fer de la Grande Ceinture est créée, avec une halte aménagée au Petit-Jouy.
À partir de 1882, Hugues Krafft crée une maison et un jardin de style japonais (Midori-no-sato = Colline de la fraîche verdure). S'y tiennent pour la première fois des réceptions de personnalités japonisantes comme Louis Gonse ou Siegfried Bing. La municipalité rebaptise, en 2024, chemin Hugues Krafft le sentier qui longeait sa demeure.
Le , la commune est affectée au d'artillerie. Pendant la Première Guerre mondiale, un dépôt de munitions est installé dans les bois de la Garenne.
Le , un groupe de la DB du général Leclerc en provenance de Toussus-le-Noble traverse les Loges pour rejoindre l'aérodrome de Villacoublay afin de participer à la libération de Paris le .
Le , un avion qui assure une liaison régulière avec l'Angleterre, s'écrase avec à son bord Jean Demozay (dit Morlaix), célèbre pilote de chasse de la Deuxième Guerre mondiale.
En 1952, le château des Côtes est ouvert comme centre de cardiologie infantile par la Société de charité maternelle de Paris, et accueille alors 80 enfants. L'école primaire actuelle ouvre ses portes en 1959.
La réforme administrative du sépare le département de Seine-et-Oise en cinq départements dont les Yvelines que la commune intègrera.
Les années 1970 virent l'ouverture de l'école maternelle comportant trois classes, une cantine scolaire, et une garderie (), la construction de la maison dites des Jeunes (1978) qui sera rebaptisée par la suite Maison des associations, et de l'actuel bureau de poste par la commune (1979).
Le , une grande partie de la Haute-Vallée de la Bièvre (environ ) est classée, marquant un tournant dans la préservation du patrimoine naturel de la région.
Les Hospitaliers
En , Walleran Vestrion donna aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ce qu'il possédait au Loges avec les droits de justice et de seigneurieArchives nationales S 5124, supplément n. 35Mannier (1872) p. 41.
La commanderie des Loges du prieuré hospitalier de Saint-Jean de Latran rapportait en 1356 cinq muids de grain, en 1757 et en 1783 .
Politique et administration Liste des maires
Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc