Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Armagnac, un régiment français d'Ancien Régime.
Création et différentes dénominations
vignette|L'uniforme du régiment de 1779 à 1791 1776 : création à partir de deux bataillons du régiment de Navarre sous le nom de régiment d'Armagnac. : tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment d'Armagnac devient le ci-devant Armagnac. 1793 : amalgamé, il prend le nom de de première formation. 1796 : création de la de deuxième formation. 1803 : renommé d'infanterie de ligne. : pendant la Première Restauration, il est renommé régiment de Berri : pendant les Cent-Jours, il reprend son nom d'infanterie de ligne. : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion des Bouches-du-Rhône. 1820 : la légion des Bouches-du-Rhône devient le d'infanterie de ligne. 1854 : renommé d’infanterie. 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d’infanterie. : dissolution. : recréé. : dissolution. : le devient d'infanterie.
Chefs de corps
(*) Ces officiers sont devenus par la suite généraux de brigade. (**) Cet officier est devenu par la suite général de division.
Historique des garnisons, combats et batailles
Ancien Régime
ci-devant Armagnac (1791-1793) L'ordonnance du janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Armagnac. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
Guerres de la Révolution 1792 : Mairieux Siège de Thionville (dépôt) 20 septembre 1792 : Bataille de Valmy Clermont Namur Hamptinnes Trêves
(1793-1796)
Lors du premier amalgame, le , la de première formation est formée à Saint-CyrReste à trouver quel Saint-Cyr en Vendée en Vendée, avec les : du d'infanterie (ci-devant Piémont) de volontaires de l'Aube de volontaires des Vosges de la formation d'Orléans de volontaires de Paris également appelé de volontaires de la République ou des piques ou encore des piquiers de volontaires de la Charente 1793 : Tirlemont Le du avec le du et le du sont désignés pour renforcer la garnison de CondéEffectifs des bataillons : du : 636 hommes; du : 450 hommes ; du : 679 hommes. Bataille de Neerwinden Siège de Condé Doué, Bataille de Chantonnay Bataille de Nantes Saint-Fulgent Mons Bataille de Savenay
1794 : Lors du premier amalgame création de la de première formation, formée des : du d'infanterie (ci-devant Piémont) de volontaires de l'Aube de volontaires des Vosges de la formation d'Orléans de volontaires de Paris également appelé de volontaires de la République ou des piques ou encore des piquiers de volontaires de la Charente Chalons Namur 1795 : Saint-Cyr
Lors du second amalgame, le est incorporé dans la de deuxième formation et les et dans la de deuxième formation.
(1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée le par l'amalgame des : et de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Piémont), de volontaires de l'Aube, de volontaires des Vosges, de la formation d'Orléans, de volontaires de Paris et de volontaires de la Charente) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Port-au-Prince), de volontaires de la formation d'Orléans et de volontaires de Seine-et-Marne) La partie non amalgamée du de Paris de seconde formation pour la Vendée de Paris de seconde formation pour la Vendée de Paris de seconde formation pour la Vendée, également appelé bataillon du Museum bis de volontaires de la Sarthe de volontaires d'Eure-et-Loir également appelé bataillon de Chartres
1796 : Prise de Sancerre, Castello, Bataille de La Favorite, Siège de Mantoue Mont Saint-Ovide 1797 : Cerigo Blocus de Malte Bataille de Preveza Zante et Saint-Maure 1799 : Suisse 1801 : Défense de l'ile de Malte
(1803-1815) Guerres de l'Empire
Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la , et de la de deuxième formation.
1807 : Corfou sous le commandement de César Berthier
1813 : Campagne d'Allemagne Bataille de Mockern Mersebourg Wurschen Bataille de Bautzen 16-19 octobre : Bataille de Leipzig Bataille de Hanau 1814 : Bataille du Mincio
Après l'exil de à l'île d'Elbe, , prend le , une ordonnance royale qui réorganise les corps de l'armée française. Ainsi le régiment de Berri est formé avec le d'infanterie de ligne, le du d'infanterie de ligne et le du régiment de flanqueurs-grenadiers de la Garde impériale.
À son retour de l'île d'Elbe, le , prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Le régiment reprend donc son nom : d'infanterie de ligne.
1815 : Siège de Belfort
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Colonels tués et blessés alors qu'ils commandaient le pendant cette période : Colonel Buchet blessé le
Officiers tués ou blessés en servant au d'infanterie sous l'Empire (1804-1815) : Officiers tués : 18 Officiers morts des suites de leurs blessures : 5 Officiers blessés : 96
Légion des Bouches-du-Rhône (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion des Bouches-du-Rhône, qui deviendra le 6e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.
(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le d'infanterie de ligne est formé avec les 3 bataillons de la légion des Bouches-du-Rhône.
1820 à 1852
1830 : : débarquement à Sidi Ferruch. : bataille de Staoueli. du 24 au : combat au camp de Dely Ibrahim et Sidi Kalef. du au : siège et prise d'Alger. : Embarquement pour Bône : arrivée et prise de la ville de Bône. : embarquement des troupes pour Alger. du 17 au : il coopère à la prise de Blida et Medeha. fin : retour en France. 1830 : Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.
En , il participe à la répression de l'insurrection républicaine à Paris
En 1850, le régiment est en garnison à Lyon, son dépôt étant à Uzès.
En , il participe dans le Var à la répression de l’insurrection républicaine contre le coup d'État du 2 décembre 1851Georges Cayol, « Vidauban et le coup d’État », de Provence 1851 : une insurrection pour la République, Actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon, Association pour le de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, Les Mées, 2000, .
Second Empire
En , le de ligne est envoyé en Crimée. Il combat à l'Alma, le . Il participe à la bataille d'Inkerman, le . Son colonel, le baron Edmond Jean Filhol de Camas tomba dans les rangs ennemis, en sauvant le drapeau du régiment. Dans son rapport, le général Bosquet témoigna que le de ligne avait brillamment chargé et avait bien vengé la mort de son colonel.
Guerre franco-allemande de 1870 thumb|Un képi de l'infanterie de ligne Au , le d'infanterie de ligne fait partie de l'Armée du Rhin.
Avec le de chasseurs du commandant de Labarrière et le d'infanterie du colonel Frémont, le la aux ordres du général comte Brayer. Cette avec la du général de Golberg, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la d’infanterie commandée par le général de division Courtot de Cissey. Cette division d'infanterie évolue au sein du d’armée ayant pour commandant en chef le général de division de Ladmirault.
Le , le , sous les ordres du colonel Labarthe, est en place à Bouzonville (nord-est de Metz).
Bataille de Rezonville Le matin du , le d’armée est en bivouac à Woippy, sans ordre. À neuf heures, sans avoir reçu aucun ordre, le général de Ladmiraut met les deux divisions de Cissey et Grenier en marche sur Doncourt-en-Jarnisy. Vers cinq heures du soir, marchant au bruit du canon, la division de Cissey arrivait en avant de Bruville. Elle tombe sur la brigade Wedell et contraint à la retraite le prussien, repousse une contre-attaque du de la Garde et de deux escadrons du . Au cours de cette action, la perd son commandant, le général comte Brayer. À sept heures, le d’armée bivouaque sur ses positions, une croupe à l’est de la ferme de Grizières.Le , sur ordre du maréchal Bazaine, le d’armée fait mouvement pour occuper des positions entre Chatel et Montigny. thumb|Bataille de Rezonville et Saint-Privat
Bataille de Saint-Privat Le , à onze heures quarante cinq, neuf batteries de la prussienne ouvre le feu sur le d’armée encore au bivouac. La division de Cissey se place au nord-ouest d’Amanvilliers : le de ligne à cheval sur la tranchée du chemin de fer alors en construction, la à droite de ce régiment. Le de chasseurs sert de soutien à l’artillerie et forme deux groupes, l’un au sud de la tranchée, l’autre au nord près de la Mare. Le de ligne forme réserve. Exposé à des feux croisés et violents, les canonniers ennemis subissent des pertes énormes. Mais, vers treize heures, la hessoise débouche d’Habonville et se déploie face au front de la division de Cissey. Cinq nouvelles batteries, disposées sur la croupe allongée que traverse la tranchée du chemin de fer, ouvrent le feu sur Amanvilliers. La division de Cissey repousse une attaque de la hessoise cherchant à s’emparer de la cote 325. Après l’évacuation de Saint-Privat par le d’armée du maréchal Canrobert, la division de Cissey, maintenant face au nord, résiste toujours sur la tranchée de chemin de fer. Les renforts, réclamés par Canrobert arrivant enfin, permettent au d’armée de se replier sur la lisière du bois de Saulny puis sur Woippy.
L’ordre étant arrivé de se mettre en retraite sur Metz, le d’armée, ayant perdu , occupe les positions prévues à Le Sansonnet dans l’après-midi du 19.
Siège de Metz Le , la (de Cissey) prend position entre Longeville et Plappeville.
Bataille de Noisseville - combat de Servigny Le , le d'armée se positionne entre le bois de Grimont et Mey. Jusqu’à 6 heures du soir, les troupes restent immobiles sous un feu violent d’artillerie, attendant la prise de Noisseville. Mise en mouvement, la division de Cissey marche déployée, en terrain découvert sur , vers la ligne Poixe-Servigny. Arrivant en renfort, quelques bataillons de la division Aymard du maréchal Le Bœuf bousculent les Allemands, s’emparent du village et de 24 canons. Dans la soirée, la du général de Manteuffel contre-attaque et repousse les troupes françaises aux abords de Servigny. Le , vers dix heures, 114 pièces de canon ouvrent le feu sur les troupes du d'armée. À onze heures, le maréchal Bazaine donne l’ordre de retraite générale.
Capitulation