Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de La Marine, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations

: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de La Marine devient le d'infanterie de ligne ci-devant La Marine. 1793 : la de première formation n'a pas été formée. 1796 : création de la de deuxième formation 1803 : Renommé d'infanterie de ligne : pendant la Première Restauration et les Cent-Jours, le régiment garde son numéro. : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion de la Côte d'Or. : la légion de la Côte d'Or devient le d'infanterie de ligne. : renommé d'infanterie. : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d’infanterie : dissolution (traditions gardées par le ). : recréation du d'infanterie. : dissolution.

Chefs de corps

1791 : colonel de Gestas : Louis du Peloux de Saint-Romain : Jean Ranchin de MassiaJean Ranchin de Massiat devient général de brigade le 4 mai 1793. (**) 1796 : André Carvin (*) 1798 : Paul Lemeille 1799 : Marc Antoine Coban dit Vabre (*) 1805 : Gilbert-Desire-Joseph Bachelu (**) 1809 : Alexandre-Charles-Joseph Aubrée 1812 : Pierre-Nicolas Maillart 1815 : Alexandre-Charles-Joseph Aubrée 1815 : Jean-François Sylvestre Humbert 1816 : Charles Marie Denys de Damrémont 1821 : colonel de Houdetot 1830 : colonel Sauset 1831 : colonel Lévêque de Vilmorin 1841 : colonel de Cuny 1848 : colonel Gallemand 1853 : colonel Gelly de Moncla 1859 : colonel Porion 1864 : colonel Jean Pierre Ferdinand de Behagle Colonel Jean-Pierre-Ferdinand de Behagle sur histoire-de-guerre.netLe colonel de Behagle, tué à la bataille de Beaumont, est remplacé par le lieutenant-colonel Basserie. Historique de la 14e promotion (1831-33) (sans nom de promotion) 1871 : colonel Scholer 1880 : colonel Lécluze 1881 : colonel Faveris 1887 : colonel Lebrun 1889 : colonel Paquié 1894 : colonel Konne … ? - : Étienne Félix Eugène AppertÉtienne Félix Eugène Appert sur Mémoire des Hommes (†) … 1939 : lieutenant-colonel Nicolas Achille Pamponneau 1940 : commandant Nicolaï

Historique des garnisons, combats et bataille du Ancien Régime

ci-devant La Marine (1791-1793) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant La Marine.

Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Guerres de la Révolution et de l'Empire Le , il arrive à Toulon et reste dans cette ville jusqu'au commencement de la guerre.

Le , l'armée du Midi envahit le comté de Nice 1793, MONACO EN REVOLUTION. Alors que le est jeté dans Monaco 1793, MONACO EN REVOLUTION., le rallie l'armée du général Anselme, qui, avec une poignée de soldats, soumet en quelques jours le comté de Nice et se distingue d'une manière toute particulière, le , au combat de Sospel. Lorsque la rigueur de la saison força le général à mettre ses troupes en quartiers d'hiver, il entre dans Nice, où il réprime, le , une révolte des habitants.

C'est le qui, au mois de , alors que la Convention perdait son temps et ses forces dans les disputes qui se terminèrent par l'assassinat des Girondins, lui envoya une adresse énergique qui se terminait par ces mots : .

Au début de 1793, le du « régiment de La Marine » était en garnison Toulon, et s'y trouvait lorsque les habitants la livrèrent aux Anglais et aux Espagnols. Une partie de ce bataillon, qui n'avait pu s'échapper de Toulon au moment de cette trahison, fut, dit-on, contraint de prendre part a la défense, pendant que le reste da corps était dans l'armée assiégeante.

Après la soumission de Toulon, les deux bataillons sont envoyés à l'armée des Alpes, et, le les 2 bataillons sont amalgamés :

Le forme le noyau de la 21e demi-brigade de première formation avec le de volontaires du Var et le de volontaires de la Haute-Garonne. Le forme le noyau de la 22e demi-brigade de première formation avec le bataillon de volontaires de Martigues et le de volontaires de Marseille également appelé Phalange Marseillaise

(1793-1796) En 1793, lors du premier amalgame la réorganisation des corps d'infanterie français le du d'infanterie (ci-devant Armagnac) qui devait former le noyau de cette demi-brigade, ayant été fait prisonnier à Condé le , la n'a pas été formée.

de deuxième formation (1796-1803)

Guerres de la Révolution et de l'Empire La de deuxième formation est formée le par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Neustrie), de volontaires de la Lozère et de volontaires de l'Isère également appelé de grenadiers et chasseurs de l'Isère) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant La Fère), de volontaires des Bouches-du-Rhône et de volontaires du Luberon) provisoire de première formation ( de volontaires du Tarn, de volontaires du Tarn, de volontaires du Lot et de volontaires de la Corrèze également appelé de la Montagne) provisoire de première formation ( de volontaires des Alpes-Maritimes, de volontaires du Mont-Blanc et de volontaires du Mont-Blanc) de la provisoire de première formation ( de volontaires de Vaucluse, de volontaires du Gard, bis de volontaires de l'Hérault et de volontaires de l'Ardèche)

En l'an IV (1796), la de deuxième formation était à l'armée d'Italie, sous les ordres du général Bonaparte. Elle prend une part aux batailles de Lonato et de Castiglione, qui figurent en lettres d'or sur son drapeau, ainsi qu'au combat de Salo et à l'attaque du château de la Corona à Rivolta Charles Echard : Masséna attaque le château de la Corona à Rivolta, août 1796. Elle fait également partie de l'expédition du Tyrol, prend part ensuite au blocus de Mantoue et aux sanglantes actions livrées sous les murs de cette ville.

En 1797 elle se distingue à la bataille de La Favorite.

En 1798, elle suit le général Berthier dans son expédition sur Rome, et avec le général Championnet elle entre dans Naples. La participe durant cette période au combat de Civita-Castellana le Abel Hugo France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837. Tome 2, page 227 et suivantes, le combat d'Otricoli, livré le Abel Hugo France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837. Tome 2, page 228, et la reprise de Rome le 15 du même mois.

Le , la se trouve au siège de CapoueAbel Hugo France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837. Tome 2, page 230. Lors de la funeste bataille de la Trebbia, elle fait des efforts héroïques pour résister aux soldats victorieux du général russe Souvorov, puis elle prend part à la défense d'Ancône, sous les ordres du général Monnier, et se distingue surtout pendant la retraite de cette garnison sur la Savoie en particulier lors du combat de la Taggia le Abel Hugo France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837. , 29-30.

d'infanterie de ligne (1803-1815)

Guerres de la Révolution et de l'Empire Au commencement de l'Empire, le , constitué avec l'ancienne , faisait partie du camp d'Utrecht, qui devint, à l'ouverture de la campagne de 1805, le de la Grande Armée, placé sous les ordres du général Marmont. Il appartenait, avec les et , à la sous les ordres du général Boudet. Il passe le Rhin à Cassel, traverse le Main à Francfort et se dirige avec les troupes du sur Wurtzbourg, de là sur Memmingen. Le , il occupe les ponts d'Unterweiler et d'Oberkirchberg, se joint au corps du maréchal Soult, qui s'avance par Memmingen et Biberach. Il complète l'investissement d'Ulm en s'emparant de la rive droite du Danube. Ulm se rend le .

De 1806 à 1808, le , après un court séjour en Italie, se rend en Dalmatie avec le pour s'opposer à l'invasion de la république de Raguse par les Russes et les Monténégrins. Le régiment s'illustra au combat du col de Delibibrich, enlevé de vive force le et à la bataille de Castel-Nuovo le suivant. Jusqu'à la fin de 1808, le régiment continua d'occuper la Dalmatie.

En 1809, les trois premiers bataillons continuent à faire partie de l'armée de Dalmatie et prennent part aux combats de Bender et de la Zermagua (27 et ), au combat de la Kita (), au combat de Gradschatz (), enfin au combat de Gospich () tandis que le , détaché à l'armée d'Italie, assiste à la bataille de Sacile () ainsi qu'aux combats de la Piave et de Prévald. Enfin, le , les quatre bataillons se trouvent à la bataille de Wagram. En poursuivant les ennemis après leur défaite, le les rencontra à Lâa le , à Tyswitz le 10, et enfin, à Znaïm où il les battit complètement le 11. Le lendemain arrivaient les nouvelles de la paix, dont les préliminaires furent signés le .

De 1811 à 1814, les et du combattirent en Espagne et s'illustrèrent par une série de faits d'armes particuliers parmi lesquels il faut citer la défense du fort de Mora, ou une garnison de 57 grenadiers et sommé de se rendre par un corps de Espagnols, se défendit à coups de canon, et fut dégagé quatre jours après par une colonne française, ainsi que la défense du fort de Balaguer, en 1813, bloqué par une division ennemie, qui résista avec sa faible garnison pendant trente-six jours et fut délivré par le général Mathieu.

Pendant ce temps, le suivait les rangs de la Grande Armée en Allemagne, où il fut rejoint en 1813 par le avec lequel il prit part aux batailles de Dresde, de Leipzig et de Hanau.

En 1815, rattaché à la du commandé par le comte Lobau, de l'armée du Nord le se trouve à la bataille de Waterloo, durant lequel le baron Aubrée est mortellement blessé, et meurt le par suite de ses blessures.

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises. Au licenciement le fonds du passe dans la légion départementale du Gard.

Pertes Colonel(s) tué(s) ou blessé(s) alors qu'il(s) commandai(en)t le pendant cette période : Colonel Aubrée : blessé le et mort des suites de ses blessures reçues à la Bataille de Waterloo, le . Officiers tués ou blessés en servant au d'infanterie sous l'Empire (1804-1815) : Officiers tués : 30 Officiers morts, des suites de leurs blessures : 8 Officiers blessés : 88

Légion de la Côte-d'Or (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion de la Côte-d'Or, qui deviendra le 11e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.

(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le d'infanterie de ligne est formé, à Paris, avec les 3 bataillons de la légion de la Côte-d'Or.

1820 à 1852 vignette|Grenadier du en 1844.