Charles-Nicolas Cochin, dit Charles-Nicolas Cochin père, Cochin l'Ancien ou Cochin le Vieux, est un graveur français né le à Paris où il est mort le .
Biographie
Naissance et formation
Charles-Nicolas Cochin naît le d'une ancienne famille de Champagne dont plusieurs membres se sont déjà distingués dans les arts.. Son père Charles Cochin est peintre, il est marié à Marie Marthe de la Forge.
Sans doute élève du peintre d'histoire Pierre Dulin, ce n'est qu'à 22 ans qu'il décide de se consacrer à la gravure. Il se fait remarquer par ses reproduction des grands maîtres : Sujets de la Vie de Saint Augustin, Louis de Boullogne, à l'église Saint-Louis-des-Invalides, Les Noces de Cana, de Véronèse, des sujets de l'ancien testament.
Peintre de l'Académie royale de peinture L'Académie royale de peinture et de sculpture l'agrée, le , sur la présentation de deux gravures : le Retour de campagne, d'après Watteau, et Jacob apercevant Rachel, d'après François Lemoyne. Le , après avoir apporté les portraits gravés du peintre Eustache Le Sueur et du sculpteur Jacques Sarazin qui lui avaient été imposés comme morceau de réception, il devient académicien.
Interprète des peintres contemporains, il traduit le style et la couleur même de leurs œuvres dans des planches qu'il commence à l'eau-forte et auxquelles il ajoute quelques accents, d'un burin aussi habile que discret. Il reproduit entre autres l'Amour au théâtre français, l'Amour au théâtre Italien, le Bosquet de Bacchus de Watteau ; le Jeu du pied de bœuf de François de Troy ; la Blanchisseuse, la Fontaine, l'Écureuse, le Garçon cabaretier, de Chardin ; le Colin-maillard de Nicolas Lancret.
Charles-Nicolas Cochin collabore avec de nombreux graveurs à l'illustration de l’Histoire générale de Languedoc de 1730 à 1745 par dom Claude Devic et dom Joseph Vaissète, et de l’Histoire et description de l'Hôtel des Invalides (1736) de Jean-Joseph Granet (1685-1759). Il grave ensuite plusieurs des planches représentant, entre autres, Le sacre de Louis XV et Le Roi prosterné devant l'autel. En 1738, il grave La Lorraine réunie à la FranceDimensions : . de Nicolas Delobel, où figure le portrait du cardinal de Fleury, œuvre aujourd'hui au musée des beaux-arts de Boston aux États-Unis..
Famille et mort À partir de 1744, Charles-Nicolas Cochin se consacre à faire valoir les œuvres de son fils Charles Nicolas Cochin dont les débuts furent précoces et brillants, et il l'aide dans sa tâche écrasante. C'est ainsi qu'il grave deux planches dessinées par celui-ci à l'occasion des fêtes du premier mariage du Dauphin en 1745 (le Bal paré, le Bal masqué) et collabora aussi à la série des fêtes du second mariage en 1747 (le Jeu tenu par le Roi et la Reine).
Il épouse, le , Louise-Magdeleine Horthemels, fille d'un libraire de Hollande, dont le frère Frédéric était graveur comme elle, et dont les sœurs avaient épousé respectivement le graveur Nicolas-Henri Tardieu et le peintre Alexis Simon Belle. Elle meurt en 1767.
Cochin meurt dans son logement des galeries du Louvre le .
Œuvres L'œuvre de Cochin père comprend 512 planches .
Estampes
D'après Chardin La Blanchisseuse, - La Fontaine L'Écureuse, - Le Garçon Cabaretier
D'après son fils Décoration du bal paré donné par le Roy, 1746 Décoration du bal masqué donné par le Roi, 1746 Décoration et sessein, du jeu tenu par le Roy et la Reine, 1747
D'après Lancret Le Jeu de colin-maillard Conversation dans un jardin La Terre
D'après Jean-Baptiste van Mour Explication des cent estampes qui représentent différentes nations du Levant avec de nouvelles estampes de cérémonies turques qui ont aussi leurs explixation par Charles de Ferriol, contributions de neuf graveurs dont Bernard Baron, Charles-Nicolas Cochin et Jean-Baptiste Scotin, 1715
D'après de Troy La Henriade de Voltaire, Londres, 1726, frontispice du chant septième Le Jeu du pied-de-bœuf Fuyez Iris L'Amant sans gêne
D'après Watteau La Mariée de village Le Bosquet de Bacchus L'Amour au théâtre français
Autres Pompe funèbre de la reine de Sardaigne L'Inflexibilité de saint Basile, Jacob se fgaisant reconnaître à Rachel, etc. Portrait de Jacques Sarrazin l'aîné et d'Eustache Le Sueur, 1731
Vignettes Frontispice de Boucher pour Tombeau des princes... de la Grande-Bretagne La Religion, poème de Louis Racine, 1742 Œuvres de Virgile, Paris, Quillau, 1742 - 16 vignettes Catalogue raisonné des Curiosités du Cabinet de M. Quentin de Lorangère, par Gersaint, 1744 Oraison funèbre de M. de Beauvau, archevêque de Narbonne, 1755 Moïse, frontipice pour les Figures de la Bible, de Royaumont, 1744 Bréviaire du diocèse d'Évreux, Paris, 1747 L'Art de la guerre, du mar´chal de Puységur, Paris, Jombert, 1748 Théâtre des Grecs, par le Père Brumoy, Paris, 1749 Illustrations pour la grande édition des Fables de La Fontaine
Notes et références
Annexes Bibliographie François Basan, Dictionnaire des graveurs anciens et modernes depuis l'origine de la gravure, avec une notice des principales estampes qu'ils ont gravées, chez De Lormel, Saillant, Veuve Durand, Durand et Dessaint, Paris, 1767. Roger Portalis, Henri Béraldi, « Charles-Nicolas Cochin père », Les Graveurs du dix-huitième siècle, Paris, Morgand et Fatout, 1880 (lire en ligne)
Liens externes
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