Saint-Georges-de-Didonne (prononcé ) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Saint-Georgeais et les Saint-GeorgeaisesLes gentilés de Charente-Maritime.

Importante station balnéaire et climatique du Royannais et de la côte de Beauté, sur la rive droite de l'embouchure de l'estuaire de la Gironde et à proximité immédiate de l'océan Atlantique, Saint-Georges-de-Didonne est un des principaux pôles économiques et touristiques de l'agglomération royannaise, ville dont elle est une des principales banlieues résidentielles et une composante de l'aire d'attraction de Royan définie par l'Insee en 2020. Sa population est de habitants (2020) — passant à plus de pendant la saison estivale — au cœur d'une Communauté d'agglomération Royan Atlantique forte de (2019).

La ville connaît son plein essor au , grâce à la mode des bains de mer importée d'Angleterre. De petit port de pilotes-lamaneurs, Saint-Georges-de-Didonne devient un lieu de villégiature prisé des écrivains (Jules Michelet y séjourne), des artistes (Odilon Redon, Fernand Pinal, Léonce Chabry) mais aussi des personnalités politiques (Édouard Herriot), voire des têtes couronnées (le roi Alphonse XIII d'Espagne). Intégrée à la forteresse allemande de la poche de Royan à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville sort relativement épargnée des combats, au contraire de sa célèbre voisine, anéantie par des bombardements alliés, mais est cependant classée « ville sinistrée » et est décorée de la croix de guerre avec étoile de bronze (citation à l'Ordre du régiment). De ce fait, elle conserve son centre ancien, aujourd'hui semi-piétonnier, et quelques monuments historiques.

Jouant volontairement la carte du tourisme « familial », labellisée Famille Plus, Saint-Georges-de-Didonne met en avant sa conche de sable fin, plus grande plage intra-muros de la Charente-MaritimeSite : Bernezac.com, ses infrastructures touristiques et ses animations, notamment le festival Humour et Eau salée. La commune met également en valeur son patrimoine naturel, bénéficiant de la présence sur son territoire d'une vaste pinède, la forêt de Suzac — un des trois poumons verts de l'agglomération royannaise avec la forêt domaniale de la Coubre et la forêt des Combots d'Ansoine — et d'un site naturel protégé par le Conservatoire du littoral, la pointe de Suzac. Elle s'inscrit en outre depuis 2015 dans le périmètre du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis.

Géographie

Communes limitrophes

Présentation

Localisée au sud-ouest du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, sur la rive droite de l'embouchure de la Gironde, face aux côtes du Bordelais (Médoc) et à proximité immédiate de l'Océan Atlantique, Saint-Georges-de-Didonne est une commune du midi atlantiqueLouis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984 qui peut être rattachée tout à la fois au Grand Ouest français et au Grand Sud-Ouest français. Elle forme un ensemble de 1058 hectares, constitué pour partie de territoires urbanisés, de territoires agricoles (au nord, vers Médis et Semussac) et d'espaces naturels d'une grande richesse faunistique et floristique (forêt et pointe de Suzac, marais de Chenaumoine et de la Briqueterie).

Elle appartient à un ensemble géographique constitué par la presqu'île d'Arvert, et s'inscrit dans le périmètre de l'agglomération royannaise et de la côte de Beauté. Administrativement parlant, elle appartient à l'arrondissement de Rochefort et au canton de Royan, après avoir longtemps été rattachée au canton de Saujon, puis, jusqu'au mois de , de Royan-Est.

Comptant parmi les principaux pôles touristiques et économiques de la proche banlieue royannaise, Saint-Georges-de-Didonne bénéficie d’une situation privilégiée au cœur de l’arc atlantique, au carrefour de plusieurs centres urbains parmi lesquels Saintes, Rochefort ou encore La Rochelle. La capacité d’attraction de la capitale et grande métropole régionale, Bordeaux, distante d’un peu moins de cent kilomètres, reste particulièrement sensible.

La ville est distante de 3,3 kilomètres du centre-ville de Royan., de 4,9 kilomètres de Médis., de 6,7 kilomètres de Vaux-sur-Mer. et de Meschers-sur-Gironde., de 7,5 kilomètres de Saint-Sulpice-de-Royan., de 7,8 kilomètres de Saint-Palais-sur-Mer., de 9,4 kilomètres de Saujon., de 10,5 kilomètres de Breuillet., de 13,3 kilomètres de Cozes., de 21,3 kilomètres de La Tremblade., de 25,7 kilomètres de Marennes., de 32,2 kilomètres de Saintes., de 37,5 kilomètres de Rochefort., de 62,8 kilomètres de La Rochelle., la préfecture départementale et de 91,1 kilomètres de Bordeaux., la capitale et métropole régionale.

Les infrastructures routières mettent la ville à moins d’une heure de voiture de Saintes (40 minutes) et de Rochefort (50 minutes), où se trouvent les principaux accès autoroutiers et environ une 1 heure 30 de La Rochelle au nord et Bordeaux au sud. Enfin, il faut compter un peu plus de deux heures pour aller à Poitiers ou sur le bassin d’Arcachon et à peine 3 heures 30 pour se rendre dans les plus proches montagnes, les Pyrénées basques.

Cadre géographique

Le territoire communal peut se décomposer en quatre unités paysagères.

Du nord-ouest au sud-ouest, un trait de côte presque entièrement « balisé » par deux caps rocheux, la pointe de Vallières (au nord-ouest) et la pointe de Suzac (au sud-ouest) — exception faite d'une petite portion de la plage de la Grande Conche, en direction de Royan. Il est formé d'une alternance de puissantes falaises calcaires, appelées Groies, de petites criques abritées (à Vallières) et de plages., localement appelées « conches » de par leur ressemblance avec ces coquillages.

vignette|La conche de Saint-Georges, qui s'étend sur environ 3,5 kilomètres, épouse la courbe de la baie.

Celles-ci sont au nombre de trois : le concheau de Suzac, la plus méridionale, est aussi la plus petite. Elle forme une crique lovée au pied des falaises qui l'entourent de toutes parts. À l'inverse, la conche de Saint-Georges, la plus centrale, est la plus grande plage intra muros du département : elle forme un long ruban de sable fin de 3,5 kilomètres, partiellement bordé de pins. Enfin, au nord-ouest, comme écrit précédemment, la commune possède une petite partie de la plage de la Grande Conche (environ ), dite plage de Vallières, depuis les falaises du même nom jusqu'au Riveau de Boube, mince cours d'eau qui marque la séparation avec la commune de Royan.

Deux plateaux rocheux partiellement immergés prolongent la pointe de Vallières vers le nord (banc de Vallières ou Grand Couronnas) et vers le sud (banc de la Béchade). Ils témoignent de la forte érosion du site, particulièrement exposé, tout comme la petite île aux mouettes, en réalité un pan de falaise aujourd'hui désolidarisé du reste de la pointe, colonisé par de nombreux oiseaux de mer qui limite au Nord la conche au Chambéry, laquelle doit son nom à un trois-mâts échoué au milieu du , dont on voit encore l'étrave dans les rochers. Au large, un banc de sable (banc de Saint-Georges ou banc de Siaux pour les anciens) s'est formé par accumulation de sables issus de la côte sauvage et de la pointe de Grave, par dérive littorale. Ce phénomène bien connu dans la région est à l'origine de la formation de la baie de Bonne Anse (à La Palmyre) et de l'émergence en 2009 d'une nouvelle île près du phare de Cordouan.

vignette|gauche|Broussailles, pelouses sèches, bosquets et terres agricoles forment un ensemble caractéristique des brandes. Ici, au lieu-dit la Brandelle.

En marge de la côte, une zone arrière-littorale composée du centre-ville et de quelques quartiers périphériques, à vocation résidentielle et/ou touristique (au nord) et de massifs dunaires presque entièrement plantés de pins maritimes, de pins parasols, de chênes verts, de chênes pédonculés, de robiniers ou d'arbousiers (forêt de Suzac, du Compin, de Vallières — cette dernière, longtemps soumise à une intense pression foncière, étant désormais entièrement lotie et formant le prolongement saint-georgeais du quartier du Parc, à Royan) au sud.

Comme dans le reste de la presqu'île d'Arvert, mais aussi en Oléron ou dans les Landes médocaines toutes proches, ces forêts ont été mises en place au afin de contenir l'avancée des dunes. Peu élevées dans la partie nord-ouest de la commune, elles prennent un caractère de plus en plus accentué au fur et à mesure que l'on avance vers le sud, et atteignent au « Trier-Têtu » (point culminant de la commune), à proximité de Meschers-sur-Gironde..

En arrière de la zone arrière-littorale, des dépressions humides forment une transition entre les massifs dunaires et le plateau saintongeais. Ce sont, au nord, les marais de Margite et au sud-est ceux de la Brandelle, de la Briqueterie et de Chenaumoine, drainés respectivement par le Riveau de Boube et le Rivau de Chenaumoine. Riches d'une remarquable végétation palustre, ils forment des espaces peu élevés constitués de prairies humides sillonnées de canaux et de fossés, de roselières, de jonchaies et, dans les marais de Margite et de Chenaumoine, de bosquets épars; certaines parcelles, bien drainées, sont dévolues aux cultures agricoles (maïs, tournesol).

vignette|Petite crique abritée à la pointe de Vallières.

Deux étangs artificiels ont été mis en place en bordure de ces espaces naturels et des zones urbanisées : l'étang de la Briqueterie, près de la rocade, est un lieu de pêche fréquenté; l'étang d'Enlias, au cœur du quartier résidentiel Plein Été, est au centre d'un petit espace de loisirs (sentier de promenade, aires de pique-nique...).

Enfin, aux confins orientaux de la commune, les contreforts du plateau saintongeais sont constitués d'une succession de collines aux douces ondulations formant une sorte de « massif » allant de Belmont (commune de Royan, d'altitude) à Biscaye (commune de Semussac, ) en passant par Boube (). C'est dans cette partie de la commune que se concentrent la quasi-totalité des terres agricoles. Le parcellaire y est relativement régulier, et est ponctué de quelques haies bocagères, discontinues et clairsemées. Comme pour les autres communes des environs, on y cultive en majorité les céréales (blé), les oléagineux (tournesol) et les primeurs (melon).

En termes d'occupation des sols, le territoire communal peut être divisé en territoires à vocation agricole (champagnes calcaires et marais asséchés, 43 %), en territoires artificialisés, en constante progression (zones urbaines, zones d'activités commerciales, 39 %), en forêts et milieux semi-naturels (forêts, zones littorales, marais, 17 %) et en surfaces en eau (1 %)..

Hydrographie

vignette|La Gironde à Vallières. Au dernier plan, les falaises de Suzac.

Le réseau hydrographique est entièrement tourné vers l'estuaire de la Gironde, plus vaste estuaire sauvage d'Europe et écosystème d'une grande richesse et variété. C'est à Saint-Georges-de-Didonne, plus précisément à hauteur d'une ligne imaginaire reliant la pointe de Suzac à la pointe de Grave, qu'on passe du domaine fluvial au domaine maritime. La distance entre ces deux caps est de ; plus au sud, l'estuaire s'élargit considérablement, pour atteindre dans sa plus grande largeur, au niveau de Mortagne-sur-Gironde.

Deux modestes cours d'eau, nés dans les marais de Boube (Riveau de Boube) et de Chenaumoine (Rivau de Chenaumoine) viennent mêler leurs eaux douces à celles, salées, de l'estuaire : le premier, au niveau de la plage de la Grande Conche, le second, au niveau de la conche de Saint-Georges.

La qualité de l'eau au niveau de la conche de Saint-Georges vaut à la commune de se voir décerner chaque année le Pavillon Bleu d'Europe depuis 2011, à l'instar de la plupart des plages du Pays RoyannaisPavillon Bleu d'Europe : commune lauréates (2012). Climat