La Tremblade () est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Trembladais et les TrembladaisesLes gentilés de Charente-Maritime.
Occupant l'extrémité occidentale de la presqu'île d'Arvert, cette petite cité commerçante de (2022) est établie sur la rive gauche de l'estuaire de la Seudre, face à la ville de Marennes-Hiers-Brouage à laquelle elle est reliée par un pont, le viaduc de la Seudre, depuis 1972. Appartenant à la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, La Tremblade est un des principaux centres ostréicoles du bassin de Marennes-Oléron, en même temps qu'une station balnéaire et un spot de surf réputé, bénéficiant d'une large façade maritime sur l'océan Atlantique.
La partie septentrionale de son territoire peut être divisée en trois pôles aux activités distinctes : le port ostréicole de La Grève, le site balnéaire de Ronce-les-Bains et le centre-ville qui fait la jonction entre ces deux quartiers. La ville fait partie d'une conurbation à vocation résidentielle, ostréicole et touristique avec Arvert, Étaules et Chaillevette, ce qui en fait, avec en 2021, la agglomération urbaine de la Charente-Maritime. En 2020, l'Insee la classe comme commune-centre de l'aire d'attraction de La Tremblade, comprenant trois communes de l'ouest royannais, ce qui la place au rang départemental en 2021 avec .
La commune, qui appartient géographiquement à la région naturelle du Royannais, est presque entièrement couverte par un massif forestier protégé, la forêt domaniale de la Coubre. La côte sauvage, orientée plein ouest, forme une longue plage exposée aux courants et à de fortes déferlantes qui en font un des hauts-lieux du surf de la région royannaise : elle est ainsi répertoriée parmi les spots les plus dangereux de France par le magazine Surf SessionLes vagues les plus dangereuses de France, site Surf Session.
Géographie
Présentation
vignette|redresse|alt=Carte de la commune de La Tremblade au sein de la Charente-Maritime|Position de La Tremblade en Charente-Maritime.
La commune de La Tremblade est située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans la presqu'île d'Arvert, sur la rive gauche de l'estuaire de la Seudre, face à Marennes et à l'île d'Oléron. Elle se rattache à la fois au Royannais et au bassin de Marennes-Oléron. Formant avec ses voisines Arvert, Étaules et Chaillevette une petite conurbation totalisant en 2016, elle fait partie de la « grande banlieue » ouest de Royan.
Sur un plan plus général, la commune est localisée dans la partie sud-ouest de la FranceCertains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi La Tremblade comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français, au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, ..
Chef-lieu d'un canton compris dans l'arrondissement de Rochefort, La Tremblade se trouve à 3,5 kilomètres d'Arvert., 5,4 kilomètres d'Étaules., 5,8 kilomètres des Mathes., 6,7 kilomètres de Marennes., 8,5 kilomètres de Bourcefranc-le-Chapus. (accès au pont de l'île d'Oléron), 11,1 kilomètres de Breuillet., 18,2 kilomètres de Royan., 20,1 kilomètres de Saujon., 23,2 kilomètres de Saint-Pierre-d'Oléron., 23,8 kilomètres de Rochefort., 39,3 kilomètres de Saintes., 43,5 kilomètres de la préfecture départementale, La Rochelle. et 112,2 kilomètres de Bordeaux., la grande métropole et préfecture régionale.
Le territoire communal est bordé dans sa partie occidentale par la côte sauvage (depuis la pointe de la Coubre jusqu'à la pointe Espagnole), grande plage ramassée au pied d'un cordon dunaire tapissé de chiendent maritime, de garous et d'oyats, en avant d'une vaste pinède qui s'étend sur une grande partie de la presqu'île. Les principales dunes, qui peuvent atteindre de hauteurLa route touristique de la forêt de la Coubre (butte du Gardour, point culminant de la commune) sont la dune de Vasselot, la dune de l'Aquitaine et la dune du Vieux-phare, près de la Coubre. La côte sauvage est caractérisée par de forts courants (phénomènes de baïnes) et de puissantes déferlantes qui en font un des lieux de prédilection des amateurs de sports nautiques, en particulier le surf.
vignette|gauche|Cabanes ostréicoles traditionnelles au port de La Grève.
L'entrée du pertuis de Maumusson (au nord de la côte sauvage) est particulièrement redoutée des marins du fait des puissants courants et des vagues qui en barrent l'entrée par gros temps. Plusieurs toponymes sont d'ailleurs directement issus de naufrages : la pointe Espagnole doit ainsi son nom au naufrage du navire « Antonio Carmen » le , tandis que la plage du Galon d'or aurait été baptisée à la suite du naufrage d'un galion espagnol au .
Un peu en marge de cette plage, entre dunes et forêt, s'étend une petite lagune heureusement préservée, le marais du Galon d'or. Cet espace palustre méconnu, d'une grande diversité sur les plans faunistiques et floristiques, est protégé dans le cadre du réseau Natura 2000. Du fait de la présence de sables mouvants (signalés) et en raison de la fragilité de cet espace naturel, il est impératif de respecter les sentiers aménagés.
Au nord-ouest, la petite station balnéaire de Ronce-les-Bains est établie sur la mer des pertuis. Ses plages abritées sont quant à elles presque dépourvues de courants. La commune, dont la vocation touristique n'a cessé de s'affirmer depuis le , peut compter au total sur huit plages, orientées nord-ouest et ouest (plages du Mus de loup, de la Cèpe, du Galon d'Or, de l'Embellie, de la Pointe espagnole, de la Bouverie, du Vieux-Phare et de La Coubre).
vignette|La forêt de la Coubre peine à contenir l'avancée de la dune.
La partie septentrionale de la commune est constituée de marais et de vasières bordant le large estuaire de la Seudre. Une partie de ces espaces naturels a été reconvertie en « claires », lieux d'affinage pour les huîtres du bassin de Marennes-Oléron. Le port de La Grève est un des principaux ports ostréicoles du bassin (avec ceux de La Cayenne à Marennes, de Bourcefranc-le-Chapus, et du Château-d'Oléron). Son chenal rectiligne et perpendiculaire à la Seudre est bordé de pontons et de petites cabanes en bois, parfois peintes de couleurs vives, qui forment une sorte de long ruban jusqu'à la jetée d'embarquement. En fonction des marées, le port s'anime et se peuple de nombreuses embarcations, petits chalands ostréicoles appelés ici « plates ».
La plus grande partie du territoire communal (78 %) est couverte de forêts et d'espaces semi-naturelsSite du Sigore, représentés avant tout par la forêt domaniale de la Coubre et ses nombreux sous-bois et bosquets (bois de la Pesse, bois de la Ronce, bois de Bouffard, bois des Étains). S'étendant sur près de , la forêt de la Coubre est essentiellement constituée de pins maritimes et de chênes verts. Il s'agit d'une forêt de résineux plantée artificiellement dès le afin de contenir l'avancée inexorable des dunes qui recouvraient alors les villages et les culturesJean Combes et Jacques Daury (ouvrage collectif sous la direction de), Guide des départements : la Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985, .. Elle est divisée en « cantons » (cantons du Gardour, du Pavillon, des Brisquettes, de la Chapelle, du Negrevaux) et comporte plusieurs « zones de silence » (Pointe espagnole et Gardour). Ponctuée de blockhaus et de lignes de fortifications datant de la Seconde Guerre mondiale, elle est gérée par l'office national des forêts.
Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Saint-Trojan-les-Bains, sur l'île d'Oléron, au-delà du pertuis de Maumusson, Marennes-Hiers-Brouage et Saint-Just-Luzac, au-delà de l'estuaire de la Seudre, enfin Arvert et Les Mathes, respectivement au sud-est et à l'est.
Voies de communication et transports
Voies routières
Du fait de sa situation au cœur d'une conurbation attractive, connaissant un regain de fréquentation en période estivale, La Tremblade bénéficie d'infrastructures routières adaptées à un fort trafic. Afin d'éviter au maximum les engorgements, son centre-ville est contourné depuis 1992 par une rocade (rocade ouest) qui permet de rejoindre la station balnéaire de Ronce-les-Bains et, en empruntant le viaduc de la Seudre, les villes de Marennes et de Bourcefranc-le-Chapus, le site historique de Brouage et l'île d'Oléron. Deux ronds-points ont été aménagés au niveau de la sortie d'Arvert (zone commerciale des Justices) et à l'entrée de Ronce-les-Bains. Ce dernier, localisé au niveau des avenues Charles-de-Gaulle et de la Côte-de-Beauté, abrite une composition représentant des « petits bateaux », œuvre de l'artiste Jean-Luc Plé.
Axe majeur de la presqu'île d'Arvert, la a été réaménagée au début des années 2000 et transformée en une voie rapide (rocade Est) qui évite désormais les centres-villes d'Arvert et d'Étaules en bordant les parcs à huîtres, facilitant ainsi les échanges avec le reste de l'agglomération royannaise. Classée route départementale de première catégorie (grands axes routiers départementaux), cette « épine dorsale » de la presqu'île d'Arvert appartenant au réseau primaire périurbain est utilisée par de nombreux habitants pour rejoindre leurs lieux de travail (trafic pendulaire domicile-travail), ainsi que par les vacanciers pendant la période estivale. Elle supporte un trafic atteignant en moyenne à véhicules par jour, avec cependant de fortes disparités en fonction des périodes de l'annéeLa Charente-Maritime : schéma routier départemental, 2010-2030. Plusieurs sorties ont été aménagées, matérialisées par de petits giratoires (éclairés la nuit pour plus de sécurité).
vignette|La traversant la forêt de la Coubre près de la butte du Gardour.
La est une route alternative qui permet de desservir Étaules et Arvert, qui du fait de l'urbanisation importante de cette partie de la presqu'île forment désormais une agglomération unique centrée sur La Tremblade. Longtemps principale voie d'accès du pays d'Arvert, elle est moins fréquentée, mais reste une source de nuisances sonores, classé en catégorie 3 par les services de la DDE. La rocade de contournement est également dans ce cas et est quant à elle classée en catégorie 4 (sur une échelle de 5). Au total, ce sont dix kilomètres de routes qui sont considérées comme potentiellement bruyantes, soit à peine 1 % de la surface communale.
Dans la partie occidentale de la commune, la est le principal axe de communication permettant de traverser la forêt domaniale de la Coubre et les plages de la côte sauvage. Plusieurs petites voies de communication permettent de relier les principaux lieux-dits : ainsi de la , qui mène au hameau du Poteau de Bouffard, et de la , qui mène à La Fouasse (commune des Mathes).
Du fait de la configuration particulière de la presqu'île d'Arvert, rejoindre Marennes, Le Gua, Rochefort ou La Rochelle implique de traverser la Seudre, soit par le viaduc de la Seudre au nord de la commune, soit par les ponts du Vivier (sur le Liman) et de Mailloux (sur la Seudre) à L'Éguille.
À l'avenir, le schéma routier départemental (2010-2030) prévoit de repenser totalement la circulation de la grande périphérie royannaise, dont Saujon deviendrait une des « portes d'entrées ». Le trafic sera dès lors diffusé à partir de cette ville, afin de limiter au maximum les encombrements. Parmi les options devant faciliter les liaisons dans la presqu'île d'Arvert, figurent la création d'une voie nouvelle entre la rocade de Royan à Vaux-sur-Mer et Saint-Sulpice-de-Royan et Breuillet, dont le centre-ville serait contourné.
Pistes cyclables