André Emlinger (né à Belfort le et décédé le à Tarbes) fut un militaire et un chef d'entreprise dans la région des Hautes-Pyrénées.
Origine et famille
La famille Emlinger serait originaire d'un village appelé Emlingen situé dans le Haut-Rhin. Ceci n'est qu'une hypothèse, sachant qu'à aucun moment de l'histoire ce patronyme apparaît à Emlingen dans un document officielFranck Schmitt - Généalogies des vieilles familles d'Emlingen 68080.
Son père sous-officier fut ami de Jules Peugeot (cousin éloigné) avec qui ils montèrent un atelier où on commença à carrosser les véhicules hors séries de Peugeot. Son oncle, Étienne de Saint-Maixent fut à l'origine de la TSF de la tour Eiffel. Il se maria deux fois, et eut deux enfants (Pierre et Jacqueline).
Études
Il obtient le certificat d'études, puis rejoint les jésuites, à Lons-le-Saunier. Enfin il obtient une capacité en droit à la Sorbonne et poursuivit des études de droit mais celles-ci furent stoppées par le début de la mondiale.
Carrière sportive
André Emlinger, dès l'âge de 13 ans, participait aux championnats de France de gymnastique. Puis il acquit une bonne réputation d'athlète régional en course à pied sur 800 et pour être classé ensuite parmi l'élite de l'athlétisme parisien. Sur les conseils de Le Hanvic et Bacquet, il deviendra entraîneur d'athlétisme. Sa carrière sportive a été influencée directement par Élie Mercier premier directeur de l'Institut national des sports qui est devenu l'Institut national du sport et de l'éducation physique. Il deviendra par la suite entraîneur national. C'est à cette même époque qu'il rédigea des articles pour le journal L'Auto futur journal L'Équipe. Champion de France junior d'athlétisme (avec l'association sportive Montbéliardaise)(1926) A appartenu à l'équipe d'athlétisme du F.C Sochaux 1927Emlinger apparaît sur la photo officielle de l'équipe d'athlétisme du FC Sochaux 1927 (en bas de gauche à droite A. E. Emlinger est le quatrième) au des internationaux à Paris en 1929 (avec l'AS Montbéliard) Champion de France des petites motocyclettes (1929) Entraîneur de l'équipe de cross-country du RTM qui devint championne de France en 1936 Entraîneur de Victor Barlier recordman de France de saut en longueur avec en 1936
Parcours militaire Première incorporation au , régiment d'infanterie de la marine (1929). En 1933 il fut affecté au RI de forteresse à Belfort avec le grade de sergent-chef, passe par la suite du grade d'adjudant-chef à sous-lieutenant. Puis il fut muté au 171 RIF à Altkirch avec le grade d'officier d'état major. Il fut nommé par la suite au commandement du quartier général du secteur fortifié d'Altkirch. Enfin avant l'attaque allemande de mai-, il fut affecté au commandement d'une compagnie de mitrailleuses, au Corps d'Armée sous le commandement du général Daille avec le grade de lieutenant.
Captivité En , il est fait prisonnier par les Allemands et il est envoyé dans un camp dénommé l'Oflag XVII-ALettre du général Gibert, représentant le général des officiers de l'oflag XVII-A certifie à Edelbach le 24 septembre 1944 La présence du « lieutenant Emlinger dans le camp et s'est manifesté sous la forme suivante : a dirigé sans interruption la section d'athlétisme de L'OFLAG XVII-A et de plus a dirigé deux cours préparant au brevet d'éducateur sportif de la FFA »La présence de Emlinger à l'OFLAG XVII-A avec un film « tourné » par des officiers du camp nommé Sous le manteau. On peut y voir ici Emlinger donner des cours de sport à des prisonniers officiers. Dans sa baraque, il retrouve Xavier Chodron de Courcel, Jules Rêve, De Laruelle, l'abbé Baron, et le cardinal Del Chiaro. Il tente plusieurs évasions de 1942 à 1943. En 1945, les Allemands évacuent le camp ce qui permettra à lui-même et ses amis (De Courcel et le commandant Pradier) de quitter le camp. Il reviendra en France le .
Carrière militaire d'après-guerre : l'école nationale d'EPM (entraînement physique militaire) Après la Seconde Guerre mondiale, il reçoit un ordre de missionExtrait de la conférence du médecin colonel Lartigue en novembre 1944 à Paris aux journées médicales d'informations de la Fédération Française d'éducation physique confirmant la réalisation de l'EPM par le lieutenant Emlinger du ministère de la guerre signé par Edmond Michelet, afin de rédiger la nouvelle méthode d'éducation physique et sportive de l'armée. Il est alors nommé directeur technique de l'école du Hameau à Pau. En 1946, le ministre des armées félicite personnellement André Emlinger car il « a rédigé et mis au point à l'école nationale d'EPM de PAU un mémento d'entraînement physique militaire d'une grande valeur techniqueExemple de l'importance de l'application de l'EPM à l'école Saint-Cyr de Coëtquidan, qui permettra désormais l'unité de doctrine de l'entraînement Physique militaire dans l'Armée »Extrait de la lettre de félicitations du ministre des Armées Edmond Michelet au lieutenant Emlinger le 2 septembre 1946 à Paris et certifié conforme par le lieutenant-colonel Lemoine chef de la section « Décorations » pour le motif suivant : « officier spécialiste des questions d'entraînement physique et des sports, a rédigé et mis au point à l'École nationale d'EPM de « Pau » un mémento d'entraînement physique militaire d'une grande valeur technique, qui permettra de réaliser désormais l'unité de doctrine de l'EPM dans l'armée ». Après cela, André Émile Emlinger refuse d'être sous-secrétaire d'État aux sports sur proposition de son amiLettre du 11 septembre 1946 de Pierre Metayer député de Seine-et-Oise ancien ministre numéro GF (de la lettre) commençant sa lettre par « Cher ami » et dont la suite du message est du même ton. Qui lui proposa par la suite de devenir sous-secrétaire aux sports, ce qu'Emlinger refusa Pierre Métayer, ministre de la Guerre, et du colonel Clayeux, directeur des sports. Ainsi, il préfère retourner à la vie civile, et ne pas s'orienter vers une destinée politique. En 1967, il fera partie des cadres de la Protection civile des Hautes-Pyrénées en qualité de commandant de la d'Hébergement des Hautes-PyrénéesDocument de nomination fait le 5 octobre 1965 à Tarbes par le commissariat de police de Tarbes et transmit par le préfet des Hautes-Pyrénées, R. De Gaillande : « Monsieur, vous faites partie des cadres de la Protection civile des Hautes-Pyrénées en qualité de commandant de la compagnie d'hébergement de Tarbes ».
Décorations et distinctions Chevalier de la Légion d'honneurNomination fait à Bordeaux le 18 octobre 1950 par le région militaire subdivision de Bordeaux état-major I°Bureau .CH.OR : le colonel ALBINET Commandant la subdivision de Bordeaux à Monsieur Emlinger Émile lieutenant de réserve d'Infanterie 15 rue Palissy, Agen. Proposition pour être chevalier de la Légion d'honneur (refus de sa part alors). - Nomination faite à Pau le 16 novembre 1961 par le militaire, groupe de subdivision militaires de Pau. État-major - Chancellerie N°5379CH.Clt : 2341/2 R. Le colonel Jourda, commandant le groupe de Subdivision Militaires de Pau à Monsieur le capitaine de réserve Emlinger Émile " Jai l'honneur de vous adresser ci-joint, en communication, un mémoire de proposition pour le grade de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur" (qu'il accepta) Titulaire de la médaille militaire Officier de l'ordre national du MériteOfficier dans l'ordre national du Mérite : nomination fait à Paris le 10 mai 1988 : Document émis par le ministre délégué auprès du ministre d'État, chargé du Commerce de l'Artisanat et des Services numéro CAB/12/ED, Georges Chavanes y écrit que « sur ma proposition, monsieur le président de la République vous a promu au grade d'officier dans l'ordre national du Mérite ». Son parrain officiel pendant la remise de cette distinction fut l'amiral Van Walde Titulaire de la médaille des services militaires volontairesLa médaille militaire remise par le général Daille Titulaire de la médaille d'Or de la Jeunesse et des SportsRemise par le colonel Clayeux dans un discours du 4 mai 1945 à Pau
Parcours professionnel André Emlinger décide de se lancer dans les affaires et s'intéresse à la vente en gros. Il a été un des premiers à introduire le pruneau d'Agen après la guerre en 1940 en France. Par la suite il abandonne cette activité pour créer la société SICASORegistre du commerce de Tarbes numéro 58 B 32 et numéro INSEE 733634400012 à la date du , document indiquant date de la retraite de A. Emlinger, parce qu'il est « nommé à la tête de Groupeurop, et à la tête du centre de gros de Bayonne ». (société industrielle chauffage accessoires sanitaire outillage) qui exporte vers l'Espagne mais la zone de distribution de cette entreprise s'étendra principalement dans les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, le Pays basque, le Gers jusqu'à Auch inclus, et la Haute-Garonne. Puis A. Emlinger va étendre son activité, en créant la S.C.I Gavarnie, à vingt-neuf appartements. Principalement c'est la SICASO-Bayonne qui sera la plus réputée, intégrée dans le Forum à Bayonne. Il sera par la suite délégué régional et membre du bureau de direction de la confédération nationale des commerces de gros et président de Groupeurop et enfin président du centre de gros de Bayonne.
Le Forum de Bayonne En 1968, André Emlinger lance l'idée d'un Centre de Gros à Bayonne. En 1974 a lieu l'inauguration du ForumListe de tous les magasins qui y sont installés ici sur une surface de qui regroupera dix-huit entreprises dont la clientèle représente plus de dix mille détaillants, revendeurs et artisans. André Emlinger en sera le président fondateur. Il définit ainsi le forum comme « le regroupement en un même lieu de commerces de gros, réunissant le maximum de produits et permettant la réalisation et l'exploitation collectives du plus grand nombre de services communs, entraînant la rationalisant des méthodes de travail, l'augmentation de la rentabilité des entreprises et de leurs activités et la diminution des coûts de distribution »Extrait du "discours d'inauguration du Forum prononcé par son président, Monsieur Emlinger, le 25 juin 1974.
Groupeurop André Emlinger fut le président d'honneur de Groupeurop, dont le siège était au grand hôtel à Paris (place de l'Opéra). Le but de Groupeurop est de traiter de tous les problèmes à l'échelon européen, en particulier tous ce qui concerne les problèmes économiques, la réforme de l'entreprise et l'évolution du commerce en gros. Ainsi cette société a pour finalité de rechercher les meilleures applications du commerce de gros en s'orientant vers l'exportation et l'importation pour une implantation à l'échelon mondialUne entreprise qui explique le rôle de Groupeurop sur son site ici.
Confédération nationale des commerces de gros Membre associé de la Chambre de commerce des Hautes-Pyrénées. Délégué régional de la Confédération nationale des commerce de gros en Hautes-PyrénéesDocument de la confédération nationale des commerces de gros, à Paris le 27 janvier 1983, édité par la préfecture de Mont-de-Marsan confirmant que son représentant en Hautes Pyrénées est Emlinger. (Signé par Paul Avril alors Prefet)Publication : Le Rôle du commerce de gros avec l'explication avec Emlinger alors délégué régional de la confédération des commerce de gros et du ministre du Commerce et de l'Artisanat, monsieur Ansquer lors de la première inauguration du congrès mondial du commerce de gros à Cannes. Publié dans le magazine Commerce de gros , juin-juillet-août 1975 (pages 16 à 18)