Le régiment d'artillerie coloniale () est une unité militaire de l'artillerie coloniale. Il combat pendant la Première Guerre mondiale au sein de la d'infanterie coloniale et pendant la Seconde Guerre mondiale au sein de la d'infanterie coloniale. Il est finalement recréé sur l'île de Madagascar de 1958 à 1964 sous le nom de du d'artillerie de marine (I/), ancien groupe d'artillerie coloniale de Madagascar (GACM).

Création et différentes dénominations : création du régiment d'artillerie coloniale () : dissous : nouvelle formation du régiment d'artillerie coloniale () : devient d'artillerie coloniale mixte malgache () : détruit au combat : formation du groupe d'artillerie coloniale de Madagascar (GACM) : devient du d'artillerie de marine (I/) : dissous

Historique Première Guerre mondiale vignette|Photographie de couverture de l'historique régimentaire publié vers 1919-1920. Le régiment d'artillerie coloniale est formé le par réunion des trois groupes de canons de 75 formant l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie coloniale (AD/) :

un groupe du d'artillerie de campagne qui devient le (, et ), un groupe du d'artillerie de campagne qui devient (, et ), un groupe du d'artillerie coloniale qui devient (, et ).

Le régiment est complété par un parc d'artillerie, la de munitions d'infanterie et les et de munitions d'artillerie. Fin 1917, la bis de mortiers de 58 du d'artillerie de montagne devient la de 58 du d'artillerie coloniale.

Après l'armistice de Thessalonique () et la capitulation bulgare, les et stationnent avec la dans la région de Prilep. Pendant ce temps, le participe à l'exploitation de la manœuvre d'Uskub et participe à la poursuite des Autrichiens et des Allemands en direction du Danube. L'avance rapide conduit le groupe à perdre tous ses chevaux et il doit réquisitionner des bœufs dans les différents villages, en plus de chevaux récupérés sur l'armée bulgare. L'équipement des artilleurs souffre également. Il arrive le dans la région de Semendria, en Serbie, où il est rejoint par les deux autres groupes fin décembre. Le régiment souffre fortement des conditions climatiques difficiles et perd de nombreux hommes par maladie.

Le , les troisièmes batteries de chaque groupe sont dissoutes. Le régiment, entré en Hongrie en , est dissous le . Le lendemain, toutes les batteries restantes sont dissoutes, sauf les et qui rejoignent à Szégedin le d'artillerie ( d'infanterie).

Seconde Guerre mondiale Le régiment est recréé le . Mobilisé à Libourne, il forme, avec le d'artillerie lourde coloniale (), l'artillerie de la d'infanterie coloniale.

Formé à trois groupes armés de canons de 75, le régiment est renforcé par la divisionnaire antichar, équipée de canons de 47, qui rejoint le . La division rejoint la Lorraine dès septembre et passe en première ligne mi-décembre dans la zone de Faulquemont et de Saint-Avold. En , elle est relevée et repart à l'instruction en Haute-Saône. En avril, l'artillerie divisionnaire reçoit le renfort de : les et deviennent des régiments mixtes malgaches ( et ) le .

Après le déclenchement de la bataille de France le , la et son artillerie, rejoignent d'abord la région de Belfort puis, après contrordres, Creil le . Affectés le lendemain à la , les hommes de la division effectuent marches et contre-marches, avant de finalement relever sur la Somme entre Longpré-les-Corps-Saints et Picquigny la légère de cavalerie le au soir. L'offensive allemande est relancée le lendemain matin par le d'armée motorisé allemand, alors que la division n'a pas eu le temps de s'installer : du , seuls le et une batterie du sont en place, respectivement au sud-est de Le Mesge et sur la cote 116 (à l'est de Hangest). La attaque par Condé-Folie et la par Pont-Remy et les deux unités submergent l'infanterie française sans parvenir à la détruire. Les cinq batteries non engagées des et du se déploient autour de midi dans le bois de Warlus (entre Warlus et Montagne-Fayel) et bloquent, en tir direct, pendant toute l'après-midi, les blindés allemands qui tentent de poursuivre vers le sud. Incapables de se replier, les deux groupes continuent de résister sur place jusqu'au lendemain matin où leur position est finalement prise par les Allemands. Le rapport d'un officier français, revenu sur le champ de bataille le 7 après sa capture, compte 52 blindés détruits.

Le du parvient seul à replier quelques canons. Installé dans la nuit du 5 au 6 avec les restes de la division sur une ligne de Camps-en-Amiénois à Bougainville, il est à son tour quasiment annihilé : un seul canon de 75 peut être replié jusqu'à Vernon. Les rescapés des et d'artillerie, 267 officiers et soldats, forment avec les 150 fantassins restants un bataillon de marche. Les derniers soldats de la division parviennent à se replier jusqu'au Lot quand l'armistice entre en effet (). Le est alors officiellement dissous.

Après 1945 Le , le groupe d'artillerie coloniale de l'Émyrne devient le groupe d'artillerie coloniale de Madagascar (GACM), concentré autour de Diégo-Suarez (aujourd'hui Antsiranana). Le , le GACM prend le nom de du d'artillerie de marine. Il est dissous le .

Chefs de corps

1917 - 1918 : colonel Delbecq 1918 - 1919 : lieutenant-colonel Defer 1939 - 1940 : lieutenant-colonel Damoy

Insignes vignette|Insigne du GACM, repris par le I/. Seconde Guerre mondiale L'insigne du de 1939-1940 présente un tigre, symbole de la force de frappe du régiment, sur un tube de canon.

Après 1945 Le I/ reprend l'insigne du groupe d'artillerie coloniale de Madagascar : un zébu chargeant, sur une carte de l'île.

Étendard du régiment Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :

Monastir 1917-1918 Uskub 1918 AFN 1952-1962

Décorations Le régiment n'a pas été cité à l'ordre en tant qu'unité constituée. Les et du ont été cités à l'ordre de l'armée pour le résistance au bois de Warlus les 5 et (croix de guerre 1939-1945 avec palme).

Références

Annexes

Bibliographie . .

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Articles connexes Liste des régiments d'artillerie français Liste des unités militaires formées dans les colonies françaises d'artillerie de marine

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