Le régiment d'infanterie de marine () est une unité de l'Armée de terre française, stationné aux Antilles françaises.
Régiment de réserve du régiment d'infanterie coloniale, le régiment d'infanterie coloniale est constitué à Rochefort-sur-Mer au cours de la mobilisation de 1914. Il est dissous le . Reconstitué le puis il est dissous le . Du au , il est renforcé de tirailleurs sénégalais et porte le nom d'infanterie coloniale mixte-sénégalais. Le il porte le nom de d'infanterie de marine, en garnison à Fort-de-France.
Dissous en 2012, il est immédiatement recréé sous le nom de Détachement Terre Antilles RIMa. Le , il retrouve son appellation de d'infanterie de marine.
Création et différentes dénominations : Formation à Rochefort-sur-Mer du régiment d'infanterie coloniale : Dissolution : Reformation à Montauban du régiment d'infanterie coloniale : Renommé régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais () 1940 : Dissolution 1961 : Reconstitué à Fort de France en tant que régiment d'infanterie de marine ( RIMa) : Renommé Détachement Terre Antilles- RIMa 2015 : Redevient d'Infanterie de Marine ()
Historique Première Guerre mondiale Rattachement - : non endivisionné - : division d'infanterie coloniale. 1914 Début , le régiment est chargé de la défense de Brest.
Reprise de l'offensive en Champagne : : Ferme de Beauséjour : Tranchée de la Verrue
1915 Seconde bataille de Champagne : 25 - : Tranchée de Wagram, Souain, Retranchement des Vandales
1916 À partir de 1916, le régiment incorpore des soldats créoles.
Bataille de la Somme Juillet - septembre : Belloy-en-Santerre, Villers-Carbonnel
1917 Avril-mai : Le Chemin des Dames
1918 Juin : Château-Thierry 15 - : Champagne : Ouest d'Épernay 9 - : Etain
Entre-deux-guerres Le régiment est dissous en 1919.
Seconde Guerre mondiale
Mobilisé à Montauban le sous le nom de régiment d'infanterie coloniale, affecté à la 7e division d'infanterie coloniale. Utilisé à la surveillance de la frontière des Ardennes belges en septembre dans la région de Sedan, il rejoint le secteur de Sarreguemines sur la ligne Maginot durant l'hiver.
Au printemps, il reçoit à Bourmont en Haute-Marne le complément de Tirailleurs venus de l'Afrique Occidentale Française. Le , il devient le d'infanterie coloniale mixte sénégalais. À l'entraînement dans les Vosges au déclenchement de la bataille de France, il est appelé à participer avec la 7e division d'infanterie coloniale à la contre-offensive Weygand en direction d'Amiens. Il est placé entre Porquéricourt et Chiry-Ourscamps à partir du . Il fait sauter les ponts du canal Crozat le 6 et engage la bataille défensive. Le 8, il obtient un brillant succès lors d'une contre-attaque sur Suzoy et le château du Mont-Renaud sur la rive gauche de l'Oise. Le 33e est vainqueur encore aux combats de Rully et Baron les 11 et , mais il doit se replier avec l'ensemble du corps d'armée à partir de cette date. Ce régiment contourne ensuite Paris par l'est et rejoint Orléans. Il est engagé sur la Loire, puis opère une série de combats défensifs pour couvrir la retraite de la 7e armée. L'annonce le 17 de la demande d'armistice ne modifie pas l'engagement des combattants survivants. Lors de l'arrêt des combats au milieu de la nuit du 24 au , il a atteint Champagne-Mouton dans le nord du département de la Charente. L'essentiel des troupes a disparu au fil des combats et de la retraite. Dans son discours de remerciement pour l'ensemble de l'armée française, le maréchal Pétain, nouveau président du Conseil ne cite qu'une dizaine de régiments, dont le 33e RICMS.
Il reçoit la croix de guerre pour cette campagne et est dissout le .
Depuis 1945 right|100px|thumb|Insigne d'épaule : l'ancre d'infanterie de marine.Il est reconstitué le comme régiment de tradition des Antilles-Guyane. Depuis cette date, il affirme la présence française aux Caraïbes.
En 1998, le d'infanterie de marine se réorganise et se professionnalise dans le cadre de la refondation de l'Armée de terre. Il participe aux opérations suivantes :
1998 : aide à la population à Saint-Martin, Saint-Barthélémy et en République dominicaine, assistance technique au Nicaragua et au Guatemala (opération Cormoran), 1999 : assistance technique au Venezuela.
Le régiment professionnel en est composé pour un tiers de permanents civils et de réserve, pour un tiers de militaires en mission de longue durée et le tiers restant en mission de courte durée. vignette|Transport d'un camion GBC 180 du vers les Bahamas par la Marine néerlandaise, lors des opérations humanitaires menées après l'ouragan Dorian en septembre 2019. Depuis, il participe aux missions suivantes :
2011 : assistance à la population en Haïti, 2017 : assistance à la population à Saint-Martin à la suite du passage de l'ouragan Irma , 2017 : dégagement des routes et sites touristiques à la suite de l'ouragan Maria qui a fortement touché le Sud Basse-Terre en Guadeloupe 2019 : mission aux Bahamas après le passage de l'ouragan Dorian, 2021 : envoi d'un détachement de 25 militaires après le séisme de 2021 en Haïti.
Équipement et missions Le RIMA est un régiment d'Infanterie légère motorisé sur camionnettes tactiques de type TRM 2000, GBC 180, VT4, et armement léger d'infanterie. Ses missions sont : en qualité de force de souveraineté, la défense militaire terrestre et le secours aux populations en qualité de force prépositionnée, la protection des intérêts et ressortissants français de la zone Caraïbe en qualité de plate-forme outre-mer, le soutien technique des forces terrestres et de la garnison et la formation à l'action en milieu tropical humides des modules tournants
Organisation Le régiment est constitué des composantes suivantes : un état-major, une compagnie de commandement de logistique (CCL), deux compagnies tournante ( et ), deux compagnies de réserve ( et ) au fort Desaix et au camp Dugommier (Baie-Mahault), centre nautique et d'entraînement en forêt (CNEF).
Drapeau du régiment thumb|130px|Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918 il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'Armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Champagne 1915 L'Aisne 1917 Verdun 1917 Le drapeau porte les décorations suivantes : Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918. Celle-ci a été remise au régiment le à Épernay Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes (deux citations à l'ordre de l'armée 1914-1918) Croix de guerre 1939-1945 avec une palme (une citation à l'ordre de l'armée 1939-1945)
Devise du d'infanterie de marine « Tchimbé raid, pas moli », soit « Reste vaillant, accroche toi » est la devise du , hérité de la période du service national. À compter du , la devise du est « on est comme ça au 33 ! » en écho au dernier vers du chant de tradition du régiment.
Insignes
Insigne du vignette|Insigne régimentaire du .
Ovale rouge à une ancre, chargée d'une tête de fox terrier.
Insigne du
Personnalités ayant servi au sein du régiment
Émile Pasty (1878-1944), prêtre et résistant, Paul Fonferrier (1892-1945), résistant,
Henri Muller (1900-1944), compagnon de la Libération, Charles Le Cocq (1898-1945), compagnon de la Libération, Olivier Norek (1975-), écrivain et ancien policier.
Sources et bibliographie Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : , n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey. , .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des unités militaires formées dans les colonies françaises
Infanterie de Marine, 33 Infanterie de Marine, 33 Régiment Infanterie de Marine, 33 Infanterie de Marine, 33 Catégorie:Défense et sécurité à la Martinique