Le d'infanterie coloniale () est une unité de l'armée de terre française. Créé en 1883, ce régiment est chargé de la défense de l'Annam au nom de l'Indochine française. Il est dissous en 1945.

Ses traditions sont reprises de 1974 à 1979 par le d'infanterie de marine (), stationné au Sénégal.

Création et différentes dénominations

1883 : Régiment de marche d'Annam 1888 : régiment de marche d'Annam 1889 : d'infanterie de marine 1901 : d'infanterie coloniale 1914 : dissolution 1931 : mixte d'infanterie coloniale 1945 : dissolution 1974 : d'infanterie de marine, à partir du interarmes d'outre-mer 1979 : renommé d'infanterie de marine

Historique

Jusqu'à la Première Guerre mondiale Le régiment de marche d'Annam est créé en 1883, année de la création du protectorat français d'Annam. Il est renommé régiment de marche d'Annam le puis d'infanterie de marine le .

En 1890, le régiment est basé à Haïphong. En , tous les régiments d'infanterie de marine, dont le , deviennent des régiments d'infanterie coloniale (changement de nom effectif le ).

LaPremière Guerre mondiale En 1914, en garnison à Haïphong, il fait partie de la division du Tonkin. Il est dissous le .

Entre-deux-guerres Le régiment mixte d’infanterie coloniale est recréé le , à partir du de marche d'infanterie coloniale arrivé de Chine à Quảng Yên en , du bataillon mixte de l'Annam (formé en 1928 à Hué à partir d'un bataillon du d'infanterie coloniale et de deux compagnies de tirailleurs annamites) et d'un bataillon d'infanterie coloniale venue de Métropole.

Il est rattaché à la brigade d'Annam à partir de la création de celle-ci en 1935.

Seconde Guerre mondiale En , il est composé de trois bataillons, stationnés à Hué (PC et ), Quy Nhơn (), Vinh () et dans le reste de l'Annam (détachements).

Fin , la guerre franco-thaïlandaise éclate et la brigade d’Annam, dont les , et du , rejoint fin octobre le Moyen-Laos pour faire face aux forces thaïlandaises. Les belligérants mènent une guerre d'escarmouches jusqu'à l'offensive terrestre des thaïlandais en , suivie d'un armistice après la victoire navale française de Ko Chang. Peu encadrées, les troupes indigènes se sont révélées peu efficaces, tandis que les soldats français de métier ont manqué d'allant.

En , est créée à Dong Hene (province de Savannakhet) une compagnie de chasseurs laotiens (CCL), première unité française recrutée au Laos, et qui devient la du (ou ). En 1942 est créée la ou du , à Vientiane.

Lors du coup de force japonais en Indochine, le lieutenant-colonel Albert Martin, commandant du , ainsi que son commandant en second, le commandant Ferrouillat tombent sous le feu ennemi dans la nuit du 9 au , avec 12 autres membres de l'état-major"Faits d'arme des officiers tombés à l'ennemi" - Mémorial de Saint-Cyr (memorial.saint-cyr.org) Albert Martin & Maurice Ferrouillat, entrainant la dislocation du régiment. La du régiment, parvenue à échapper aux Japonais, est rattrapée et capturée après plusieurs accrochages tandis que quelques autres éléments tiennent jusqu'à la capitulation japonaise, comme la laotienne.

Après 1945

Le , le interarmes d'outre-mer stationné à Dakar est dissous à la suite de nouveaux accords de défense franco-sénégalais. L'effectif militaire français passe de à et le régiment dissous donne naissance au d'infanterie de marine (), qui reprend les traditions du .

Stationné sur l'ancienne base aéronavale de Dakar Bel-Air, il fait partie des forces françaises du Cap-Vert. En 1977, il compte un état-major, une compagnie de commandement et des services et deux compagnies motorisées, avec un peloton d'AML chacune.

Le , le bataillon change d'appellation et devient le d'infanterie de marine.

Drapeau du régiment

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, 27, 9 novembre 2007 : Puebla 1863 Sontay 1883 Annam 1883 Tananarive 1895

Traditions Décorations

Insigne du mixte d'infanterie coloniale L'insigne, conçu en 1939, présente un dragon, symbole de l'implantation indochinoise du régiment.

Insigne du d'infanterie de marine L'insigne du d'infanterie de marine est homologué le sous le numéro G.2412.

La description héraldique de l'homologation de l'insigne par le service historique de l'Armée de terre est la suivante :

Le lion fait référence à l'implantation africaine du bataillon et les bambous () à l'implation historique du en Indochine.

Devise du mixte d'infanterie coloniale Faire Face

Personnalités ayant servi au sein du régiment Paul Legentilhomme (1884-1975), Compagnon de la Libération, général d'armée, au régiment vers 1911 ; William Palcy (1905-1967), Compagnon de la Libération, au régiment vers 1931-1933 ; Auguste Kirmann (1907-1995), Compagnon de la Libération, au régiment de 1935 à 1938 ; Joseph Domenget (1908-1944), Compagnon de la Libération, au régiment de 1931 de 1933 ; Jean-Salomon Simon (1908-1945), Compagnon de la Libération, au régiment de 1939 à 1941 ; Jules Le Mière (1911-1977), Compagnon de la Libération, au régiment de 1933 à 1936.

Références

Voir aussi

Liens externes

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Articles connexes Troupes de marine Mémorial des guerres en Indochine

Infanterie Coloniale, 10 Infanterie Coloniale, 10 Infanterie Coloniale, 10