vignette|Photo tirée de The Story of the Kelly Gang (1906). Un long métrage (également écrit long-métrageLe dictionnaire de l'Académie française, à l’entrée « métrage », indique que « long métrage » ne prend pas de trait d’union, en tant qu’ellipse de « film de long métrage » ; la plupart des dictionnaires admettent néanmoins les deux graphies.) est un film de cinéma d’une durée significative, dont la définition précise dépend des normes reconnues selon les pays ou organisations.

Histoire Définition En France, le du définissait un film de long métrage comme un film qui, pour un format de , a une longueur égale ou supérieure à https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000328433, ce qui équivaut à et .. Depuis le du , l' du Code du cinéma et de l'image animée définit une œuvre cinématographique de longue durée par une durée de projection en salles de spectacles cinématographiques supérieure à une heure du Code du cinéma et de l'image animée..

L’Académie des arts et des sciences du cinémaAcademy Awards 79th, Rule 2: Eligibility, l’American Film InstituteThe American Film Institute Catalog of Motion Pictures. et le British Film InstituteDenis Gifford, The British Film Catalogue. définissent un long métrage () comme un film de ou plus. En dessous de , c’est un court métrage (), voire un ou un .

L’UNESCO définit le long métrage comme étant un « film dont la durée est égale ou supérieure à . Ces films comprennent les fictions, les films d’animation et les documentaires et sont destinés à une exploitation commerciale en salle. Sont exclus de cette catégorie les films de long métrage destinés exclusivement à la télévision, les actualités, les films publicitaires, les films produits en format vidéo et les films destinés aux adultes (ou films classés X). ».

Histoire Dans les toutes premières années du cinéma, dès 1891, les films, composés d’un seul plan, font tous entre 15 et en format . Les films primitifs font ainsi moins de , mais à l’époque les notions de court ou long métrage sont encore à venir. Le public de ce nouveau spectacle va donc voir des vues photographiques animées, appellation des frères Lumière, ou des films, appellation donnée en 1893 par Thomas Edison à ses bobineaux de pellicule impressionnés, en adoptant le mot anglais film (qui signifie pellicule ou couche, en référence à la couche de produit photosensible couchée sur le support de nitrate de cellulose)..

Seule exception de ces années héroïques, Émile Reynaud, qui trace et colorie directement sur la pellicule les premiers dessins animés du cinéma, qu’il nomme les « Pantomimes lumineuses » projetées à partir d’ sur grand écran dans le cadre de son Théâtre optique au musée Grévin, présente des œuvres qui durent au moins , et vont jusqu'à . En 1902, Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès, grand succès international, dure .

Depuis les , les films qui sortent dans la grande majorité des salles sont habituellement des longs métrages, dont la durée est en principe supérieure à et, le plus généralement, d’au moins .

Actuellement, les durées de deux heures ou plus sont très courantes. Au , lorsqu'on parle de « film », le grand public suppose, a priori, qu’il s’agit d’un long métrage.

Les premiers longs métrages Le documentaire (1897, États-Unis) est le premier long métrage de l’histoire (durée : une heure et ). , film australien réalisé par Charles Tait en 1906, est le premier long métrage de fiction de l’histoire du cinéma (60 ou )Site cultureandrecreation.gov.au (en archive). En France, le premier long métrage est L’Enfant prodigue, de Michel Carré, sorti en 1907, qui dure Vincent Pinel, Le Cinéma muet, Éd. Larousse, 2010, ..

Toujours en France, les premiers longs métrages en couleurs sont Jeunes Filles à marier (1935), vaudeville de Jean Vallée, et La Terre qui meurt (1936), du même Jean Vallée. Ces deux films utilisent un procédé compliqué (nommé d’après l’entreprise Francita qui l’a créé) de superposition de trois images en noir et blanc passant par des filtres colorésCouleur d’avant-guerre, article de Jean-Pierre Bouyxou, Siné mensuel n° 46, octobre 2015. Le second film a été adapté en DVD par la Cinémathèque de Vendée peu avant cette date..

Dématérialisation du long métrage La Fièvre de l'ormeau (2001) d’Andrès Wood (durée : 1 heure et ), sélectionné par la Commission supérieure technique de l'image et du son (CST)France Télécom, Commission Supérieure Technique de l’Image et du Son, Communiqué de presse, Paris, ., constitue le contenu de la démonstration par Bernard Pauchon, Alain Lorentz, Raymond Melwig et Philippe Binant Alexandru Georgescu (et al.), Critical Space Infrastructures. Risk, Resilience and Complexity, Springer, 2019, p. 48., le à Paris, de la première transmission de cinéma numérique par satellite en Europe d’un long métrage cinématographiqueRégis Caraguel, « Sommet du cinéma numérique », Le Technicien du film, n° 523, Paris, 2002, p. 14.Olivier Bomsel, Gilles Le Blanc, Dernier tango argentique. Le cinéma face à la numérisation, École des Mines, Paris, 2002, p. 12.« Numérique : le cinéma en mutation », Projections, 13, CNC, Paris, septembre 2004, ..

Notes et références

Annexes Bibliographie * . Claude Forest, L'industrie du cinéma en France. De la pellicule au pixel, La documentation française, Paris, 2013. « Bernard Pauchon, lorsque le cinéma s'élance vers les étoiles », La Lettre, n° 181, Commission Supérieure Technique de l'Image et du Son, , p. 54-55 lire en ligne.

Articles connexes Court métrage (environ moins de 30 minutes) Moyen métrage (environ 30 à 59 minutes) (environ 1 à 3 minutes)

Liens externes La Fièvre de l'ormeau (2001)