L’Union sportive Fumel Libos ou USFL est un club français de rugby à XV des communes de Fumel et de Monsempron-Libos en Lot-et-Garonne.

En 2019, le club fusionne avec l'Union sportive tournonaise et le Rugby club de Saint-Vite sous le nom de Union sportive vallée du Lot 47.

Histoire thumb|Entrée du stade Henri-Cavallier. L'US Fumel-Libos est l'union de la ville de Fumel et celle de Monsempron-Libos. Cette agglomération aux confins du Lot-et-Garonne et des premiers contreforts du Quercy a vu la naissance du rugby au cours des premières années du . L'histoire de Fumel est liée à son château qui tour à tour fut possession des Anglais puis des Français et à son usine métallurgique et ses tuyaux en fonte ductile emblème érigée à l'entrée du stade. En bordure du Lot et au cœur des bois et de la nature sauvage, la ville de Fumel, chef-lieu de Canton et ville centre de la communauté de communes du Fumélois-Lémance, offre un espace de vie dans un cadre naturel propice aux loisirs et aménagé d'équipements sportifs, circuits de randonnées...

Les années 1900 à 1920 Au début du siècle, le club s'appelait « La Vaillante » et jouait sur le terrain de Florimont. En 1908 il existe une photographie de l'équipe au siège. Elle était composée par M. Lassagne, qui deviendra par la suite président de l'USFL.

1909-1914 L'équipe évolue en deuxième série du championnat du Périgord Agenais.

Première Guerre mondiale Il n'y a pas d'activité connue pendant la guerre 1914-1918.

En 1919 sous la présidence de M. Mazuc, percepteur à Fumel, le club repart et joue sur le terrain de Cussac. Le capitaine-entraîneur est Jean Ducos, libéré du service militaire effectué à Bayonne. Les joueurs de l'équipe étaient les suivants : Segol, Munier I, Filhol, Munier II, Delvit, Ruffier (o), Sarrazin (m), Lacaze, Paganel, Ducos (cap), Bou, Fargel, Foissac, Billard, Razat.

Saison 1922-1923 thumb|Fumel - Vue de l'usine. L'USFL s'installe pour un an au stade Henri-Cavallier, sur un terrain adjacent (emplacement du fronton actuel). L'équipe, alors dirigée par M. Ducos, ex-Aviron bayonnais et futur joueur du SU Agen, arrive en demi-finale du championnat de France de deuxième série et se fait éliminer par l'Avenir Moissac (12-3).

Saison 1923-1924 C'est à partir de cette saison que l'USFL va alors évoluer sur le terrain actuel (stade Bon-Accueil jusqu'en 1942) qu'elle ne quittera plus. M. Paganel en est le capitaine. L'USFL gagne son accession en promotion, soit la troisième division actuelle.

Saison 1924-1925 Vivifiée par la présence en ligne arrières de jeunes espoirs, l'équipe accède en quart de finale de promotion et se fait éliminer par l'AS Prades sur le score de 19 à 0.

Saison 1927-1928 Les mauvais résultats obtenus sèment la discorde. Résultat : sept des meilleurs joueurs, habitant Libos, passent avec armes et bagages au petit club qui s'était formé, l'Avenir libossien. L'équipe décapitée, le club se met en sommeil pendant deux ans.

C'est au printemps de 1929 que le bon sens finit pourtant par prévaloir. À la suite d'une rencontre amicale entre Fumel et Libos, la création d'une seule équipe est décidée. Ce fut le match de la réconciliation. Dès lors, l'USFL pouvait repartir du bon pied. Participaient à cette rencontre deux dirigeants actuels : Henri Labroue dans les rangs de Fumel et Jean Vissol dans ceux de Libos.

Saison 1929-1930 Les Fumélois sont dans la même poule que le Biarritz olympique, l'US Quillan, Saint-Girons et le CS Vienne puis ils se retrouvent en phase finale avec Carcassonne et Toulon.

Les années 1930 thumb|Équipe Fumel 1937. M. Menon succède à la présidence à M. Issandou. Le club participe à la demi-finale du championnat de France de deuxième série qu'elle perd face à Orthez (1935) puis accède à l'échelon supérieur, la promotion (1936). Toujours le vent en poupe, Fumel gravit une division en triomphant (barrages) de Carmaux, à Cahors (1937). Lors de la saison 1931-1932 le championnat met aux prises 40 équipes réparties en huit poules de cinq. les Fumélois sont dans la même poule que SA Bordeaux, Stade Nay, Stade Pézenas, NAC Roanne (champion Honneur 1929). Ils se qualifient pour la deuxième phase et se trouvent dans la même poule que Vienne et Auch. Ils se retrouvent en quart de finale face à l'AS Montferrand et seront défaits sur le terrain de Bordeaux sur le score de 8 à 3.

Année 1934 L'équipe est composée de Jambert, Delsol, Doumerc, Caminade, Dussert, Mazet, Rouqié, Delalix, Vissol et Rabot.

Réintégrée en Excellence, l'équipe devait jusqu'en 1936 faire parler d'elle. Elle gagne pendant trois ans la coupe Michel-Pradier. Ses joueurs ont noms : Jambert, Delsol, Delrieu, Guilberteau, Clerc, Henri Robert, Caminade, Douvière, Arassus, Mazet, Rabot, J. Vissol, Rouquié, Delalix, Peré, Dussert et Martinez.

Année 1937 L'équipe est composée de Cournou, Moulinier, Causse, Theas, Rigaudy, Vigerie, Zapla, Delrieu, Faure, Saint-Marc, Mercadier, Razat, Dussert et Rabot.

Année 1938 L'USFL rencontre, en huitième de finale du championnat de France, l'équipe de l'US Foix. Elle est battue, qu'à cela ne tienne, on remettra ça en 1938-1939, où un quart de finale mémorable verra les Fumélois affronter le Stade rochelais. Une fois de plus, le sort sera contraire : l'USFL sera disqualifiée pour avoir fait jouer un joueur non licencié. On parle de Fumel, les années à venir mettront le nom de Fumel dans toutes les bouches.

Année 1939 Les titres de journaux sont éloquents : « Fumel déboulonne le SC Graulhet (11 à 3), écarte le SC Mazamet (9 à 5). » Le , Fumel s'impose face au FC Auch 18 à 0. Pierre Cambou et Jean Lissal sont en pleine actualité. En , Fumel se trouve démembrée par la guerre. Pierre Cambou entreprend avec quelques moins de 20 ans de faire revivre le rugby dans la cité. Pendant toute la saison de guerre, il tiendra bon en surmontant les nombreuses difficultés qui ne manqueront pas de se présenter.

De cette époque, le rugby fumélois jouissait déjà d'une réputation flatteuse, qui avait largement dépassé le cadre de notre région. Une équipe flambante, avec à la tête Delalix fit au cours de plusieurs saisons des ravages. On y trouvait des joueurs qui firent longtemps parler d'eux : Cournou, Saldana, Cler, Henri Robert pour n'en citer que quelques-uns. Ce fut au tour du Président Issandou de prendre la relève.

Année 1941 C'est l'exode de nombreux joueurs se présentent au portillon afin d'échapper au STO. La « grande équipe » va voir le jour.

La grande équipe thumb|L'USFL en 1940. thumb|La Grande équipe de 1941.

Construction du stade de 1941 à 1942 Commencé en 1941, il est inauguré le par Joseph Pascot. Le terrain de rugby est entouré d'une piste en cendrée et les spectateurs disposent d'une grande et d'une petite tribune. Le stade a été construit à l'initiative de Jean Cavallier, directeur de l'usine de Fumel. Il est dédié à son oncle Henri Cavallier. Les équipements sportifs comprennent, en plus du stade et de sa tribune, une piste d'athlétisme, 3 courts de tennis, une ancienne piscine, une salle pour le basket-ball, un fronton de pelote basque et une salle des fêtes. Des tuyaux de fonte ont été utilisés pour réaliser l'entrée du stade. La mairie de Fumel a acheté le stade en 1991 à la SADEFA. En 2008, le Ministère de la Culture et de la Communication a attribué le « Label Patrimoine du » au Parc des Sports Henri Cavallier. Le label Patrimoine du concrétise l’attention portée par l’État à la connaissance, la conservation et la mise en valeur du patrimoine architectural et urbain du , patrimoine très exposé.

De nombreuses individualités arrivent à Fumel en 1941. Elles auront pour nom : Pierre Taillantou, Jean Barreteau, Theux, Gaston Combes, Brinsalles, Bernard Cesses, Élie Pebeyre, Chamand, Steveno et Mounier. Une page est tournée, l'avenir de l'USFL s'inscrira en lettres d'or dans les annales du rugby. Le championnat sera rétabli en 1942-1943 et Fumel termine troisième d'une poule où figuraient le Stade toulousain et Brive.

L'US Fumel est éliminée du Challenge de l'Amitié en pour avoir recruté des joueurs appartenant à d'autres clubs.

Saison 1943-1944 Les Fumélois terminent en tête de la poule de classement et se retrouvent en poule de six où ils battent successivement Toulon, Perpignan et Pau, font match nul à Lourdes avant de perdre à domicile face au Stade nautique bayonnais laissant la qualification et le titre aux Catalans.

Saison 1944-1945 Fumel règne sur le rugby français. Du fait de la situation, des aléas de l'occupation, nombre de joueurs de valeur vinrent se fixer momentanément dans l'agglomération. Fumel verra la venue de tous les grands clubs de l'époque : l'USA Perpignan, le Stade toulousain, Toulon, Agen, la Section paloise, Toulouse olympique, Bayonne. Ils connurent tour à tour, après bien d'autres la loi des Fumélois. Sous la houlette de Jean Vissol, avec des appuis des plus larges sur le plan local, le quinze fumélois avec les Fau, Bernard Cesses, Magne, Moulinié, Baronie, Gomis, Gaston Combes et Pebeyre, qui devaient à cette époque, instrumenter en équipe de France, Pierre Taillantou, Theux, Jean Barreteau, Bellan, Barrau, Daguino, Pierre Brinsolles, Cam et bien d'autres, remirent à l'honneur le jeu à la main qui d'emblée enthousiasma les foules. Premier en poule de six devant le Stade toulousain, Narbonne et Castres puis de quatre après des victoires sur le SBUC, Tyrosse, et le Stade français à Paris, l'USFL élimine Roanne en huitième, Perpignan en quart avant de s'incliner devant Agen en demi-finale du championnat de France. Emmenés pas ses futurs internationaux Gaston Combes, Elie Pebeyre et le troisième ligne Jacky Gomis, l'USFL atteindra les quarts de finale de la coupe de France perdant d'un petit point à Paris devant Aviron bayonnais.. Les raisons de cette épopée tiennent sans aucun doute aux talents des joueurs mais aussi à un homme : Jean Vissol. Disposant de joueurs extrêmement mobiles, l'USFL privilégie le jeu déployé en envoyant la balle aux ailiers qui recentrent à la main ou au pied. Cette volonté de jouer vite et de solliciter le plus souvent possible les trois-quarts est caractéristique du rugby que pratiquaient les grandes équipes de l'époque.

Elie Pebeyre avait quitté Brive pendant la guerre pour échapper au STO (Service de Travail Obligatoire) en Allemagne. « Les dirigeants de Fumel savaient que je me cachais pas loin de chez eux, raconte Elie Pebeyre, ils sont venus me voir et j’ai signé à Fumel sous le nom de Perrin. Par la suite, on a officialisé la chose et j’ai retrouvé mon vrai nom. Fumel ne fut qu’un passage pour moi et une fois la guerre terminée, je suis naturellement retourné à Brive ».

De cette période faste pour le rugby fumélois, Il faut noter dans les tablettes du club, une demi-finale du championnat de France perdue en 1945 face au SU agenais et un quart de finale de la Coupe de France disputé à Paris face à l'Aviron bayonnais.