La place Denis-Dussoubs est une place circulaire de Limoges.

Situation et accès La place se situe à la jonction du boulevard Victor-Hugo, de l'avenue de la Libération et des rues Adrien-Dubouché, des Combes, François-Chénieux et Montmailler.

Origine du nom La place honore le révolutionnaire de 1848 Denis Dussoubs (1818-1851).

Historique Unique place Royale de Limoges, la place est créée en 1712, sous le nom de « place Dauphine », en l’honneur du Dauphin, le futur . Cette place faisait partie du premier projet d'ouverture de l'ancienne cité médiévale avec la destruction d'une partie des remparts, relancé et dirigé plus tard par l'intendant Turgot.

vignette|redresse=1.8|Vue de la place Denis-Dussoubs depuis la rue François-Chénieux|gauche

La place jouait un rôle important dans la circulation de la ville, car elle s'ouvrait — et s'ouvre encore — sur la route d'Angoulême (boulevard Victor-Hugo puis rue Armand-Dutreix), sur la route de Poitiers (rue Montmailler) et la route de Paris (rue François-Chénieux). Toutes les façades de la place présentent la même forme (rouges et blanches autour des ouvertures) afin de mettre en valeur la statue royale, qui était sans doute celle de , et qui trônait alors au centre de la place. Une plaque aux armes du royaume de France, et portant la date « 1712 », située à l'angle avec la rue Montmailler rappelle sa création.

Un plan de Turgot est fixé et arrêté en 1775 ; la place prendra la forme qu'on lui connaît véritablement, circulaire. Les façades des bâtiments furent imposées. On privilégia la brique à la pierre et au bois, plus coûteux. Cependant, la place ne fut jamais achevée en suivant tout à fait ce planClémentine Perrin, Pays du Limousin (numéro spécial), décembre 2007 .

En 1790, la place prend le nom éphémère de « place des Sans-Culottes », puis rapidement celui de « place de la Liberté », pour devenir à la « place de la Révolution » et reprendre le nom de « place Dauphine » en 1851.

La fontaine supportant des dauphins, œuvre de Broussaud construite en l'honneur du roi, est détruite lors de la Révolution française. Sous la , cette statue est remplacée par celle de Denis Dussoubs (œuvre de Léon Roussel-Bardelle) qui mourut sur les barricades de Paris en 1851, donnant ainsi son nom définitif à la place. Cette statue de bronze est fondue sous le régime de Vichy, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux.

Aujourd’hui, la place Denis-Dussoubs est l’un des lieux de la vie nocturne de Limoges avec ses cafés, sa brasserie et le cinéma « grand écran ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : Comité départemental du tourisme de la Haute-Vienne. : Brasserie artisanale Michard (ancienne Brasserie Saint-Martial) : il s’agit d'un bar fréquenté et de la dernière brasserie de la ville, qui comptait encore de nombreuses unités de production artisanale au milieu du . : Cinéma Multiplex Grand Écran : le plus grand cinéma de la ville (14 salles).

Notes et références

Bibliographie

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