L'Aîné des Ferchaux est un film français réalisé par Jean-Pierre Melville, sorti en 1963, adaptation du roman homonyme de Georges Simenon.

Synopsis Contraint de renoncer à une carrière de boxeur qu'il avait un temps envisagée, un jeune homme, Michel, se fait engager comme secrétaire et garde du corps de Dieudonné Ferchaux, vieux banquier devant quitter précipitamment la France pour fuir la justice. À New York puis à La Nouvelle-Orléans, les deux hommes apprendront à mieux se connaître tout en jouant au chat et à la souris.

Fiche technique Réalisation : Jean-Pierre Melville Scénario : Jean-Pierre Melville, d'après le roman éponyme de Georges Simenon Photographie : Henri Decae Cadreur : Alain Douarinou Musique : Georges Delerue (bande originale publiée sur EP Philips 432.973 BE, 1963.) Son : Julien Coutellier Montage : Monique Bonnot Assistant réalisateur : Yves Boisset, Georges Pellegrin Scripte : Élisabeth Rappeneau Photographe de plateau : Raymond Voinquel Production : Charles Lumbroso Sociétés de production : Spectacles Lumbroso, Ultra Film, Sicilia Cinematografica Société de distribution : Ufa-Comacico (France) Pays de production : , Format : Couleur par Eastmancolor - - 2,35:1, Franscope - Mono Genre : Drame, aventure, policier. Durée : 102 minutes Dates de sortie : Italie : France : Affiche : Jouineau Bourduge (France)

Distribution

Autour du film C'est la et dernière collaboration de Jean-Paul Belmondo avec Jean-Pierre Melville après Léon Morin, prêtre et Le Doulos. Le rôle de Michel était initialement destiné à Alain Delon mais ce dernier le refusa. Pour le rôle de Ferchaux, Melville voulait engager Spencer Tracy mais l'acteur était alors déjà malade et personne ne voulait l'assurer. Son personnage est inspiré du milliardaire Howard Hughes qui, à la suite de déboires, disparut durant 5 années après avoir engagé un secrétaire. Pour le tournage, Belmondo et Vanel n'ont jamais quitté le sol français : le film a principalement été tourné aux studios Jenner, l'autoroute est en réalité celle de l'Esterel garnie de voitures américaines. Le tournage se passa très mal entre Melville et Vanel. Ce dernier, après avoir accepté le rôle, dit à Melville qu'il n'aimait pas le scénario, qu'il y avait des invraisemblances, que la construction du film et les dialogues manquaient de rigueur, tandis que Melville ne voulut absolument rien changer. Un matin, alors qu'il s'apprêtait à partir pour Le Havre avec sa femme pour se rendre en Paquebot à New York où doit être tournée une partie du film, il reçoit un appel téléphonique de Melville qui, furieux, lui interdit de venir avec sa femme et lui hurle "Je ne veux pas de femme sur le tournage ! Vous entendez, Vanel ! Les femmes des comédiens sont des emmerdeuses ! Je n'en veux pas !". Charles Vanel, furieux que sa femme puisse être traitée d'emmerdeuse lui répond alors : "Écoutez-moi bien, Melville ! C'est ou moi et ma femme. Ou le film sans moi." Melville lui répond alors que le film se fera sans lui. Il rappelle Charles Vanel quelques heures plus tard pour s'excuser et lui dit sur un ton doucereux qu'il faut le comprendre, que le tournage à New York s'annonce difficile, surtout qu'il n'a pas reçu les autorisations de tournage. Charles Vanel lui répond alors qu'étant syndiqué, il est hors de question pour lui d'aller tourner à New York sans autorisation car c'est contraire aux règles syndicales. Melville dut alors renoncer à tourner à New YorkJacqueline Cartier, Monsieur Vanel. Un siècle de souvenirs. Un an d'entretiens, Robert Laffont, 1989, p.405. Un jour, Melville agressa verbalement Charles Vanel plus violemment encore que d'habitude, Jean-Paul Belmondo arracha alors le stetson et les lunettes noires dont s'affublait Melville en permanence puis le poussa violemment pour qu'il tombe par terre (ou lui aurait assené un coup de poing, selon les versions). Belmondo, emmenant Vanel, quitta ensuite un tournage sur lequel ils ne revinrent jamais, obligeant Melville à terminer (mal) le film dans des conditions très difficilesIncident cité par Yves Boisset dans son livre de souvenirs La vie est un choix (Plon éd./2011) et par Jean Paul Belmondo dans son livre de souvenirs Mille vies valent mieux qu'une (Fayard éd. /2016). , notamment en raison d'une postsynchronisation très longue à s'achever en raison des désaccords entre le jeune acteur et le réalisateur. .

Notes et références

Voir aussi L'Aîné des Ferchaux (téléfilm), adaptation télévisée réalisée en 2001 par Bernard Stora. Jean-Paul Belmondo y interprète cette fois le rôle de Paul Ferchaux, tandis que Samy Naceri est le jeune Mike Maudet.

Revue de presse Yves l'Her, « L'Aîné des Ferchaux », Téléciné , Fédération des Loisirs et Culture cinématographique (FLECC), Paris, -,

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