Par un beau matin d'été est un film franco-hispano-italien réalisé par Jacques Deray, sorti en 1965. Le film marque la première des quatre collaborations entre le réalisateur et Jean-Paul Belmondo.

Synopsis Francis (Jean-Paul Belmondo) et sa sœur Monique (Sophie Daumier) sont des petits délinquants ; Monique attire des hommes dans sa chambre à coucher et, très peu de temps après, son frère y fait irruption hors de lui, en prétendant que sa sœur est mineure. Pour préserver leur réputation les hommes doivent alors les payer. Frank Kramer (Akim Tamiroff) leur propose de participer à un enlèvement avec l'aide de Max (Georges Géret). Kramer leur promet une somme importante grâce à laquelle ils pourraient acheter le garage dont rêve Francis. C’est la fille du milliardaire Van Willie (Adolfo Celi), Zelda (Geraldine Chaplin), qui est visée. Le plan prévoit de l'interner dans la luxueuse villa d'un couple, Victor et Consuelo Dermott (Gabriele Ferzetti et Analía Gadé) et d'utiliser Victor Dermott comme messager pour récupérer la rançon. L'enlèvement se déroule sans problème mais les choses commencent à dérailler lentement jusqu'à un premier meurtre puis l'intervention de la police qui met fin à l'enlèvement.

Fiche technique

Titre : Par un beau matin d'été Réalisation : Jacques Deray Scénario : Didier Goulard, Maurice Fabre, Georges Bardawil et Jacques Deray, d'après le roman Un beau matin d'étéTitre original : One Bright Summer Morning. Paru en France dans la collection Série noire chez Gallimard en 1963. de James Hadley Chase Dialogues : Michel Audiard Musique : Michel Magne Décors : Georges Wakhévitch Photographie : Jean Charvein et Juan Julio Baena Son : Robert Biart Montage : Monique Kirsanoff Production : Raymond Borderie Directeur de production : Paul-Edmond Decharme Sociétés de production : France : Sud-Pacifique Films, C.I.C.C. Films Borderie, Terra Films Espagne : Producciónes Benito Perojo Italie : Jolly Film Société de distribution : Prodis (France) Budget : 2,5 millions de francs. (soit environ en ) Pays de production : , et Langue originale : français Format : noir et blanc — 2,35:1 (Franscope) — 35 mm — son mono Genre : Policier et drame Durée : Date de sortie : France : Classification CNC : mention « tous publics » (visa d'exploitation délivré le ) Affiches : Jean Mascii, Vanni Tealdi (France)

Distribution Jean-Paul Belmondo : Francis Geraldine Chaplin : Zelda Sophie Daumier : Monique Gabriele Ferzetti (VF : Marcel Bozzuffi) : Vic Dermott Analía Gadé : Consuelo Dermott Adolfo Celi (VF : Jean-Henri Chambois) : Van Willie Georges Géret : Max Zegetti Jacques Higelin : le motard qui a claqué une soupape Jacques Monod : Lucas Akim Tamiroff (VF : Georges Aminel) : Kramer Claude Cerval : Jean-Pierre, le pigeon voix off : Maurice Pierrat

Sortie et accueil Réception critique

Le film est passablement boudé par l'ensemble de la critique au moment de sa sortie.. Jean de Baroncelli du Monde émet un rare avis favorable, écrivant qu' et que , tout en saluant la mise en scène qui est à l'image du scénario, à savoir et les dialogues d'Audiard, . Parmi les critiques négatives, Henry Rabine de La Croix juge le long-métrage et Marcel Martin de Cinéma le trouve d'une , tandis que Michel Cournot du Nouvel Observateur juge les dialogues d'Audiard qui est pour lui , tout en n'épargnant pas Deray, qui pour lui . Michel Capdenac des Nouvelles Littéraires, lui, trouve le film .

Les prestations des acteurs est aussi critiqué. Si Baroncelli trouve Belmondo , Capdenac trouve que malgré le talent de l'acteur, il . Géraldine Chaplin est jugée par Jean-Louis Comolli et qu'elle selon Marcel Martin.

Box-office Sorti en concurrence avec Goldfinger, le film se contente de la seconde place des meilleures exclusivités parisiennes avec entrées sur trois salles. Sur l'ensemble du territoire français, le film démarre en place (en 2 place des nouveautés) du box-office avec entrées sur neuf salles. En deuxième semaine, c'est pas moins de enregistrée également dans cinq salles, portant le cumul à . Le film est diffusé dans 21 salles en troisième semaine d'exploitation, ce qui lui permet d'atteindre la quatrième place du box-office avec enregistrée à cette période, soit un total de . C'est à partir de la quatrième semaine à l'affiche qu'il atteint pour la première fois le podium en atteignant la troisième place du box-office avec un résultat de dans 28 salles, soit un total de depuis sa sortie. Tout en continuant modestement son parcours, il atteint les cumulées après près de deux mois d'exploitation et atteint le seuil maximum de 38 salles à la mi-avril. Le film quitte le top 30 hebdomadaire à la fin juin 1965 avec .

Entre sa sortie et le , Par un beau matin d'été totalise , se hissant à la 21 place du box-office annuel., tandis que sur une année d'exploitation en salles, le long-métrage totalise .. Le film termine son exploitation avec ., ce qui le place à la 24 place du box-office annuel de 1965..

Malgré le résultat modeste au box-office pour un long-métrage mettant Belmondo en vedette, il s'agit du premier film réalisé par Jacques Deray à atteindre le cap du million d'entrées sur le territoire français.

Notes et références Notes

Références

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