thumb|200px|Pa te Pou Ariki, chef de Takitumu de 181?? à 1855, son éventail de chef (ta'iri) dans une main et sa lance de guerrier dans l'autreSelon Frederick Joseph Moss, il s'agirait en réalite de Te Pou Makea de la lignée des Makea Vakatini Ariki. "Le 19 août 1893, décédait Mana-Rangi, chef de la branche Vakatini de la famille Makea. Il était le fils de Te-Pou, dont le portrait constitue la page de garde de l'ouvrage de John Williams "Missionary Enterprise" ("The Maori Polity in the Island of Rarotonga" by Fredrerick J Moss, JPS, 1894 Volume 3, No.1. p.21). Cela semble néanmoins surprenant, étant donné la légende de la gravure.thumb|200px|right|Pa Kuru va'a nui (Palais de Pa Ariki)La dynastie des Pa Ariki (API : /paːariki/) est l’une des deux lignées d’Ariki avec celle de Kainuku Ariki, de la tribu (vaka) de Takitumu sur l’île de Rarotonga (îles Cook).
Selon la littérature orale polynésienne, qui retranscrit la tradition orale, Tangiia Nui, fondateur de la tribu, aurait au cours de sa fuite de Tahiti vers Rarotonga, conclu une alliance avec Iro Nui Ma Ota, l’Ari’i de Vavau (ancien nom de Bora-Bora) et adopté son fils Tai te Ariki. À sa mort, Tangiia l’aurait placé à la tête de la chefferie, faisant de lui le premier des Pa Ariki. Il est généralement estimé que son règne aurait eu lieu durant la seconde moitié du ou au tout début du . L’ancien koutu (siège de la chefferie) appelé Pu kuru va'a nui est situé à Ngantangiia. Celui-ci semble aujourd’hui abandonné. La reconstruction d’un palais est néanmoins en projet depuis de nombreuses années, mais retardée pour des raisons de financement et un conflit foncier avec des MataiapoPa Ariki Palace planned (Cook Islands News du 14 juillet 2010).
Succession au titre de Pa Ariki Succession au titre de Tai te Ariki (ca. 1300) à Pa Taputapuatea (ca. 1820)
Les versions présentées ci-dessous ont toutes deux été publiées dans le Journal of the Polynesian Society. La première en 1892 sous le titre, e tuatua teia no te tupuanga mai o Pa, Ariki o Takitumu, no roto aia i te uanga ariki a Atea ma Papa mei Avaiki. Elle aurait été recueillie en 1857 par le missionnaire Charles Pitman auprès de Pa Upoko Takau Ariki avant d’être traduite et annotée par Henry NicholasHenry Nicholas était un marchand d’origine néo-zélandaise installé à Rarotonga depuis les années 1860. La seconde, intitulée Ko to Rarotonga are-korero teia no Iro-nui-ma-oata, fut publiée en 1917. Elle a quant à elle été recueillie par Stephen Savage auprès de Tamuera Te Rei, autrement connu sous son titre de More Ta’unga o te tini.
Si la version de Tamuera Te Rei semble un peu plus précise, on y notera toutefois un nombre de succession inférieur de 11.
L’orthographe des noms donnée dans les deux listes originales a été scrupuleusement respectée, y compris les majuscules, tirets et coquilles éventuelles. Version de Pa Upoko TakauVersion de Tamuera Te Rei1 Tai-te-Ariki (Te-Ariki-upoko-tini)1 Ta-i-te-ariki (Pa-te-ariki-upoko-tini)2 Tapu-tapu-atea 2 Taputapu-atea3 Te-Ariki-upoko-tini 4 Te-Ariki-o-te-rangi 3 Te Ariki-o-te-rangi5 Tui-te-rangi6 Rongo7 Te-Ariki-upoko-tini 8 Te-Ariki-noo-rangi 9 Rongo-i-te-uira 4 Rongo-te-Uira10 Te-akariki 5 Te Akaariki11 Rangi6 Rangi. Trois de ses fils Te Tumu, Te Aio et Taparangi lui succèdent au titre12 Te-Tumu 7 Te Tumu (aucune descendance)13 Te-aio 8 Te Aio (aucune descendance)14 Tapa-rangi 9 Taparangi15 Pare10 Pare (fils de Taparangi)16 Mauri-Rangi 11 Mauri-Rangi 17 Te-Ariki-vananga-rangi 12 Te-Ariki-vananga-rangi 18 Te-Ariki-mou-taua 13 Te-Ariki-mou-taua 19 Mai-o-taranga-nuku 20 Te-au-tanga-nuku 21 Takave 14 Tavake22 Tui-kuporu 15 Te Tui-Kuporu23 Te-ariki-eraka 16 Te Ariki-eraka24 Nga-poko akaturanga 17 Nga-Upoko-akatu-rangi25 Tutu-aenga 18 Tutarangi (Tutu-renga-ariki)26 Te-vei 19 Te Vei27 Ara-ki-vare-vare 20 Ara-ki-varevare28 Tingia 21 Tingiia29 Rangi 30 Te-Ariki-upoko-tini 31 Vaerua 32 Tautu 22 Te Tauu-o-te-rangi (frère de Tingiia)33 Iria 23 Iria (fils de Tingiia)34 Ai-tupao 24 Aitu-pou35 Moe-te-rauri25 Moe-tara-uri36 Ako26 Ako frère de Moe-tara-uri37 Ie-akariki27 Te Akaariki38 Te-Ariki-upoko-tini39 Tamaru28 Tamaru40 Mata29 Mata41 Te-rua-roa30 Te Ruaroa42 Tapu-tapu-atea31 Pa Puretu (Taputapuatea) Pa Puretu est également le nom que lui donne Maretu, « Cannibals and converts » p.202,
De Pa Taputapuatea (ca. 1820) à nos jours thumb|left|200px|Pa Maretu Ariki vers 1896 thumb|left|200px|Pa Tepaeru Terito Ariki en 1934 Pa Taputapuatea aurait eu selon la Haute Cour de Rarotonga, 3 épousesLire à ce sujet Affaire Pa Ariki, décision du 2 juillet 2004, paragraphe 17. La généalogie de Tamuera Te Rei n’en cite quant à lui que deux, Mata-tui-atua et Te Uira, fille de Makea Pini (cf. Makea Nui Ariki). De Mata-tui-atua et Te Uira naquirent trois enfants : Te Pou qui devait lui succéder ; TupeTupe devint le premier diâcre puis juge autochtone de la London Missionary Society à Rarotonga. Il décède en 1839. dont l’une des descendantes, Tetianui ou Titia-nui, accéda au titre en 1907voir à ce sujet et Te Pori qui fut l’une des trois épouses de Tinomana Enuarurutinicf. Article Tinomana Ariki. De la troisième épouse de Pa Taputapuatea descend l’actuelle lignée des Pa Ariki.
(43/32) Pa te Pou Ariki, ariki en titre en 1823, lors du premier passage du missionnaire de la LMS, John Williams, et l’installation de Papehia. Ses deux fils Te Ariki upoko tini et Taputapuatea, pressentis pour lui succéder décèdent avant sa mort ayant eu lieu en 1855. C’est donc sa fille Upoko Takau qui avec l’appui des missionnaires lui succède au titre de Pa Ariki. (44/33) Pa Upoko Takau Ariki appelée également selon les sources Mere Pa ou Mary Pa, est la fille de Pa te Pou et de son épouse chrétienne Te Upoko, elle-même sœur de Makea Pori. Elle succède à son père en 1855. Elle est la seconde femme à obtenir ce statut à Rarotonga. Elle épouse Opura, le fils de MaretuCélèbre pasteur originaire de Ngatangiia formé par les missionnaires de la London Missionary Society. On lui doit un récit autobiographique, traduit et publié en 1982 par Marjorie Tuainekore Crocombe sous le titre « Cannibals and Converts ». Ne pouvant avoir d’enfant, ils adoptent le fils d’une Rarotongienne et d’un Français. En 1895, alors âgée et malade, elle abdique en faveur de son fils adoptif qui lui succède sous le nom de Pa Maretu. Frederick Joseph Moss en témoigne ainsi, "(Mere Pa) was old, and had been weak and ill for some time....suddenly called her chiefs and people together, told them she was now old, and could not look properly after their welfare or live much longer, and to save trouble after her death, wished to name, as her successor, her adopted son Maretu, who is the native missionary of Ngatangi’ia. Maretu is an intelligent man, speaks English, is unobjectionable in character, and popular with the chiefs and people, but is not connected by birth with any of the ariki families. The assembled chiefs, not wishing to run counter to Queen Pa in her old age and weakness, did not dissent, but relied upon another opportunity when the vacancy should actually occur. But Pa was equal to the occasion; and two days later (the 31st October) they were again summonsed to a feast and requested to install Maretu at once.....Maretu was then installed as Pa of Takitumu"Report No. 19 Mr F.J. Moss to His Excellency the Governor, Wellington, 18th November 1895, 1896 AJHR A-3: 26, cité par Ross Holmes, juriste spécialisé en droit foncier, « Land lawyer corrects Tupe Short » (Letters to editor, Cook Islands News du 9 février 2011) (45/34) Pa Maretu Ariki, fils adoptif d’Upoko Takau et Opura. Il accède au titre en 1895, à la suite du « reo iku » (désignation orale de son successeur par un Ariki) de sa mère adoptive et grâce au soutien des autorités néo-zélandaises et de la London Missionary Society, lui-même étant pasteur. S’ensuivent des troubles au sein de la tribu, certains remettant en cause sa légitimité à accéder au titre. Il décède en . Le titre passe alors à une autre lignée de la famille. (46/35) Pa Tetianui Ariki est l'épouse de Makea Vakatini Daniela (lignée des Makea Vakatini Ariki) Dick Scott "Years of the Pooh-Bah" p.92. Née en 1867, elle aurait été intronisée en 1907. Descendante de Pa Taputapuatea, elle aurait été également adoptée par Pa Upoko Takau Ariki (Mere Pa). N’ayant pas d’enfant, le titre passe à la suite de son décès ayant eu lieu en 1923 ou 1924, à une autre lignée, celle de l’actuelle Pa Ariki. (47/36) Pa Tepaeru Terito Ariki appartient a encore une autre lignée que Pa Tetianui Ariki, celle de la troisième épouse de Pa Taputapuatea. Née le , elle est intronisée en 1924 à l’âge d’un an. Elle épouse en 1979 en secondes noces, Tom Davis. Elle décède en . Sa fille aînée Marie Peyroux lui succède. (48/37) Pa Tepaeru Teariki Upokotini Marie Ariki, intronisée le .
Notes
Sources « Ko to Rarotonga are-korero teia no Iro-nui-ma-oata », by Tamuera Te Rei, JPS, vol.22 (1917), p.45-65. e tuatua teia no te tupuanga mai o Pa, Ariki o Takitumu, no roto aia i te uanga ariki a Atea ma Papa mei Avaiki, Genealogies and historical notes from Rarotonga - Part I, JPS, vol.1 (1892), p.20-29.
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