(Le Bon Compagnon) est une complainte traditionnelle des forces armées allemandes, composée en 1809 à Tübingen, ville universitaire de Wurtemberg, par Ludwig Uhland.
Friedrich Silcher mit en musique ce poème en 1825, probablement aussi à Tübingen.
En tant que chant militaire, il est plus connu sous le titre Ich hatt' einen Kameraden (J'avais un camarade), incipit qui reprend le premier vers de la première strophe.
Texte et traduction française
Version française
J'avais un camarade, De meilleur il n'en est pas ; Dans la paix et dans la guerre Nous allions comme des frères Marchant d'un même pas.
Mais une balle siffle. Qui de nous sera frappé ? Le voilà qui tombe à terre, Il est là dans la poussière ; Mon cœur est déchiré.
La main, il veut me prendre Mais je charge mon fusil ; Adieu donc, adieu mon frère Dans le ciel et sur la terre Soyons toujours unis.
Mélodie
Usages
Étant un chant très populaire dans la Wehrmacht, puis dans la Bundeswehr, il fut chanté notamment à l'hôtel de ville d'Ulm lors de l'enterrement d'Erwin Rommel en 1944, ainsi qu'en l'église paroissiale de Saint-Privat-la-Montagne lors de la célébration du centenaire de la bataille du . Ce chant a également été interprété par les représentants d'associations d'anciens combattants parachutistes aux obsèques du général Bigeard, ce qui fut à l'origine d'une polémique entre le général Dary, gouverneur militaire de Paris et le général Cann, président de l'une de ces associations.. La version française J'avais un camarade a été chantée lors de la cérémonie d'hommage à Dominique Venner, essayiste français classé à l'extrême-droite, le , dix jours après son suicide dans la cathédrale de Notre-Dame de ParisElle peut être écoutée sur Youtube à l'adresse : https://www.youtube.com/watch?v=A2MekAxCOyE (à 01:10:25).. Il existe une autre version française, La Cavalcade, composée par le lieutenant parachutiste Jean de Brem, auteur de Testament d'un Européen, dernier militant de l'OAS à avoir été abattu par la police, en à Paris. Marc Bloch, historien, germaniste et resistant fusillé en 1944, a écrit en 1943 un poème intitulé Ich hatte einen Kamarad, dont le titre est une référence à ce texte. Ce chant a longtemps été un lien de fraternisation entre les mouvements néofascistes européens, chanté de façon rituelle chaque année à Madrid (et cela jusqu'à la fin du régime franquiste et le retour à la démocratie sous le roi Juan Carlos), lors de la commémoration de l'exécution du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera. Le chant est également chanté dans la Légion étrangère, en français et en allemand, car après la Seconde Guerre mondiale, bon nombre de soldats de la Wehrmacht et de la SS se sont enrôlés dans la Légion étrangère ; c'est ainsi que certains régiments étaient composés en majorité d'Allemands. La version kabyleVersion kabyle. est chantée par le chanteur engagé Ferhat Mehenni, dit Ferhat Imaziɣen Imula. En 2014, cette chanson s'entend dans la bande originale du long métrage Pas son genre de Lucas Belvaux (source : générique).
Liens externes Chanté par la légion étrangère
Références
Catégorie:Chant militaire Catégorie:Chanson allemande Catégorie:Chanson des années 1820 Catégorie:Poésie du XIXe siècle