La Frette-sur-Seine est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Frettois..
Géographie Localisation La commune est située sur la rive droite de la Seine, à environ au nord-ouest de Paris, en limite des Yvelines. vignette|centré|redresse=1.5|Un quartier en coteau en bord de Seine.
Communes limitrophes
Géologie et relief La superficie de la commune n'est que de , majoritairement sur la rive droite de la Seine. Le point culminant de la commune se trouve au Tartre Mulet à + ; quant au point le plus bas, il correspond à l'endroit où la Seine quitte le territoire communal, à +.
Comme particularité territoriale, une bande de terre inconstructible de en bordure de La Seine se trouve sur la rive gauche, dépendant du SIAAP, avec l'usine d'épuration d'Achères.
La commune s’est installée entre deux formations géo morphologiques importantes : les buttes témoins du Parisis (appartenant à la commune de Cormeilles-en-Parisis) et un méandre de la Seine. La butte est très perceptible sur le territoire communal depuis le plateau. Les sols de la Frette se constituent d’un empilement de couches sédimentaires. On y retrouve : des formations calcaires, excellent support pour les constructions, la présence de gypse, nécessaire à la fabrication du plâtre fin, la présence de craie, pour fabriquer de la chaux, du mastic ou encore de la peinture, des marnières pour l’amendement des cultures.
Le sous-sol de la Frette-sur-Seine, comme dans le reste de l’Île-de-France, est constitué d’un empilement de couches sédimentaires de l’ère tertiaire, quasiment en couches horizontales, reposant sur une assise de craie de l’ère secondaire, des couches entaillées par le lit de la Seine. Sur le territoire communal on peut observer des traces de calcaire. En effet, c’est la plateforme de calcaire de Saint Ouen (et/ou le calcaire de Ducy) qui apparaît. D’âge oligocène et éocène supérieur, elle est alignée selon les directions nord-ouest/sud-est correspondant à la direction armoricaine. Elle témoigne des dépôts successifs avant l’action de l’érosion qui a modelé le relief lorsque les terrains ont émergé.
La zone calcaire est responsable de fontis, c'est-à-dire de remblaiement d’ancienne carrière par effondrements successifs. Il s’agit d’un phénomène brutal qu’il est impossible de prévoir.
Le gypse, ou pierre à plâtre, est composé de sulfate de chaux, instable au contact de l’eau. Après son dépôt, la couche rocheuse, fracturée, a fait l’objet d’une érosion interne (dissolution) responsable de cavités. Ce sont ces cavités naturelles qui sont à l’origine de l’instabilité des terrains situés au-dessus.
La craie est une roche sédimentaire elle aussi responsable de mouvements de terrain.
Les marnières sont des cavités artificielles creusées par l’homme afin d’extraire le matériau. Les phénomènes d'érosion et de dissolution par l'eau infiltrée, conduisent quelquefois à des effondrements de ces cavités..
Hydrographie La commune est traversée par la Seine.
La distance fluviale de la commune à Paris est de , avec deux écluses, compte tenu des méandres du fleuve, et l'estuaire du fleuve est éloigné de en passant encore par quatre écluses..
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Pontoise à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Voies de communication et transports Routier Les voies communales atteignent une longueur cumulée de .. De plus, la commune est traversée au Nord par la .
Transports en Commun La Frette-sur-Seine est desservie par la gare de La Frette - Montigny sur la ligne J du Transilien (ligne de Paris-Saint-Lazare à Mantes-Station par Conflans-Sainte-Honorine).
Plusieurs arrêts d'autobus du réseau de bus Val Parisis (lignes 30.21O, 30.32, 30.34, 30.38 et 95.20 notamment) desservent La Frette-sur-Seine.
Urbanisme Typologie Au , La Frette-sur-Seine est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Morphologie urbaine Deux types de tissus se distinguent :
Le bourg ancien est constitué du noyau urbain historique, structuré linéairement par rapport à la Seine, peu large (parfois limité à la longueur d'une parcelle), s'étirant sur plusieurs kilomètres et s'étageant en terrasse le long du coteau. Ces longs axes majeurs se constituent au Moyen Âge. Ce développement linéaire s'est opéré jusqu'au début du . Un sentiment d'intimité est donné par la proximité entre le cordon bâti linéaire qui se détache sur un fond végétal vertical et le fleuve. Fleuve, alignements végétaux, voirie, bâti, relief, marquent une forte continuité par un effet de redondance géométrique. La continuité, la linéarité, la densité du bâti ainsi que la typologie créent à la fois l'image de bourg rural et d'ambiance de villégiature attachée au centre historique. Le traitement actuel des berges est relativement récent et a éloigné la Seine du quai (création d'un espace entre voie et fleuve, alignement d'arbres). Cette rupture entre le territoire de la commune et le fleuve est accentuée par la circulation automobile sur les berges. Ces espaces sont utilisés pour la promenade et des manifestations festives.
Le tissu pavillonnaire, où le réseau parcellaire a été favorisé dès le milieu du en même temps que l’arrivée du chemin de fer. Il garde encore par endroits ses anciennes caractéristiques du parcellaire agricole. S'y est développé un tissu pavillonnaire qui peut présenter des variations perceptibles selon les époques de constructions, avec parfois des références aux archétypes architecturaux rencontrés sur le quai (rue Jean Lefebvre par exemple on distingue de belles demeures caractéristiques des bâtiments de villégiature comme les maisons Lecoeur). Dans ces secteurs, la plupart des rues sont traitées de façon uniforme, sans hiérarchisation ce qui banalise le paysage. La place de la gare constitue l'espace public le plus important du plateau. C'est une succession d'espaces indéterminés : stationnements, aire de marché, parking de la gare. Son organisation et l'aménagement de cet espace ne répondant pas à l'importance de cette seconde centralité urbaine de la commune.
Logement En 2015, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2010.
Parmi ces logements, 91,4 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 7,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 22,8 % des appartements.
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 80,6 %, en légère baisse par rapport à 2010 (81,8 %). Le reste (17,8 % en 2015, 16 % en 2010) étant louées avec une partie de logements HLM loués vides qui était de 2,8 % en 2015 contre 1,2 % en 2010, leur nombre ayant doublé 52 en 2015 contre 21 en 2010..
Projets d'aménagement Plusieurs aménagements sont prévus dans le secteur de la Mardelle, le secteur Calmette et le secteur Avenue des Lilas. La volonté de la mairie étant de « préserver le caractère général de la commune, sans dénaturer l’esprit village pour une commune à échelle humaine, la préservation du caractère paysagé et la création de logements sociaux pour tendre vers l’objectif de 20 % de logements locatifs aidés. ». La surface totale prévue pour les aménagements est de dont 1,3 pour le secteur de la Mardelle, 0,6 pour le secteur Calmette et enfin 3,1 pour le secteur Avenue des Lilas..
Risques naturels et technologiques Risques d'inondation La commune étant concernée par les risques d'inondations, les surfaces inondables se situent au niveau des quais de Seine, de la rue de la Gare, de la rue Jean Lefebvre et de la rue Victor Hugo. Divers épisodes telles que les crues de 1910 (Crue de la Seine de 1910), 1983 et 1995 ont conduit à la mise en place d’un PER (Plan d’exposition aux risques) le . Celui-ci s’accompagne du Plan de Prévention des Risques d’Inondations (PPRI) approuvé par la commune le .
Risques industriels Des conduites souterraines de transport d’hydrocarbure (TRAPIL) traversent la commune, ce qui présente des risques potentiels.
Plusieurs sites industriels sont recensés sur la commune comme potentiellement pollués. Il s'agit du : 122 rue d’Argenteuil (ancienne carrosserie), 34 ter rue Pasteur, 129 bis boulevard de Pontoise (garage), avenue des Lilas (négoce de pneus d’occasion).. On note également la proximité de l'usine d'épuration des eaux usées Seine-Aval. Cette installation est un site classé Seveso seuil haut depuis le . Pour la commune, les espaces habités sont situés à plus de 400 m des installations classées.
Risques de mouvements de terrains La commune est située sur un sol géologique particulièrement faible. Plusieurs carrières souterraines abandonnées sont situées dans son sous-sol. La Frette est située sur une zone de risques. Ces carrières sont susceptibles d’être responsables d’effondrements de terrain sous-minés, comme cela a déjà eu lieu plusieurs fois depuis les années 1770. Un premier arrêté de réglementation avait été mis en place dès les années 1881 pour limiter les constructions en zone sensible. Ces 20 dernières années, les principaux mouvements de terrain ont eu lieu boulevard de Pontoise et rue Marcellin Berthelot. Trois fontis étaient apparus : un de en 1981, un de en 1996 et un de en 1997.
Toponymie L'origine du nom de « La Frette » provient peut-être du latin fraustrum, terre inculte, de l'ancien français fraite, fossé, ou selon des historiens locaux du bas latin fretta, fret, liée à l'activité portuaire : le fret, c'est-à-dire le prix de location d'un bateau ou de son contenu.