Cet article traite de l'altercation qui opposa Guy-Auguste de Rohan, comte de Chabot, dit le chevalier de Rohan, et l'écrivain et philosophe François-Marie Arouet, dit Voltaire, au mois de .

L'altercation D'après Gilles PerraultGilles Perrault, Le Secret du Roi , ouvrage revendiquant bon nombre de sources., cette lutte inégaleGuy-Auguste de Rohan appartient à la Maison de Rohan, l'une des familles nobles les plus puissantes et les plus influentes de l'époque entre Voltaire et Rohan naquit un soir à la Comédie-Française, dans la loge d'Adrienne Lecouvreur. Le chevalier, jaloux du succès de Voltaire auprès de la comédienne, lui aurait dit devant celle-ci, pour faire valoir sa haute noblesse face au roturier : La réplique fuse : ( rapportent encore : ).

Valérie van Crugten-André, historienne (à l'université libre de Bruxelles), donne d'autres détails sur cette affaireVoir memo.fr. L'altercation commence à l'opéra (fin ) : C'est deux jours après, à la Comédie-Française en présence d'Adrienne Lecouvreur, que Voltaire répond à une nouvelle charge du Chevalier qu’il commençait son nom et que Chabot finissait le sien. Rohan lève sa canne, mais se ravise…

Toutefois, on trouve une version différenteSur le site adlitteram.free.fr.. L'altercation aurait eu lieu à la suite d'une discussion mouvementée, lors d'un dîner chez le duc de Sully : .

Dans les deux versions, Voltaire est bastonné lors d'un (autre) repas chez Sully, un domestique le fait descendre dans la rue où deux voitures l'y attendent. Chez Gilles Perrault, de l'une jaillit une volée de tape-dur armés de bâtons, et tapi dans l'autre, Rohan s'écrie : .

Dans l'autre version, on le prie de venir s'asseoir un instant dans une voiture, il est saisi par le devant de ses habits, et un autre homme le frappe par derrière de cinq ou six coups de baguette. Le chevalier de Rohan, posté à quelques pas de là dans sa voiture, s'écrie : .

Le , le rapport de police suivant est adressé au ministre :

Les conséquences : l'emprisonnement et l'exil

Voltaire veut se battre avec Guy-Auguste de Rohan-Chabot, ce qui lui vaudra son embastillement, mais ménagé tout de même par la lettre suivante, écrite par Maurepas au gouverneur de la Bastille :

Les versions divergent également sur la durée de détention, Voltaire serait resté à la Bastille entre quinze joursD'après Gilles Perrault et six mois.

Voltaire obtient son départ pour l'Angleterre pour quitter la Bastille :

René PomeauRené Pomeau, Voltaire en son temps précise que Voltaire est embastillé le et est en partance pour Calais le de la même année.

Notes et références

Catégorie:1726 en France Catégorie:Janvier 1726 Catégorie:Bastille (Paris) Catégorie:Voltaire Catégorie:Maison de Rohan-Chabot