avant 1789

Cette page concerne l’année 1788 du calendrier grégorien.

Événements Hiver doux. Printemps frais. Échaudage des blés en mai-juin. Récolte catastrophique. Un orage de grêle d’une force exceptionnelle ravage toutes les campagnes céréalières entre Loire et Rhin le . La sécheresse sévit dans les régions méridionales. Vendanges précoces, le à Dijon. Certains auteurs estiment que cette météo a pu encourager la Révolution française. : création de la Société des amis des Noirs par Brissot, pour l’abolition de l’esclavage. : remontrances du Parlement de Toulouse sur l’édit du mois d’ portant prorogation du second vingtième ; il est enregistré par lit de justice le en présence du comte de Périgord. : le Parlement de Paris, qui se sent menacé de suppression par le gouvernement, prend les devants et par un arrêté qui expose les lois fondamentales de la monarchie et fait des corps intermédiaires liés à la société d’ordres le caractère essentiel de la constitution monarchique. : les représentants du clergé de France refusent l'instauration de la cour plénière et affirment que l'impôt nécessite l'accord des trois états. 5 - : le marquis d’Agoult, capitaine des gardes, tente d'arrêter en pleine séance les conseillers d’Epremesnil et Montsabert. Protégés par leurs confrères, ils parviennent à s'enfuir mais se livrent le lendemain . : un lit de justice tenu à Versailles impose les réformes judiciaire et politique du garde des sceaux Lamoignon, tandis que les gouverneurs de province tiennent des lits de justice dans toutes les cours souveraines. de grand bailliage, remplacent les Parlements. Ils doivent appliquer un nouveau code d’instruction criminelle qui supprime la « question préalable », torture précédant l’exécution afin d'obtenir le nom des complices du condamné. L’enregistrement des lois passe à une cour plénière dont les membres sont choisis par le roi. Elle se réunit le , mais de nombreuses personnalités refusent d’y siéger. Les Parlements résistent à leur mise en vacances et sont soutenus par des émeutes populaires à Paris (), Toulouse et Rennes.

vignette|alt=Tableau représentant la journée des Tuiles de 1788.|La Journée des Tuiles du par Alexandre Debelle, (musée de la Révolution française). : « journée des Tuiles » à Grenoble, en soutien du Parlement du Dauphiné et pour le maintien de ses privilèges. Le gouverneur de Dauphiné veut disperser les parlementaires avec des troupes, ce qui déclenche une émeute faisant trois morts. : partie de Pondichéry le , l’ambassade de Tipû Sâhib, première mission diplomatique envoyée par un prince indien à une puissance européenne, arrive à Toulon. : les notables grenoblois des trois ordres se réunissent à l’Hôtel de Lesdiguières pour réunir sans autorisation royale les états généraux du Dauphiné.

les remontrances du clergé sont présentées au roi. L’assemblée du clergé, réunie du au , refuse d’entériner les reformes du et condamne l’octroi de droits civils aux non-catholiques. Mémoire pour la nation juive portugaise, rapport remis à l’intendant de Guyenne Dupré Saint-Maur pour Malesherbes sur la « question juive », réalisé avec par les Juifs de Bordeaux avec l’aide de Moïse de Samuel Gradis. Une commission de huit Juifs de France expose ses désirs sociaux et professionnels. 2 et : l’Assemblée du clergé accorde au roi un don gratuit extraordinaire de livres. : Loménie de Brienne décide de convoquer les États généraux. Il institue en pratique la liberté d’expression. : un orage de grêle traverse la France dévastant villes et villages et détruisant les récoltes de blé et de lin. La disette amène la misère et la faim. Chrétien François de Lamoignon, garde des Sceaux en 1787, soumet au roi Louis XVI un mémoire alarmant sur la situation où il annonce des lendemains dangereux pour le pays. vignette|Louis XVI recevant les ambassadeurs de Tipu Sultan venus solliciter son aide contre les Anglais, dans le salon d’Hercule, le 10 août 1788, Émile Wattier, vers 1850 : les trois ambassadeurs de Tipû Sâhib arrivent à Paris. Ils sont reçus par Louis XVI et la cour à Versailles le . Ils quittent Paris le puis s’embarquent à Brest le sur la frégate, la Thétis, avant de rejoindre Pondichéry le . : Réunion des états généraux du Dauphiné à Vizille. Les Dauphinois, qui réclament le rétablissement de leurs États provinciaux, envoient leurs délégués au château de Vizille. L’assemblée se déclare représentative et réclame la convocation des États du Dauphiné avec doublement du tiers. Les nouveaux États se réunissent à Romans le dans l’église du couvent des Cordeliers sous la présidence de Lefranc de Pompignan, archevêque de Vienne. : un arrêt du conseil du Roi fixe la réunion des États généraux pour le . : proclamation de la banqueroute financière de l’État. Suspension du paiement des capitaux et des rentes, tout paiement de gages et appointements se fait à 50 % en papiers d’État. : démission du ministre Loménie de Brienne devant la banqueroute de l’État. : rappel de Necker aux finances. Il reprend les paiements de l’État () et rappelle les Parlements (). : après la démission de Brienne, des fêtes spontanées ont lieu à Paris qui dégénèrent en émeutes et sont réprimées violemment, notamment ce . et : les administrateurs de la Caisse d’Escompte prêtent au gouvernement deux fois 15 millions de livres, et encore 25 millions de livres en , 10 millions en . Necker emprunte également 7 millions aux notaires de Paris et 7,6 millions à la loterie royale. : arrêt du roi qui suspend toute exportation des grains. : renvoi de Lamoignon. : le Parlement de Paris réclame les procédures de 1614 aux États généraux. : le renvoi de Lamoignon a provoqué des manifestations festives qui ont évolué en émeutes causant des affrontements dont le plus violent eut lieu ce où 50 à 80 personnes sont mortes. - : seconde Assemblée des notables, convoquée par le roi le , pour traiter quelques questions préliminaires sur l’organisation des États. L’Assemblée refuse le doublement du tiers état. Passant outre, Louis XVI décide le le doublement du tiers état, qui aura autant de députés que les deux autres ensemble (noblesse et clergé). : à Falaise, en Normandie, 2000 ouvriers brûlent une machine à filer le coton. : Loménie de Brienne est nommé cardinal et se rend à Rome pour les deux années à venir. : Necker réussit à obtenir le doublement du Tiers état aux États généraux. : l’assemblée municipale de Marseille réclame l’augmentation du nombre des élus du tiers état et le vote par tête aux États généraux.

Articles connexes

L’année 1788 dans le monde Chronologie de la Révolution française Chronologie de la France sous Louis XVI Révolution française Orage

Liens externes

Notes et références