Les Hawks d’Atlanta (en anglais : Atlanta Hawks « les rapaces d’Atlanta ») sont une franchise professionnelle de basket-ball de la National Basketball Association (NBA) basée à Atlanta en Géorgie. Ils font partie de la Conférence Est et de la Division Sud-Est. Ils disputent leurs rencontres à domicile à la State Farm Arena située dans le centre-ville d'Atlanta.
Fondée à Moline, Illinois en 1946 sous le nom des Blackhawks des Tri-Cities, cette équipe fait partie de la National Basketball League (NBL) lorsqu'elle rejoint la National Basketball Association (NBA) en 1949. Lors de son déménagement à Milwaukee en 1951, la franchise prend le nom de Hawks de Milwaukee. Elle s'installe à Saint Louis en 1955 où elle remporte son unique titre de champion NBA en 1958. Cette équipe est présente à Atlanta depuis 1968.
Les Hawks n'ont plus remporté le titre NBA depuis 1958. Il s'agit de la deuxième franchise, après les Kings de Sacramento, à posséder la période la plus longue sans titre. Toutes les participations des Hawks en Finales NBA datent de l’époque où la franchise était basée à Saint Louis.
Ces résultats s’expliquent en partie à cause des mauvais choix effectués lors de la draft de la NBA. En effet, depuis 1980 seuls cinq joueurs draftés par la franchise (Doc Rivers, Kevin Willis, Al Horford, Jeff Teague et Trae Young) ont été sélectionnés pour disputer un All-Star Game.
Historique de la franchise
Des débuts difficiles (1946-1954) À l'origine basée à Buffalo, la franchise déménage très vite (après 38 jours) dans l'Illinois et prend le nom de Tri-Cities Blackhawks. Ce nom fait référence à la guerre de Black Hawk, un conflit opposant en 1832 l'armée américaine à une tribu Indienne menée par le chef Black Hawk alors que celle-ci cherche à récupérer ses terres au nord de l'Illinois.
La franchise est partagée par trois villes voisines surnommées Tri-Cities et situées sur les bords du fleuve Mississippi : Moline, Rock Island (Illinois) et Davenport (Iowa). L'équipe évolue dans la National Basketball League (NBL). En 1949, les Blackhawks font partie des cinq équipes de la NBL qui rejoignent la National Basketball Association, un nouveau championnat composé de 17 équipes.
Lors de sa première saison au sein de la NBA, la franchise remplace, après 6 défaites en 7 matchs, l'entraîneur Roger Potter par Red Auerbach. Il conduit l'équipe à un bilan de 29 victoires pour 35 défaites. Malgré ce bilan négatif les Blackhawks se qualifient pour les playoffs mais chutent au premier tour face aux Packers d'Anderson.
À l'intersaison, Red Auerbach quitte les Blackhawks pour rejoindre les Celtics de Boston. La franchise sélectionne en troisième choix de la draft 1950 le meneur Bob Cousy qui est échangé aux Stags de Chicago contre Gene Vance. Bob Cousy rejoint peu de temps après Boston à la suite de la faillite des Stags et deviendra un membre du Hall of Fame tandis que Gene Vance dispute 71 rencontres au cours de ses trois saisons en NBA pour une moyenne de 6,6 points par match.
Au début de la saison 1950-1951, le championnat est réduit à 11 équipes. Les Blackhawks finissent derniers de la Division Ouest avec un bilan de 25 victoires et 43 défaites et connaissent trois coachs différents au cours de la saison.
À l'entame de la saison 1951-1952, le propriétaire Ben Kerner déménage la franchise à Milwaukee dans le Wisconsin. Les Hawks finissent derniers de leur Division au cours des deux saisons suivantes.
Bob Pettit et les années fastes (1954-1968) vignette|Bob Pettit en 1961. Avec le second choix de la draft 1954, Milwaukee sélectionne l'ailier Bob Pettit. Ce joueur, qui va complètement bouleverser l'avenir de la franchise, finit quatrième meilleur marqueur du championnat dès sa première saison et remporte le titre de rookie de l'année. Milwaukee est cependant toujours dernier de sa Division.
Les mauvais résultats et l'affection des fans pour les Braves, l’équipe locale de baseball, incitent Ben Kerner à déménager une nouvelle fois son équipe de basket. En 1955 les Hawks s’installent donc à Saint Louis, dans le Missouri. Ce changement opère de façon positive sur le plan sportif puisque Bob Pettit remporte le premier titre de meilleur joueur en menant la ligue aux points et aux rebonds à l'issue de la saison. Avec 33 victoires et 39 défaites, les Hawks finissent seconds du championnat à égalité avec les Lakers de Minneapolis de George Mikan et se qualifient pour les playoffs pour la première fois depuis 1950. Ils éliminent Minneapolis en demi-finales de Division et échouent aux portes des Finales NBA face aux Pistons de Fort Wayne.
En 1956, les Hawks disposent du second choix de la draft. À l'époque, un système de sélection territoriale permet à une équipe de sélectionner un joueur ayant évolué dans une université voisine de la franchise : c'est le territorial pick. Les Celtics de Boston l'utilisent pour sélectionner Tom Heinsohn mais l'équipe de Red Auerbach convoite également Bill Russell, un pivot qui semble être doté de merveilleuses qualités défensives. Les Saint Louis Hawks sélectionnent Bill Russell en seconde position et le transfèrent aux Celtics contre le All-Star Ed Macauley et le rookie Cliff Hagan. Bien que ces deux joueurs firent une carrière satisfaisante, les Hawks ont tout simplement laissé passer le meilleur pivot défensif de l'histoire qui aida par la suite Boston à conquérir huit titres consécutifs.
En 1957, après un départ difficile, l'équipe finit première de la Division Ouest à égalité avec les Lakers de Minneapolis et les Pistons de Fort Wayne. Bob Pettit finit deuxième meilleur marqueur du championnat mais passe la fin de la saison avec le poignet dans le plâtre. L'équipe se fraie un chemin jusqu'en Finales NBA et se retrouve opposée à Boston, une équipe qui semble promise au titre. Une victoire 96-94 des Saint Louis Hawks, sur une claquette de Cliff Hagan dans les dernières secondes du match six, oblige les deux équipes à disputer un match sept décisif. Cette rencontre, diffusée à la télévision sur le réseau national, est considérée comme un des plus grands moments de l'histoire de la NBA. Après une double prolongation, Bob Pettit rate le tir au buzzer et les Saint Louis Hawks s'inclinent sur le score de 125 à 123, laissant Boston remporter son premier titre NBA.
La saison suivante la franchise remporte 41 victoires et finit en tête de la Division Ouest. Il s'agit de la première saison conclue sur un bilan positif de l'histoire des Hawks. Bob Pettit termine troisième marqueur et second rebondeur du championnat. Saint Louis retrouve Boston lors des Finales 1958. La série s'annonce disputée mais Bill Russell est victime d'une entorse à la cheville lors du troisième match. Tout devient alors plus facile pour les Hawks qui remportent leur premier titre NBA à l'issue du match six lors au cours duquel Bob Pettit marque 50 points, record en playoffs à l'époque. Ce titre NBA est à ce jour le seul remporté par la franchise.
En 1959, l’équipe se renforce avec le pivot Clyde Lovellette. Bob Pettit finit meilleur marqueur du championnat et remporte son second titre de meilleur joueur de la ligue. Les Hawks qui terminent la saison sur un bilan de 49 victoires et 23 défaites semblent devoir retrouver les Celtics en Finales pour la troisième année consécutive mais lors des Finales de Division ils se font surprendre en six matchs par Minneapolis et son rookie Elgin Baylor.
En 1960, Saint Louis remporte la Division Ouest pour la troisième année de suite avec seize victoires de plus que son dauphin, les Pistons de Detroit. Après avoir disputé un match sept face à Minneapolis en Finales de Division, la franchise retrouve Boston, son éternel rival, en Finales NBA. Cette fois-ci la meilleure défense du championnat, 110 points encaissés par match, ne peut rien faire face à Bill Russell qui capte 35 rebonds lors du match sept. Boston s'impose 122-103 lors du match décisif et remporte de nouveau le titre NBA.
Lors de la draft 1960, les Hawks sélectionnent Lenny Wilkens. Ils finissent en tête de leur Division mais épuisés par la série face aux Lakers, qui résident désormais à Los Angeles, les Hawks sont balayés en cinq matchs par les Celtics de Boston en Finales NBA.
La saison 1961-1962 s'avère catastrophique. Lenny Wilkens doit remplir ses obligations militaires et Clyde Lovellette se blesse à la mi-saison. Après cinq saisons au sommet de la NBA, l'équipe ne se qualifie pas pour les playoffs.
Les Hawks redeviennent compétitifs la saison suivante. Ils profitent de l'effondrement d'une ligue concurrente, l'American Basketball League (ABL), pour se renforcer et finir seconds à l'Ouest. Le rookie Zelmo Beaty est sélectionné dans la All-Rookie Team et l'entraineur Harry Gallatin remporte le premier titre d'entraîneur de l'année. Saint Louis est éliminé en sept matches par les Lakers de Los Angeles en finales de Division.
En 1963, la franchise signe le vétéran Richie Guerin en provenance de New York. Les Hawks finissent seconds à l'Ouest mais échouent, à nouveau, en sept matchs en finales de Division face aux Warriors de San Francisco de Wilt Chamberlain.
Les blessures de Bob Pettit et de Richie Guerin rendent la saison 1964-1965 difficile. Harry Gallatin est remplacé par Richie Guerin qui devient alors joueur-entraîneur. Les Hawks se maintiennent toujours à la seconde place de la Division Ouest mais sont éliminés dès le premier tour des playoffs par les Bullets de Baltimore.
En 1965, Bob Pettit décide de prendre sa retraite après onze saisons et 792 matchs disputés sous le maillot des Hawks. Il affiche une moyenne en carrière de 26,4 points et de 16,2 rebonds. Il a disputé quatre finales et remporté un titre NBA. Il a également obtenu quatre fois le titre de meilleur joueur du All-Star Game et deux fois le titre de meilleur joueur de la saison. Bob Pettit est également le premier joueur de l'histoire à avoir franchi le cap des inscrits en carrière.
Au début de la saison 1965-1966, Cliff Hagan est le seul joueur rescapé de l'équipe championne NBA en 1958. Affaiblie, Saint Louis crée malgré tout la surprise et s'incline face à Los Angeles lors du septième match des Finales de Division.
Lors de la draft 1966, les Hawks sélectionnent Lou Hudson. Le rookie devient le meilleur marqueur de l'équipe dès sa première année avec 18 points de moyenne.
Cliff Hagan rejoint les Dallas Chapparals de l'American Basketball Association (ABA). L’équipe qui repose désormais sur Zelmo Beaty, Bill Bridges et Lenny Wilkens échoue à nouveau en Finales de Division face à San Francisco.
En 1967, Lou Hudson, qui a hésité à rejoindre l'ABA, doit effectuer son service militaire et ne joue que la moitié de la saison. Richie Guerin prend sa retraite en tant que joueur et occupe désormais le poste d’entraîneur à plein temps. Paul Silas explose après trois saisons passées sur le banc et les Hawks remportent 56 victoires à la fin de la saison. Lors des playoffs, ils se font surprendre par San Francisco qui les éliminent en six matchs dès le premier tour.
Les premières années à Atlanta (1968-1982)
Le , le propriétaire Ben Kerner décide de vendre la franchise, pensant que les Hawks ne peuvent pas rester viables économiquement s'ils restent à Saint Louis au sein d'un championnat qui compte désormais 14 équipes et qui doit faire face à la concurrence féroce de l'American Basketball Association (ABA).
Les nouveaux propriétaires déménagent alors la franchise à Atlanta qui a validé la construction de l'Omni Coliseum, une salle de 16.500 places où les Hawks disputent leurs matchs à domicile à partir de 1972.
En , Lenny Wilkens est échangé contre Walt Hazzard des Sonics de Seattle. Les Atlanta Hawks sont éliminés en cinq matchs par les Lakers de Los Angeles en Finales de Division.
En 1970, la franchise remporte son premier titre de la Division Ouest mais échoue à nouveau en Finales de Division face à une équipe de Los Angeles menée par Wilt Chamberlain et Elgin Baylor.