Bailleau-l'Évêque est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Coinon et divers autres petits cours d'eau.
Bailleau-l'Évêque est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Chartres.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château de Levesville, élevé à la fin du , puis remanié au , se composant d'un grand logis à tours circulaires des – entouré de fossés secs, inscrit en 1976 (façades et toitures).
Géographie
Situation
Points de repères
Communes limitrophes
Grands espaces naturels La commune est traversée par le Coinon, affluent en rive gauche de l'Eure donc de la Seine, qui se dirige ensuite vers Mainvilliers avant de confluer à Lèves. Le territoire communal comprend également la forêt de Bailleau ainsi qu'une mare.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Champhol à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Le territoire de la commune de Bailleau-l'Évêque est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d'être affectées par le risque d'inondation par débordement de cours d'eau et par ruissellement et coulée de boue, notamment le Coinon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2018, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bailleau-l'Évêque. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d'alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 80,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 427 sont en aléa moyen ou fort, soit 88 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018 et par des mouvements de terrain en 1999.
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Nature des paysages D'après les données Corine Land Cover, le territoire communal est très largement dominé par les espaces agricoles : les terres arables représentent 67,4 % de la superficie, complétées par 3,7 % de zones agricoles hétérogènes, soit un total de terres agricoles de 71,1 % en 2018 (proportion quasi stable depuis 1990, où elle atteignait 71,4 %). Les espaces boisés (25,7 %) constituent le second ensemble paysager notable, contre seulement 3,2 % de zones urbanisées.
Typologie de l'occupation du sol L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (71,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,4 %), forêts (25,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), zones urbanisées (3,2 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Au , Bailleau-l'Évêque est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Voies de communication
Transport en commun De 1873 à 1971, Bailleau-l'Évêque a été desservi par les trains de voyageurs circulant sur la ligne de Chartres à Dreux. Ce service a été supprimé et la commune ne dispose plus, à ce jour, de desserte ferroviaire.
Division de la commune
Les lieux-dits Outre le bourg, le territoire de la commune compte quatre lieux-dits ou hameaux : Senarmont, Levéville, Dallonville (« Alonville » au ) et le Moulin.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Baliolum vers 977, Baliolis-villa vers 1080 (dans le cartulaire de Saint-Père), Bajulolium vers 1123 (dans le cartulaire de Josaphat), Balliacum en 1148Dans une charte du chapitre de Chartres., Ballolium domini episcopi en 1224, Saint-Étienne de Bailleau-l'Evesque en 1736., Bailleau-les-Bois en 1793 et Bailleau-l'Évêque en 1801.
Il existe trois Bailleau en Eure-et-Loir, tous trois dans l'arrondissement de Chartres : Bailleau-le-Pin, Bailleau-Armenonville et Bailleau-l'Évêque.
L'étymologie de ce toponyme provient de l'ancien français baille., issu du bas latin balliolum, « enclos, enceinte » ou de l'anthroponyme latin Ballius..
Histoire Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Bailleau-les-Bois ; Bailleau-les-Bois est rattaché de 1790 à 1795 au district de Chartres et devient chef-lieu de canton de 1790 à 1800. De 1873 à 1971, Bailleau-l'Évêque a été desservi par les trains de voyageurs circulant sur la ligne de Chartres à Dreux. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune a abrité un dépôt de munitionsArchives départementales, Ref 37 W 31..
Héraldique
Culture et patrimoine
Patrimoine architectural
Château de Levesville
Le château de Levesville date de la fin du (lieu-dit Levéville) .
Canal de l'Eure ou canal Louis XIV
Comme à Fontaine-la-Guyon, les vestiges du canal inachevé de l'Eure sont visibles : ici une portion du Canal Louis XIV toujours en eau sur environ, maintenu en état depuis son origine au .
Église Saint-Étienne
.
Autres lieux et monuments l'ancienne gare ; le silo SCAEL au bord de la voie ferrée.
Personnalités liées à la commune
Nées ou ayant grandi Edgar Maufrais (1900-1974), né à Bailleau-l'Évêque le , père de l'explorateur Raymond Maufrais (né en 1926) disparu en Amazonie en 1950.
Décédées ou enterrées alt=Tombe d'Antoine Barthélemy, cimetière de Bailleau-l'Évêque.|vignette|redresse|Tombe d'Antoine Barthélemy, cimetière de Bailleau-l'Évêque (Eure-et-Loir). Antoine Barthélémy (1802-1886), homme politique français, député d'Eure-et-Loir, propriétaire du château de Levesville, inhumé au cimetière de la commune.
Liées à la commune Raymond Maufrais (né en 1926), explorateur disparu en Amazonie en 1950, fils d'Edgar Maufrais, natif de Bailleau-l'Évêque.
Économie
Démographie
Vie locale
Sport La commune disposerait d'équipements sportifs (court de tennis, centre équestre) ainsi que d'un parcours de golf. Cette information, relevée sur des annuaires municipaux généralistes, mériterait une source secondaire de qualité avant publication.
Festivités Une kermesse est organisée annuellement dans la commune..
Lieux de culte L'église Saint-Étienne, présentée dans la section Patrimoine architectural, est le lieu de culte catholique de la commune.
Politique et administration
Situation administrative
Région, arrondissement, canton Bailleau-l'Évêque est située dans la région Centre-Val de Loire, le département de l'Eure-et-Loir, l'arrondissement de Chartres et le canton de Chartres-3. Elle relève de la troisième circonscription législative du département.
Administrations sur place La mairie est située 6 place de l'Église..
Intercommunalité La commune fait partie de la Communauté d'agglomération Chartres Métropole.
Enseignement
Maternelles Primaires La commune dispose d'une école maternelle et élémentaire, 14 rue du Bois Herbin.
Santé Une maison médicale est présente dans la commune.
Administration municipale Élections de 2026 Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15. et 1 au conseil communautaire.
Une seule liste, menée par Philippe Barazzutti, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement un conseiller communautaire est élu pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 48,96 %.. Philippe Barazzutti est réélu maire le ..
Liste des maires
Services publics Une agence postale est présente dans la commune.
Pour approfondir
Articles connexes Liste des cours d'eau d'Eure-et-Loir