Le Parti vert du Québec (PVQ) est un parti politique écologiste œuvrant sur la scène politique provinciale québécoise.
Il n'a jamais été représenté à l'Assemblée nationale du Québec.
Les principes du Parti vert du Québec s’inspirent des six valeurs communes exprimées dans la Charte des Verts mondiaux, c’est-à-dire la sagesse écologique, la non-violence, la justice sociale, le développement durable, la démocratie participative et le respect de la diversité.. Fondé en 2001 dans sa forme actuelle, le Parti vert a aussi eu une première version de 1985 à 1994, qui s’est éteinte lorsque son chef, Jean Ouimet, quitta pour le Parti québécois après l'élection de 1994. Le chef actuel est Alex Tyrrell, qui a été nommé le . Alors âgé de , il devient, à l'époque, le plus jeune chef de parti sur la scène politique québécoise et canadienne..
Histoire Premier Parti vert du Québec (1985-1994) Une première version du Parti vert du Québec a été fondée en 1985 et a présenté 10 candidats lors des élections québécoises de 1985. L'équipe de cette époque n'y donne pas suite. En 1985, une nouvelle équipe relance le parti. Sous la direction du chef Jean Ouimet, le PVQ présente 43 candidats en 1989, obtient dans la plupart de ces circonscriptions plus de voix que le NPD Québec. À l’époque, le Parti vert du Québec connut le plus grand succès pour un Parti vert canadien. Malgré un faible budget, le parti tenta de mener une campagne électorale à travers le Québec, avec des organisateurs à Montréal, Québec et Sherbrooke, mais aussi avec des campagnes locales relativement indépendantes dans les campagnes. Plusieurs tentatives ont été faites par le parti pour recevoir le support de divers groupes environnementaux, mais la plupart ont refusé d’appuyer publiquement le PVQ pour conserver la neutralité politique et ainsi ne pas nuire au financement privé. Dans la campagne de 1998, la souveraineté et la neutralité économique étaient priorisées sur toutes politiques de gauche sous le slogan « ni à gauche, ni à droite, mais d’avant», ce qui causa des divisions au sein du parti. Le parti a perdu sa reconnaissance officielle après que Jean Ouimet, son chef de l'époque, le quitta pour le Parti québécois après l'élection générale de 1994..
Parti vert du Québec actuel (depuis 2001) La deuxième (et actuelle) version du Parti vert a été fondée en 2001 par Richard Savignac.
En 2002, trois partis politiques de gauche, soit le Rassemblement pour l'alternative progressiste, le Parti de la démocratie socialiste et le Parti communiste du Québec, ont fusionné pour former l'Union des forces progressistes (UFP). Sans fusionner avec l'UFP, le PVQ promet alors d'essayer d'éviter de présenter des candidats dans les circonscriptions où il y a un candidat de l'UFP, se réservant cependant le droit de faire campagne où bon lui semble (même dans des circonscriptions avec un candidat d'UFP). Cette entente n'est toutefois pas satisfaisante aux yeux de certains membres du PVQ, puisqu'elle limite le nombre de candidats du Parti vert et qu'elle n'est pas respectée dans certains cas.
En , le PVQ élit un nouveau chef Scott McKay, et rejette (par motion) tout rapprochement avec Québec solidaire (fusion de l'UFP et d'Option citoyenne), réaffirmant son indépendance et son désir de devenir une alternative crédible sur la scène politique québécoise.
Le , Guy Rainville est élu nouveau chef du PVQ (avec 54,4 % des voix), battant le chef sortant Scott McKay (45,6 % des voix). Ce dernier a depuis joint le Parti québécois et fut élu député de L'Assomption lors de l'élection du .
Cette élection marque un net recul du PVQ et Guy Rainville exerce son mandat de deux ans sans néanmoins se représenter. Lors du congrès national du , Claude Sabourin remporte la chefferie par un peu plus de 50 % des voix au second tour sur Paul-André Martineau, le président sortant du parti.
Le Claude Sabourin, alors chef du PVQ, démissionne au cours du congrès du parti qui s'est déroulé au collège Maisonneuve, à Montréal, les 23 et , quelques heures avant le dévoilement du résultat d'un vote de confiance. La démission de Claude Sabourin intervient le deuxième jour du congrès.. Quelques heures plus tard, Jean Cloutier est alors élu chef par intérim avec 51 % des voix au premier tour.
Lors d'un congrès extraordinaire le , Alex Tyrrell est élu chef du PVQ. À , il est le seul jeune chef de parti sur la scène provinciale jusqu'à l'élection du nouveau chef d'Option nationale, Sol Zanetti (), un mois plus tard.
Suivant l'élection d'Alex Tyrrell, des mesures sont prises pour renouveler l'image du parti, son unité et clairement camper le parti à gauche avec un programme éco-socialiste..
En , le groupe Réforme PVQ lance une pétition demandant la tenue d’une assemblée générale où aurait lieu un vote de confiance quant à la chefferie d'Alex Tyrrell. Les militants lui reprochent de s’être voté un salaire et de ne pas s’être soumis à un vote de confiance.. En , six membres de l'Exécutif national du parti retirent leur confiance en Alex Tyrrell et demandent sa démission, l'accusant de mal préparer le parti en vue des élections de 2022 et d'être responsable des mauvaises relations du parti avec son équivalent fédéral, le Parti vert du Canada.. Alex Tyrrell obtient 64,6 % (taux de participation de 65,5 %) lors de son vote de confiance et le , cinq membres de l'Exécutif démissionnent en bloc, affirmant que le résultat n'est pas unificateur, que le processus a été entaché de multiples problématiques et que le chef aurait fait preuve d’une mauvaise foi continue tout au long du processus.. En , Alex Tyrrell expulse du parti cinq membres de l'Exécutif national et les militants Chad Walcott et Catherine Polson, les accusant de nuire à l'avancement du parti..
Chefs + Liste des chefs du Parti vert du Québec Chef Mandat Yves Blanchette (intérim) 1987 - 1989 Jean Ouimet 1989 - 1993 Marian Lé Grant 1993 - 1994 Éric Ferland 1994 - 1996 Saloua Laridhi 1996 - 1998 Vacant 1998 - 2001 Richard Savignac 2001 - 2006 Scott McKay 2006 - 2008 Guy Rainville 2008 - 2010 Claude Sabourin 2010 - 2013 Alex Tyrrell 2013 - Présent
Identité visuelle
Idéologie Environnement Le chef actuel, Alex Tyrrell, participe beaucoup aux mouvements d’opposition aux oléoducs. Dans un panel appelé qui s’est déroulé à l’Université Concordia en , il s’est opposé à toute nouvelle infrastructure d’exploitation des énergies fossiles au Québec..
Contamination des sols Alex Tyrrell est très mobilisé par rapport aux enjeux de contamination des sols, notamment par rapport à la question des sols contaminés au BPC à Pointe-Claire.. Les résidents et les environnementalistes de la région attendent depuis quelques années que le sol soit décontaminé ou que, du moins, des tests soient conduits afin de déterminer si la contamination s'est répandue ou pas. Depuis l'annonce d'un déversement en 2013, Alex Tyrrell a fait de nombreuses pressions pour que l'ancien site de la compagnie Reliance Power Equipment Ltd. ainsi que les sols résidentiels et industriels avoisinants soient examinés de près.. En , Montreal Gazette annonçait que des tests avaient été conduits sur les sols contaminés.
Campagnes électorales Résultats électoraux
+ Résultats électoraux du Parti vert du Québec. Élections Chef Sièges Voix Gouvernement Slogan Candidats Obtenus +/- Votes % +/- 1985 Vacant 0 - 1989 Jean Ouimet 0 Le progrès, oui, mais pas à n’importe quel prix! 1994 Éric Ferland 0 - 1998Le parti perd sa reconnaissance officielle de 1994 à 2001 2003 Richard Savignac 0 Pour nous et pour nos enfants 2007 Scott McKay 0 Je vote 2008 Guy Rainville 0 Votons pour l'avenir 2012 Claude Sabourin 0 Se donner une voix 2014Alex Tyrrell 0 L'option éco-socialiste pour le Québec! 2018 0 Bien plus qu'une couleur 2022 0 Le parti vraiment vert 2026 - - - - - - Multiple slogans
1989
Lors de l'élection générale de 1989, le Parti vert du Québec recueille 1,99 % des votes.. Il présente 46 candidats et obtient une moyenne de 5,56 % des votes dans ces 46 circonscriptions.. Il obtient même des résultats significatifs de 15,45 % dans Saguenay et de 10,28 % dans Beauce-Sud. Dans la plupart des circonscriptions (32 des 46), il arrive troisième directement derrière le Parti québécois et le Parti libéral du Québec. Avec Jean Ouimet à sa tête, le PVQ connait donc une montée considérable sur la scène provinciale cette année-là.. Ce succès survient parallèlement à la montée des Verts en Europe et est habituellement vu comme une prise de conscience de l'importance des problèmes environnementaux. D'ailleurs, une partie de la campagne électorale du PVQ en 1989 était fondée sur la saga des BCP envoyés en Grande-Bretagne, puis ramenés au Québec et entreposés à Baie-Comeau. .
2007 Les Verts ont présenté 108 candidats (sur une possibilité de 125) lors des élections générales de 2007.. Il s'agit du plus grand nombre de candidats dans l'histoire du PVQ. C'est Scott McKay qui est alors à la tête du Parti vert du Québec.
Selon la plateforme, le Parti vert du Québec s'engage à. : Exiger des résultats concrets du gouvernement en matière d'environnement Prévenir la crise imminente des changements climatiques Arrêter la destruction du patrimoine écologique Prendre nos responsabilités envers les générations futures Dans son programme électoral , le PVQ souligne l'importance d'une approche préventive plutôt que l'approche curative des gouvernements précédents, en plus de mettre l'accent sur l'équité entre les Québécoises et Québécois de toute origine, toute condition et toute génération..
2008 Le PVQ présente 80 candidats lors de cette élection et remporte (moins de la moitié que le nombre de votes obtenus à l'élection de 2007), ce qui représente 2,17 % des voix.. Guy Rainville, alors chef du parti, obtient 4,21 % des voix dans la circonscription de Deux-Montagnes.. La meilleure performance est une fois de plus dans Notre-Dame-de-Grâce, où le candidat Peter McQueen obtient 14,39 % des voix, arrivant en deuxième position, derrière le Parti libéral du Québec. Le Parti vert du Québec arrive également en deuxième place dans les circonscriptions de Jacques-Cartier et D'Aray-McGee.
Il propose un projet de société basé sur le développement durable. Les propositions exposées dans la plateforme incluent, entre autres. : une réforme du mode de scrutin une décentralisation des pouvoirs vers les régions réaliser un plan de transport québécois de de dollars étalés sur une période de miser sur un fonds négaWatt réformer le régime forestier miser sur un système de coopératives de services de santé réduire le nombre d’élèves par classe dans les écoles publiques
2012 Le Parti vert du Québec n’obtient que 0,99 % des voix à l'élection générale de 2012, c’est-à-dire , alors qu’il a présenté 66 candidats.. Il affiche donc, une fois de plus, une diminution des appuis depuis les élections précédentes. Les meilleures performances se font dans Notre-Dame-de-Grâce, où le chef de l’époque, Claude Sabourin, obtient 5,72 % des voix et dans Jacques-Cartier où Alex Tyrrell arrive en troisième position avec 4,54 % des voix..
2014 Disposant d'environ quatre mois pour organiser l'élection générale, à la suite d'une course à la chefferie mouvementée, le PVQ est aux prises avec des luttes internes qui nuisent à sa préparation électorale. Aux élections de 2014, le Parti vert du Québec connait donc une autre diminution des voix remportées. Alors qu’il présente 44 candidats, il recueille , pour un total de 0,55 % des votes.. Seuls le chef, Alex Tyrrell, et Lisa Julie Cahn remportent plus de 3 % des votes, soit respectivement 4,52 % dans Notre-Dame-de-Grace et 4,02 % dans Westmount-Saint-Louis.. Le parti, sous la chefferie d'Alex Tyrrell s'établit clairement comme étant à gauche, écosocialiste et se détache des modèles passés, plus centristes..