À la fin de 2013, le Cambodge comprenait 25 provinces (khmer ខេត្ត, khet) et la capitale Phnom Penh, divisées en 185 districts, eux-mêmes répartis en communes et villages, , ().
Divisions de premier niveau : provinces et capitale
thumb|upright=2|Localisation des provinces.
Subdivision Type Capitale Superficie (km²) Population (2008) Densité (/km²) Banteay Mean Chey Province Sisophon Battambang Province Battambang Kompong Cham Province Kompong Cham Kampong Chhnang Province Kampong Chhnang Kampong Spoe Province Kampong Spoe Kampong Thom Province Kampong Thom Kampot Province Kampot Kandal Province Ta Khmau Kaoh Kong Province Kaoh Kong Kep Province Kratie Province Kratie Mondol Kiri Province Sen Monorom Otdar Mean Cheay Province Phumi Samraong Pailin Province Phnom Penh Capitale Pouthisat Province Pouthisat Preah Vihear Province Tbeng Meancheay Prey Veng Province Prey Veng Rotanah Kiri Province Banlung Siem Reap Province Siem Reap Sihanoukville (Preah Sihanuk) Province Stoeng Treng Province Stoeng Treng Svay Rieng Province Svay Rieng Takeo Province Takeo
Divisions de second niveau : districts, municipalités et sections thumb|upright=2|La hiérarchie des différentes entités administratives cambodgiennes
Les provinces sont divisées en districts (ស្រុក, srŏk) et en municipalités (ក្រុង, krong).
Les districts sont divisés en communes (ឃុំ, khum) et en quartiers (សង្កាត់, sangkat), eux-mêmes divisés en villages (ភូមិ, phum).
Les municipalités sont divisées en quartiers (សង្កាត់, sangkat), eux-mêmes divisés en villages (ភូមិ, phum), eux-mêmes divisés en groupes (krom).
La capitale est divisée en sections (ខ័ណ្ឌ, khan), elles-mêmes divisées en quartiers (សង្កាត់, sangkat), eux-mêmes divisés en villages (ភូមិ, phum).
Histoire Au , le pays est composé de terres (ដី, Dey) qui s’apparente aux apanages de l’Europe médiévale. Elles comprennent un nombre de provinces qui dépend de l’importance de leur propriétaire. Ces derniers nomment et démettent à leur guise les gouverneurs de leurs fiefs. Ces prérogatives sont par la suite transférées au roi par Ang Duong, désireux de mieux asseoir son autorité et d’en simplifier l’administration.
Quand les Français s’installent au début des années 1860, les terres sont dans un premier temps maintenues, Norodom se contentant d’attendre la mort de leurs propriétaires pour les faire disparaître. Dans le même temps, en 1884, le nouveau pouvoir colonial impose au roi une réforme administrative qui transforme les 57 provinces alors existantes en 33 arrondissements chapeautés par 8 régions (Banon, Kampot, Kampong Chhnang, Kampong Thom, Kratie, Krouch Chhmar, Phnom Penh et Pouthisat) à la tête desquelles sont nommés des résidents français chargés notamment de la désignation des fonctionnaires locaux. Dès 1886, une nouvelle réforme réduit les régions à 5, faisant disparaître celles de Banon, Kampong Chhnang et Krouch Chhmar.
En 1975, le gouvernement Khmer rouge avait supprimé toutes les divisions administratives traditionnelles. Il avait remplacé les provinces par sept zones géographiques : Nord-Ouest, Nord, Nord-Est, Est Sud-Ouest, Ouest et Centre.
Ces zones étaient dérivées de divisions militaires établies par les Khmers rouges lors de leur lutte contre la République khmère du général Lon NolJames A. Tyner, The Killing of Cambodia.
En 1988, la province de Battambang se trouve amputée de 5 districts qui deviennent la nouvelle province de Banteay Mean Chey .
En 1996, à la suite des accords liés à la reddition d'Ieng Sary, la ville de Pailin est à son tour détachée de la province de Battambang pour constituer un fief à l'ancien ministre des affaires étrangères khmer rouge. Il faudra par contre attendre le pour que Pailin accède au statut de municipalité autonome en même temps que Kep et Sihanoukville.
Enfin, en la province de Kompong Cham est scindée en deux et perd les territoires à l'est du Mékong qui deviennent la province de Tbong Khmum. Le gouvernement a justifié la scission par une volonté d’améliorer l’efficacité de l’appareil administratif dans une province qui était devenue la plus peuplée du Cambodge mais ses adversaires y ont vu une manœuvre politique destinée à dissocier les districts restés fidèles à la cause gouvernementale d’une circonscription qui est devenue le fief de l’opposition. En fait, lors des élections du , le Parti du sauvetage national du Cambodge (opposition) avait raflé des voix, contre au Parti du peuple cambodgien (gouvernement), dans les districts restant rattaché à Kampong Cham alors que la tendance s’inversait dans ceux de la nouvelle province où le parti au pouvoir obtenait contre à ses rivaux.
Notes et références
Notes
Références
Articles connexes
ISO 3166-2:KH Liste des gouverneurs actuels des provinces du Cambodge Liste des districts du Cambodge Liste de villes du Cambodge
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