Le Parti république du Québec est un parti politique conservateur québécois qui prône la souveraineté du Québec. Il fut dirigé par Gilles Paquette.

Affirmant compter alors plus de , le parti fut reconnu par le Directeur général des élections du Québec (DGE) le , soit le jour même du scrutin des élections générales de 2007. Le chef de cette nouvelle formation politique y avait participé en se présentant comme candidat indépendant dans la circonscription de Soulanges.. Le , le parti perd son autorisation auprès du DGE..

Souveraineté du Québec

Pour le Parti République du Québec, les traces au Québec de la monarchie britannique sont la preuve qu'il s'agit d'un pays colonisé et soumis aux volontés du Canada et du Royaume-Uni. On cite pour exemple le serment des députés à la Reine d'Angleterre, le fait que cette dernière est la chef de l'État canadien, les armoiries du Canada et le fait que la version officielle de la Constitution du Canada, le British North American Act, est disponible uniquement en anglais. Le parti suggère donc de faire du Québec un pays souverain et de faire de ce dernier et du Canada des républiquesPAQUETTE, Gilles. « Le serment d'allégeance à la reine des députés est une aberration », Parti République du Québec, 28 avril 2007.. Le PRQ voit dans l'indépendance nationale le moyen de protéger la Charte de la langue française contre les revers judiciaires et de protéger le droit du peuple québécois d'être soigné et éduqué en français. Selon ce parti, la souveraineté permettra aussi au Québec d'être respecté et de s'adresser d'égal à égal avec les nations voisines..

Méthode d'accession à l'indépendance

Contrairement au Parti québécois, principale formation politique souverainiste du Québec, les républicains s'opposent à la tenue d'un nouveau référendum sur la souveraineté, puisque le Canada selon eux n'a pas respecté les règles lors du référendum de 1995Id. « Un pays pour tous, sans minorité », Parti République du Québec, 16 avril ..

Le , le Parti République du Québec a participé à une rencontre organisée par le Rassemblement pour l'indépendance du Québec. Étaient aussi présents deux autres organisations indépendantistes, le Parti indépendantiste, reconnu officiellement deux jours plus tôt par le Directeur général des élections, et l'Union démocratique pour l'indépendance du Québec, groupe qui aspire à former un parti politique. La plupart des participants s'entendaient pour dire qu'il fallait réaliser la souveraineté du Québec sans référendum. Certains ont par ailleurs critiqué les politiques menées par le passé par le Parti québécois pour faire l'indépendance..

La méthode d'accession à la souveraineté proposée par le PRQ se définit comme suit : Premièrement, il y aura des « États généraux des souverainistes québécois ». Deuxièmement, on modifiera le mode de scrutin afin d'y inclure la proportionnalité et on créera une carte de l'électeur. Troisièmement, on mettra en place une coalition de tous les partis du Québec prônant l'indépendance. Cette coalition aura pour mandat, si une majorité d'électeurs votent pour l'un ou l'autre de ses partis, de réaliser la souveraineté. Quatrièmement, une fois que des députés républicains auront été élus à l'Assemblée nationale par les électeurs, le Parti République du Québec proposera un projet de constitution nationale qui sera soumise au peuple par voie de référendum. Cinquièmement, si la population québécoise se prononce en faveur de l'adoption de cette constitution, cela aura pour conséquence immédiate de faire du Québec un pays indépendant. Sixièmement, une fois l'indépendance proclamée, le PRQ proposera un projet d'« association confédérative » au Canada. « Ainsi, des députés du Canada (Bloc Canada?) pourraient siéger à Québec comme le fait le Bloc québécois à OttawaPARTI RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC. « Manifeste du Parti République du Québec », Parti République du Québec. ».

Vision du Québec souverain

Un gouvernement formé par le Parti République du Québec créerait une armée québécoise et des « corps diplomatiques » avec plusieurs pays. Le Québec libre, tel que l'imagine le parti, serait « un pays bien à nous » qui « [abolirait] les réserves indiennes » et serait « sans ghettos ethniquesPAQUETTE, Gilles. « Un Québec sans minorités », Parti République du Québec, 19 septembre 2007, Île-Perrot. ». Il serait dirigé par un Président et un Premier ministre élusPARTI RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC. « Statuts provisoires », Parti République du Québec, 18 décembre 2007.. On procéderait à la rédaction d'une Charte des droits et des devoirs. Les élections seraient proportionnelles et à date fixe. Il y aurait des incitatifs pour encourager le monde à aller voter. Un Comité des sports olympiques serait institué. Dans un autre ordre d'idée, cette formation politique défend la souveraineté nationale du Québec sur l'ensemble de son territoire, dont le Nouveau-Québec. Critiquant la décision rendue par le Conseil privé de Londres en 1927 qui retirait le Labrador au Québec, le PRQ souhaite qu'on corrige la situation en rendant au Québec le « cinquième de ce territoire côtier qui géopolitiquement, lui a toujours appartenuÉQUIPE FONDATRICE, PARTI RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC. « Programme du Parti République du Québec », Parti République du Québec. ».

En matière linguistique, le PRQ propose notamment la construction d'un centre hospitalier universitaire bilingue à Montréal. Tout en critiquant Howard Galganov, un fervent opposant de la Loi 101, Gilles Paquette dit souhaiter la réconciliation avec la communauté anglophone et s'inquiéter notamment que de nombreux professionnels anglophones quittent le Québec pour des raisons linguistiques ou salarialesPAQUETTE, Gilles. « Republican Anglo-Quebecers », Parti République du Québec, 23 mars 2008, Montréal.. Dans un autre ordre d'idée, en matière culturelle, le Parti République du Québec propose dans son programme électoral que les immigrants soient assujettis à un plan d'intégration s'étendant sur cinq ans et menant à l'obtention de la citoyenneté québécoise à la suite de la réussite d'un examen de français écrit. Ainsi, Gille Paquette a donné son appui au projet de Loi sur l'identité québécoise déposé à l'Assemblée nationale par la cheffe du Parti québécois Pauline Marois. Le chef du PRQ estimait que le PQ s'est inspiré des idées des tiers partis, dont du sien, afin de le rédigerId. « Exit Gesca et Pratte », Parti République du Québec, 22 octobre 2007, Île-Perrot.. Ce projet de loi prévoyait la création d'une citoyenneté québécoise liée au droit à l'éligibilité aux élections et dont l'obtention était conditionnelle à une connaissance suffisante de la langue française..

Position du parti quant à l'indépendance d'autres États

Sur la scène mondiale, Monsieur Paquette a donné son appui à l'indépendance de la province serbe du Kosovo, tout en faisant un parallèle entre le combat national des Kosovars et celui des Québécois. Toutefois, il dit s'inquiéter que l'indépendance de ce petit pays ne mène à l'exploitation économique de sa population par les pays occidentaux et y voit l'avenir du Québec si ce dernier ne corrige pas le tir. De plus, il a appelé la minorité serbe à couper les liens avec la Serbie afin de s'intégrer au sein du nouveau paysPAQUETTE, Gilles. « Un régime républicain pour le Québec souverain », Parti République du Québec, 29 février 2008, Montréal..

Conservatisme

Monsieur Paquette est ouvertement croyant et pratiquant et dit avoir un grand respect pour toutes les religionsPAQUETTE, Gilles. « Lettre ouverte aux croyants et païens : Dieu », Parti République du Québec, 9 septembre 2007, Île-Perrot.. Le Parti république souhaite « un gouvernement au service de la famillePARTI RÉPUBLIQUE DU QUÉBEC. « Sommaire de notre plate-forme électorale », Parti République du Québec, 2008. ». Le PRQ exige dans son programme qu'on accorde à par année aux parents au foyer pour chaque enfant ne fréquentant pas encore l'école primaire. Il souhaite de plus qu'on encourage les femmes à ne pas se faire avorter en leur venant en aide jusqu'à la naissance de l'enfant non désiré qui serait alors mis en adoption. Cette formation politique souhaite aussi qu'on rétablisse les « écoles de formation spécialisées dans les métiers traditionnels : plâtrier/façadier, menuisier/charpentier, machiniste/aligneur » Toutefois, Gilles Paquette se dit en faveur de l'ordonnance de femmes à la prêtrise et souhaite que l'on accorde aux prêtres et prêtresses le droit de se marier.

Il présente sa formation politique comme étant « un parti laïc qui prône la laïcité, donc de l'exclusion de l'Église du pouvoir politique administratif et de l'organisation de l'enseignement public mais dont le chef actuel retient le bienfait pour le peuple québécois de la pleine occupation de ses églisesId. « Lettre : réponse », Parti République du Québec, 2 octobre 2007, Île-Perrot. ». Les républicains souhaitent faire du Québec une République à la fois « laïque » et « pratiquante ». Ainsi, on souhaite maintenir le crucifix de l'Assemblée nationale à sa place, à titre de symbole de « cette foi chrétienne [qui] après 400 ans, a su procurer la force de rassembler et de tenir ce peuple francophone unique en Amérique ». Le Parti République du Québec estime néanmoins que les individus doivent demeurer discrets par rapport à leurs croyances religieuses lorsqu'ils sont à l'extérieur des lieux de culte.

Comparant le Québec au (ROC), il écrit : Id. « Quand les lieux rêvés deviennent des ghettos », Parti République du Québec, 21 octobre 2007, Île-Perrot.. À propos des immigrants, Monsieur Paquette, citant le cas de la minière Breakwater située dans le Nord-du-Québec, critique le fait qu'une entreprise préfère faire immigrer des travailleurs étrangers pour les faire travailler à plus faible coût, plutôt que d'embaucher des chômeurs de la régionId. « Colère à Lebel-sur-Quévillon : Québec, pas à vendre », Parti République du Québec, 25 octobre 2007, Île-Perrot..

Environnement et économie mondialisée

Le Parti République du Québec propose notamment de nationaliser l'éolien, de mettre sur le marché un projet de voiture électrique québécoise et de voter des lois pour protéger le Québec contre les « crimes environnementaux » nationaux et internationaux. Le parti de Gilles Paquette critique la vision étroite des entreprises qui n'ont pas de préoccupation pour « nos générations futuresId. « Mot du chef », Parti République du Québec. ». Gilles Paquette avertit que « l'industrie forestière, agricole, minérale ou issue du pétrole sera citoyenne responsable ou elle sera remplacée ».

Au mois de , le chef du Parti République du Québec a exprimé sa déception face au refus des trois partis représentés à l'Assemblée nationale de ne pas retenir les conclusions du Rapport Pronovost, critiquant par le fait même l'UPA, syndicat agricole québécois, et l'industrie pétrolière ShellId. « Les partis politiques et le Rapport Pronovost », Parti République du Québec, 8 mars 2008, Montréal.. Dans la même optique, M. Paquette souhaite qu'on privilégie le lait naturel qui n'est pas mélangé à toute sorte de substituts afin de préserver l'économie du terroir québécoisId. « La pureté écrémée », Parti République du Québec, 4 avril 2008, Montréal.. Enfin, dans une lettre ouverte adressée au président de Cuba Fidel Castro à la suite d'un article qu'il avait écrit dans le quotidien Granma, Gilles Paquette critique l'alliance implicite entre le premier ministre canadien Stephen Harper et le président des États-Unis George W. Bush, sans consultation des provinces, concernant la production d'éthanol issu du maïs transgénique, alors que la production de cette céréale nécessite la surexploitation des sols.

Dans un même ordre d'idée, les républicains sont très critiques vis-à-vis du projet de port méthanier Rabaska et de sa couverture médiatique.