Le LFB, historiquement laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies, est un laboratoire français, dont l'activité est essentiellement tournée vers le fractionnement des protéines plasmatiques issues du plasma sanguin humain. Il dispose de l'exclusivité du fractionnement du plasma issu des dons bénévoles, collectés sur le territoire français par l'Établissement français du sang.

Le LFB est un acteur mondial du fractionnement plasmatique et de la fabrication de protéines thérapeutiques. Il extrait du plasma une gamme de médicaments, sur prescription hospitalière et indiqués dans le cadre d'environ 80 pathologies rares, dans les domaines de l'immunologie, des soins intensifs et de l'hémostase. LFB fait partie des 10 premiers groupes pharmaceutiques sur le marché hospitalier en France..

Création Jusqu'en 1993, les produits et dérivés plasmatiques étaient produits directement par les centres de transfusion sanguine, les produits étant considérés comme des dérivés du sang. La loi du Loi 93.5 du 4 janvier 1993 relative à la sécurité en matière de transfusion sanguine et de médicament , sépare les activités à la suite du classement des protéines plasmatiques et de leurs dérivés en médicaments soumis à un contrôle de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et devant être dûment autorisés à être commercialisés.

Le est créée la convention constitutive du groupement d'intérêt public LFB, et elle est approuvée. Le GIP est définitivement créé le .

Le LFB devient une société anonyme en , à capitaux majoritairement publics, détenue à 100 % par l'État français. En , deux filiales sont créées : LFB Biomédicaments et LFB Biotechnologies.

Une nouvelle stratégie pour le LFB Le , le Conseil d’administration du LFB a convoqué une Assemblée générale des actionnaires pour le pour proposer la désignation de Denis Delval comme administrateur..

L’État a par la suite soumis au Conseil d’administration la proposition de nommer Denis Deval comme nouveau Président-Directeur général du LFB par décret du Président de la République., conformément à l’article 19 de l’ordonnance n°2014-948 du relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique. Denis Delval est nommé en remplacement de Christian Béchon dont le second mandat est arrivé à échéance. À cette occasion Denis Delval déclare : « Conscient des enjeux que l’entreprise doit relever aujourd’hui, j’ai hâte de mobiliser les énergies en interne et faire réussir le Laboratoire en France et à l’international »..

Le , le LFB annonce son projet de transformation stratégique construit autour de grands axes prioritaires..

La priorité donnée aux activités industrielles avec, notamment, un plan d’investissement en France pour la construction de l’usine d’Arras. Une usine pensée pour permettre l’augmentation des capacités de production du laboratoire et soutenir la croissance internationale.. Le recentrage des activités du laboratoire sur son cœur de métier: développer, produire et commercialiser des médicaments issus de protéine plasmatique ou protéine recombinante dérivées du sang. La consolidation des parts de marché du laboratoire sur le territoire français et un développement ciblé sur certains marchés à l’international: les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, la Belgique, la Turquie et le Mexique et en ciblant le développement de médicaments clés.

La première application concrète de ce plan de transformation est la cession de CellforCure à Novartis le . dans le cadre du recentrage des activités du LFB sur son cœur de métier.

Malgré ce virage stratégique, la structure se trouve en difficulté et est en discussion depuis plusieurs années avec ses créanciers afin de parvenir à se renflouer, avec un besoin de financement s'élevant à 990 millions d'euros en . Après avoir envisagé d'ouvrir le capital de l'entreprise aux capitaux privés en 2018, et devant l'échec de cette tentative, l’État projette début 2021 de recapitaliser le LFB à l'aide des banques à hauteur de 500 millions d'euros.

LFB, Société anonyme vignette|Le siège du LFB, dans le parc d'activités de Courtaboeuf (Essonne)|left L'ordonnance n° 2005-866 du transforme le LFB en Société anonyme de droit privé et des filiales sont créées pour distinguer l'activité Fractionnement et l'activité R&D.

Au journal officiel du est publiée l'ordonnance 2005-866 du transformant le Groupement d'intérêt public dénommé « Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies » en société anonymeLien sur lfb.fr relatif à l'ordonnance 2005-866 du 28 juillet 2005 transformant le groupement d’intérêt public dénommé « Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies » en société anonyme .

L'article L5124-14 du Code de la santé publique est modifié par ordonnance du art. 3 (JORF ): […]

À ce titre, les établissements du sang précédemment incorporés au GIP sont écartés et l'État devient actionnaire à 100 %. LFB SA est définitivement créée le . À terme, le capital devra rester majoritairement détenu par l’État français ou ses établissements publics, mais il pourra être ouvert aux autres investisseurs.

Vote de la loi HPST :

La mission de santé publique du LFB inscrite dans la loi

Adoptée par les deux assemblées début juin et promulguée en , l’article 21 quinquies de la loi HPST comporte une disposition importante pour LFB Biomédicaments et l’approvisionnement en médicaments dérivés du plasma des patients français. Le LFB a l’obligation légale de servir en priorité le marché national à partir du plasma collecté par l’Établissement français du sang (EFS). La loi rappelle également l’implication du LFB dans « le traitement des maladies rares ».

L’article 21 quinquies de la loi HPST précise les obligations du LFB en ces termes :

La priorisation est double : d’une part le plasma cédé au LFB par l’EFS doit être fractionné prioritairement à tout autre, d’autre part, les médicaments qui en sont dérivés doivent être distribués en priorité en France. L’article reconnaît également l’action du LFB dans la prise en charge de nombreuses maladies rares, qui parfois ne touchent que quelques dizaines de patients.

L’inscription dans la loi de ces obligations, qui figuraient jusqu’à présent seulement dans les statuts de l’entreprise, renforce l’équilibre, d’une part entre l’exclusivité pour le LFB du fractionnement du plasma de l’EFS, et d’autre part la contrainte qui lui est faite quant à la commercialisation des médicaments qui en sont dérivés. Donner force de loi à cette obligation du LFB était l’une des recommandations fortes du professeur Rémi Pellet, dans son rapport sur le marché des médicaments dérivés du plasma (MDP) en France, remis à la Ministre de la Santé en .

L’article 21 quinquies maintient les dispositions antérieurement en vigueur quant au caractère public (détention majoritaire du capital de l’entreprise par l’État) de LFB SA et de LFB Biomédicaments.

Composition du Conseil d'administration Le Conseil d'administration du groupe présidé par Corinne FAU comprend 8 membres dont 1 membre représentant l’État.

Représentant de l'État Laurent SUSTER – Directeur de participations adjoint Energie, Agence des Participations de l’Etat (APE) Personnalités qualifiées nommées par l’Assemblée générale sur proposition de l’État Pascale AUGÉ – Président du directoire de l’INSERM TRANSFERT SA Vincent BERJOT – Chef de mission de contrôle général économique et financier – Ministère de l’Economie et des Finances Jacques BROM – Directeur général du LFB Nicolas CARTIER – Directeur général de Mérieux NutriSciences Eric DRAPÉ – Executive Vice President Teva Pharmaceuticals Ltd Delphine MALLET – Directrice générale déléguée chargée des Opérations de DomusVi France Loïc ROCARD – Président-directeur général de TechnicAtome Représentants du personnel Claire-Marie BERGUES – Responsable production, Usine d'Arras – LFB BIOMEDICAMENTS SA Vincent DENOIS – Directeur service infrastructures & exploitation informatiques, Les Ulis – LFB BIOMEDICAMENTS SA Marc LASCOMBES – Ingénieur projet, Lille - LFB BIOMEDICAMENTS SA Commissaire du Gouvernement

Grégory EMERY – Directeur Général adjoint de la Santé

Exclusivité du fractionnement L'article L. 5124-14 du code de la santé publique, autorise LFB Biomédicaments, la filiale du LFB qui est chargée du fractionnement du plasma, à fabriquer des médicaments à partir du sang ou de ses composants collectés par l'établissement français du sang.

Dispositif du donneur au patient dit « système général » Le système général est un dispositif de sécurisation. Cela permet de suivre la qualité du plasma en tout temps. Il est composé de onze points principaux plus cinq points complémentaires : Sélection médicale du donneur Selon les critères de l’éthique française : bénévolat, anonymat, volontariat, information avant le don, questionnaire de santé, entretien médical, examen, information après le don, suivi du donneur. Prélèvement Respect des bonnes pratiques transfusionnelles (matériel stérile), identification correcte des dons, destruction des produits abîmés. Contrôle des dons Tests en laboratoires pour la vérification de l'absence de maladies. Préparation, déleucocytation et congélation Après préparation et déleucocytation, le plasma est congelé à environ, pour assurer sa bonne conservation. Il se conserve une année, au-delà, il doit être détruit. Arrivée au laboratoire Transporté par un prestataire du LFB, le plasma est acheminé des EFS par camion frigorifique. Les collectes se font sur les plateaux techniques des Établissements français du sang à travers toute la France. Les conditions de transport et le suivi de la température de transport sont enregistrés et contrôlés ainsi que les documents de transports. Chaque réception est identifiée et enregistrée par un numéro d'identification et la date de réception. Chaque numéro de don est enregistré pour la traçabilité. La tubulure détachable de la poche contenant du plasma sanguin est utilisée pour contrôler l'absence de différentes maladies. Contrôle qualité Les lots sont enregistrés et mis en quarantaine. Le laboratoire procède à des contrôles virologiques sur les poches pour confirmer l’absence de maladies. Quarantaine avant fractionnement Toutes les poches pouvant servir au fractionnement après tous les tests en laboratoires (vérifications des maladies possibles et présentes dans le plasma) sont mises en quarantaine 50 jours avant leur utilisation. La durée totale de quarantaine est de 90 jours. Contrôle avant fractionnement Les lots sont libérés de leur quarantaine, et sont traités en production. Le mélange homogène d’un lot de plasma pour fractionnement subit encore une batterie de tests. Si ceux-ci sont négatifs, le lot est bon pour le fractionnement sinon c’est la destruction par incinération. Procédés spécifiques de sécurisation Purification, inactivation virale et nanofiltration ont pour but de débarrasser le plasma de tout virus (ou de les inactiver) avant sa mise en produit fini. Contrôle du médicament Chaque lot de médicament est contrôlé avant sa commercialisation par des procédés spécifiques et conformes au cahier des charges de l’autorisation de mise sur le marché. Prescription, dispensation Le médicament fini est disponible, il peut être prescrit et utilisé par les patients.

Les cinq points complémentaires sont : Traçabilité, hémovigilance, pharmacovigilance, programme assurance qualité et audit qualité.

Le laboratoire est acteur de tous ces processus et les respecte conformément aux dispositions en vigueur et aux recommandations de l'ANSM.

Produits Le LFB fabrique et commercialise une gamme de médicaments dans trois domaines thérapeutiques.

Hémostase Betafact - (facteur de coagulation humain) Factane - (facteur de coagulation humain) Wilfactin - (facteur Willebrand humain) Wilstart - (facteur Willebrand et facteur de coagulation humains)