L’arc de triomphe de Montpellier, également connu comme la porte du Peyrou, est un monument érigé en 1691 par Augustin-Charles d'Aviler, architecte de la province du Languedoc, sur des dessins effectués par François II d'Orbay (consulté le 10 octobre 2018).
Cette porte d'apparat symbolise la puissance de la royauté pour accéder à la statue équestre dédiée à la gloire du roi Louis XIV. .
L'arc de triomphe fait partie de la promenade du Peyrou qui est classée monument historique en 1954.
Généralités, dimensions
La construction de l'Arc de triomphe de Montpellier coûta à la ville . Construit sur un des points les plus hauts de la ville à une altitude de , il donnait accès au Puy d'Arquinel, lieu « pierreux » appelé Peyrou. Avant sa construction, un pont-levis permettait de franchir un fossé qui délimitait les remparts de la « commune clôture ». Il y a aujourd'hui le pont Vialleton, construit en pierre et large de remplaçant cet ouvrage. Bien que plus petit que la porte Saint-Martin de Paris, il mesure tout de même de haut et de large. Son portique a une ouverture de et une hauteur de . Il a fallu pour sa construction l'extraction de plus de de pierres, pour la plupart venant des garrigues, notamment les carrières, des environs de Montpellier et de Pignan, Saint-Jean-de-Védas, Pondres (sur la commune de Villevieille) ou encore Saint-Geniès-des-Mourgues.
L'Arc de triomphe du Peyrou a été construit par l'architecte Augustin-Charles d'Aviler d'après les dessins de François d'Orbay. Philippe Bertrand a réalisé en 1694 quatre bas-reliefs en forme de médaillons, deux qui regardent la ville représentant la jonction des deux mers par le canal royal de Languedoc et la destruction de l'hérésie, deux côté campagne faisant allusion aux victoires du roi.
Inscriptions et sculptures
Cet arc de triomphe porte l'inscription suivante :
« », ce qui se traduit par : « Louis le Grand, dont le règne dura soixante-douze ans, a apporté la paix sur terre et sur mer après avoir séparé, contenu et s'être attaché à des peuples alliés dans une guerre de quarante années ».
À noter la présence de quatre médaillons allégoriques à la gloire du « Grand » roi dont celui représentant la révocation de l'Édit de Nantes. Accordé par son grand-père le roi Henri IV, cet édit avait assuré une certaine liberté religieuse aux protestants entre 1598 et 1685, puis Louis XIV le révoqua, épisode tragique et douloureux tant sur le plan local que national. Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
La Porte et place royales du Peyrou, sur le site de la Mairie de Montpellier. (Consulté le ). L'Arc de Triomphe, sur le site de toutmontpellier.fr. (Consulté le ). L'arc de Triomphe, sur le site de PSS-archi. (Consulté le ).
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