Jacques Kossowski, né le dans le 14 arrondissement de Paris est un homme politique français.
Membre des Républicains et directeur de société de profession, il s'engage en politique à Courbevoie en devenant conseiller municipal en 1983 puis adjoint du maire Charles Deprez en 1993. Ce dernier lui cède son fauteuil de maire en 1995, une fonction qu'il exerce depuis. Au niveau national, il est également député des Hauts-de-Seine de 1997 à 2017.
Biographie Il est directeur de société avant de s'engager en politique. À l'occasion des élections municipales de 1983, il entre au conseil municipal de Courbevoie sur la liste de l'UDF Charles Deprez.. En 1993, il devient adjoint au maire chargé de l'urbanisme. Lors des élections municipales de 1995, les deux hommes échangent leurs fonctions : Jacques Kossowski mène la liste de la majorité sortante et est élu maire tandis que Charlez Deprez récupère la charge de l'urbanisme.
Il est ensuite élu député de la des Hauts-de-Seine en 1997 comme candidat de droite dissident contre le député officiel sortant Jean-Yves Haby, investi par l'UDF et le RPR.
Sur le plan local, Jacques Kossowski et Charlez Deprez rentrent en conflit sur la politique d'urbanisme de Courbevoie. Les tensions entre les deux élus atteignent leur paroxysme en lorsque Charlez Deprez et son fils Michel se voient retirer leurs délégations d'adjoints après avoir voté contre une délibération de la majorité municipale un mois plus tôt. L'ancien maire apporte alors son soutien à la candidature dissidente de Franck-Eric Morel pour les élections municipales de 2001. Mis en ballotage avec cette candidature, Jacques Kossowski conserve son fauteuil de maire au terme du second tour.
Il se représente et conserve son siège de député jusqu'en 2017, date où en conformité avec la loi sur le non-cumul des mandats, il choisit de privilégier son mandat de maire et de laisser son investiture à Jean Spiri, qui est finalement battu par la candidate macroniste Christine Hennion.
Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.. Au début de cette même année, il prend la présidence de l'établissement public territorial Paris Ouest la Défense.
Réélu comme maire en 2008 et 2014 dès le premier tour, il est confronté à son ancienne adjointe Aurélie Taquillain, qui a rejoint la République en marche, lors des élections municipales de 2020 et est mis en ballotage au premier tour. Il est toutefois réélu malgré un report de voix qui lui semblait défavorable en raison de l'absence de liste de gauche en second tour.
Alors qu'il souhaite initialement voir son adjoint Jean Spiri lui succéder lors des élections municipales de 2026, la nomination de ce dernier à un poste de diplomate en en Afrique du Sud fait échouer le projet. Aurélie Taquillain, à nouveau candidate pour la coalition présidentielle, l'invite publiquement à se rallier à elle en en commandant un sondage montrant une préférence pour les habitants de Courbevoie que leur maire ne se représente pas. En , il annonce finalement être candidat à un sixième mandat avec l'intention de laisser les rênes de la ville à son adjointe Stéphanie Soares en cours de mandat. Au terme d'une quadrangulaire, il remporte l'élection.
Polémiques
Affaire du trafic de logements HLM de la rue de Normandie En , le directeur de l’office public de l’habitat de Courbevoie dépose plainte après le signalement par des locataires d'une résidence HLM de la rue de Normandie sur la présence de plusieurs familles principalement originaires d'Afrique du Nord et du Maghreb dans des logements fraîchement rénovés, qui se révèlent être en situation de squat.
Les familles concernées affirment s'être vues proposer par le gardien de la résidence Moussa N'Daw une installation illégale suivie d'une régularisation de leur situation en échange d'une somme d'argent allant de 2 500 à 6 500 euros. Moussa N'Daw aurait affirmé pouvoir obtenir cette régularisation grâce à ses relations et cite notamment Jacques Kossowski par sa qualité de vice-président de l'office HLM, duquel il est proche. Deux autres intermédiaires, Yassin M. et Djeamel H. seraient également impliqués.
Deux semaines après le dépôt de la plainte, Jacques Kossowski reçoit les faux locataires désormais sous le coup d'une procédure d'expulsion après qu'ils aient contraint Moussa N'Daw à les suivre jusqu'à la mairie. Quelques jours plus tard, Moussa N'Daw quitte la France pour le Sénégal, affirmant par l'intermédiaire de son avocat avoir fui le pays , ce que Jacques Kossowski dément avant de porter plainte pour diffamation. L'opposition municipale socialiste dénonce une dans l'attribution des logements sociaux.
Le tribunal correctionnel de Nanterre écarte finalement en l'idée d'une implication de la municipalité. Moussa N'Daw, décédé entretemps, n'est pas jugé. Poursuivis pour corruption, treize des dix-neuf faux locataires sont reconnus coupables dont deux dispensés de peine.
Accusations de procurations obtenues sous contrainte Au cours de la campagne des élections municipales de 2026, son opposante et ancienne adjointe Aurélie Taquillain dépose plainte pour et après avoir rencontré une résidente de la maison de retraites des Hespérides lui ayant confié avoir été contrainte de donner sa procuration en faveur du maire sortant par . Le directeur de la résidence, bien que refusant les sollicitations de Mediapart, affirme dans un message envoyé à l'équipe de Aurélie Taquillain que par une colistière du maire résidant également l'établissement. Le média affirme le qu'une enquête préliminaire est ouverte en conséquence par le parquet de Nanterre.
Jacques Kossowski dément les accusations, les qualifiant de à la polémique visant l'un des colistiers d'Aurélie Taquillain, mis en cause pour avoir soutiré près de 700 000 euros à un promoteur immobilier en échange de l'arrêt de ses attaques en justice. L'édile courbevoisien porte plainte en retour pour .
Détail des mandats depuis le : maire de Courbevoie (Hauts-de-Seine) - : député de la circonscription des Hauts-de-Seine depuis le : président de l'Établissement public territorial Paris Ouest La Défense Président de l'Association des maires des Hauts-de-Seine depuis : Président du Syndicat intercommunal funéraire de la région parisienne
Décoration .
Résultats électoraux Élections législatives Année Parti Circonscription Issue Voix % Rang Voix % Rang1997 RPR des Hauts-de-Seine 35,44 42,30 Élu2002 UMP 55,25 Élu2007 56,79 Élu2012 46,78 57,22 Élu
Élections municipales Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
AnnéeListeCommune Sièges obtenusVoix%RangVoix%Rang2001 RPR Courbevoie 45,88 64,63 2008 UMP-NC-PR 54,95 2014 UMP-UDI 55,94 2020 LR-UDI-MoDem-SL 45,42 55,76 2026 LR-UDI-MoDem-NÉ 39,69 42,47 Notes et références
Voir aussi Article connexe Liste des maires de Courbevoie
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