Le Groupe d'Actions Non Violentes Antinucléaires (GANVA) rassemble des opposants à l'énergie nucléaire en France dans des actions directes non-violentes.thumb|Banderole au château de Vitré contre le refus de la ligne THT
Présentation
Le GANVA apparaît en 2007 dans le prolongement des mobilisations antinucléaires d'opposition manifestants contre l'EPR à Cherbourg en avril 2006 et à travers la France en mars 2007 au projet de centrale nucléaire EPR à Flamanville et de son corollaire, la nouvelle ligne THTBientôt, une nouvelle ligne , Ouest-France du jeudi 4 août 2005 devant acheminer l'électricité produite par cette centrale. Collectif de citoyens autogéré, il agit par des actions directes non-violentes : déploiement de bannières, blocages symboliques, occupations de locaux…
Historique
: 4 activistes du GANVA occupent plusieurs jours le pylône THT 92 à Fougères (Ille-et-Vilaine), pour revendiquer l'abrogation du décret autorisant Électricité de France à construire le réacteur EPR à FlamanvilleRevue "Sortir du nucléaire" 35 La bataille de Fougères (4).
: Fin de l'occupation du pylône 92 et occupation du pylône 98 par deux autres activistes du GANVA pour la journée.
: Une trentaine d'activistes du GANVA bloquent des accès au centre régional d'Électricité de France à Rennes, y déploient des banderoles et occupent les lieux la nuitCommuniqué de presse du Ganva - Actions à Rennes - 17 septembre 2007Communiqué du GANVA - Mardi 18 septembre 2007 - Suite de l’action à Rennes. L'action durera 36 heures au total.
: Une quinzaine d'activistes du GANVA participent au blocage d'un train de combustible nucléaire irradié en provenance d'Italie au Molay-Littry dans le Calvados. Quatre personnes se sont enchaînées pour empêcher le train de passer et 10 militants ont été placés en garde à vue. Cette action a perturbé le trafic passager Corail et TERdépêche AFP - Mardi juillet 2008 - Des antinucléaires bloquent un train : 10 personnes en garde à vue. Vers , la voie était complètement libérée. Les 4 castors de déchets nucléaires sont arrivés à Valognes un peu après , soit avec 6 heures de retard.
, et : Trois occupations successives de pylônes THT sont organisées en trois lieux différents de la ligne THT desservant le site nucléaire de Flamanville, réclamant « un moratoire suspensif » sur le nouveau projet THT. D'abord à Cametours (Manche) le 12, date choisie pour coïncider avec la manifestation anti-nucléaire « Pour un monde sans nucléaire »Communiqué du GANVA du 12 juillet 2008. Ensuite à Beaulieu-sur-Oudon (Mayenne) sur le pylône choisi par Réseau de transport d’électricité pour faire la jonction entre la ligne THT existante entre Domloup et La Quinte et celle en projetCommuniqué de presse du GANVA - dimanche 13 juillet - Nouvelle action d’occupation d’un pylône en Mayenne. Enfin, trois autres activistes occupent un pylône accompagnés par une trentaine de pique-niqueurs, à Saint-Germain-en-Coglès (Ille-et-Vilaine), déployant une banderole libellée « bleu, blanc, boum »dépêche AFP - lundi 14 juillet 2008 - Fin de l’occupation d’un pylône par des antinucléaires en Ille-et-Vilaine.
: Procès au tribunal correctionnel de Caen de 4 personnes poursuivis pour « présence sur les voies, dégradation et entrave à la circulation » à la suite de l'action de blocage du . Le procureur de la République requiert 4 mois de prison avec sursis pour les prévenus et la SNCF demande des dommages-intérêts de compte rendu du procès du GANVA.
: Ils seront chacun condamnés à d'amende dont avec sursis et la SNCF obtiendra de dommages-intérêtsCaen : amende pour des militants antinucléaires, Ouest-France le .
le , plusieurs militants du GANVA s'enchaînent aux voies pour barrer le passage au "train d'enfer" un train de déchets radioactifs en route pour l'Allemagne. Trois d'entre eux sont blessés lors de leur désincarcération par les forces de l'ordre (l'un a deux tendons sectionnés à la main, deux autres des brûlures importantes aux mains). 7 militants, cinq Français, dont trois jeunes femmes et un Allemand, âgés de 22 à 32 ans, sont retenus plusieurs heures en garde à vue puis placés sous contrôle judiciaire, supposant le versement d'une caution de 16500€ avant le , faute de quoi ils seraient incarcérés jusqu'au procès, le à 14h. Selon le Groupe d’actions non violentes antinucléaires, "il est inadmissible que dans le cadre d'une action non-violente, les forces de l'ordre utilisent la violence et occasionnent volontairement des blessures à des militants." Le Ganva compte porter plainte (voir site du Ganva et article France 3 http://normandie.france3.fr/info/basse-normandie/caen--6-militants-du-ganva-deferes-au-parquet-65750528.html)
Références
Liens externes
Catégorie:Association ou organisme antinucléaire Catégorie:Association ou organisme lié à l'environnement en France