Combourg est une commune française, chef-lieu du canton homonyme, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

En , avec Population municipale , légale en ., elle est la la plus peuplée d'Ille-et-Vilaine et la de Bretagne..

Ses habitants se nomment les Combourgeois et les Combourgeoises .

Labellisée Petite Cité de caractère et Station Verte, Combourg possède une étoile au Guide vert Michelin.

Présentation

La réputation de la ville est associée à l'écrivain romantique François-René de Chateaubriand ainsi qu'à son château, réputé, selon le folklore, héberger le fantôme d'un chat.. Son surnom de « berceau du romantisme » est dû à l'écrivain qui a passé une partie de sa jeunesse au château : Chanoine Guillotin de Corson. Pouillé du diocèse de Rennes.

Géographie Localisation et communes limitrophes Ville de Haute-Bretagne, Combourg est également sur la route des Portes de Bretagne. Elle est située entre Rennes et Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, à de Paris, de Rennes et de Saint-Malo.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes.. Elle est ainsi la la plus étendue du département.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Biez Jean, le Linon, la Bouteillerie, la Tamout et le ruisseau de Fersac bouteillerie, le Moulin Neuf..

Le Biez Jean, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Lourmais et se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel en limite de Saint-Benoît-des-Ondes et de Hirel..

Le Linon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Trémeheuc et se jette dans la Rance à Évran, après avoir traversé ..

La Bouteillerie, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Trémeheuc et se jette dans le Linon à Meillac, après avoir traversé ..

La Tamout, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Couesnon à Val-Couesnon, après avoir traversé ..

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le lac Tranquille, d'une superficie totale de ( sur la commune), les étangs de Trémigon, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang Communal des Maffins ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Feins à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Combourg est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle appartient à l'unité urbaine de CombourgUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (43,2 %), terres arables (33,7 %), prairies (13,4 %), forêts (5,4 %), zones urbanisées (3,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,2 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Combourg et l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine en 2022...

+Le logement à Combourg en 2022 Combourg Ille-et-Vilaine Parc immobilier total (en nombre d'habitations) Part des résidences principales (en %) 90,0 86,6 Part des résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,4 7,2 Part des logements vacants (en %) 6,6 6,2 Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 66,7 59,7 Part des ménages locataires de leur logement (en %) 32,4 39,2 Part des ménages logés à titre gratuit (en %) 1,0 1,2

Morphologie urbaine Combourg dispose d'un plan local d'urbanisme (PLU) approuvé par délibération du conseil municipal du et révisé le .. Il divise la commune en zones urbaines, agricoles ou naturelles.

La commune bénéficie d'un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) approuvé lors du conseil communautaire du .. Il s'applique à l'ensemble des communes de la Bretagne Romantique et remplace le PLU communal.

Elle compte par ailleurs une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP) dont le périmètre principal est constitué du centre ancien, de la vallée du Bourlidou, de l'étang de Combourg et de la vallée du Linon ainsi que des « coteaux parallèles aux vallées ». Des périmètres éclatés viennent s'y ajouter et comprend trois hameaux. Cette AVAP a été adoptée par délibération du conseil municipal du .

Voies de communication et transports Sur le plan routier, le territoire de la commune est traversé par la (Plancoët ↔ Vitré), la (Dol-de-Bretagne ↔ Tinténiac) et la (Combourg ↔ Tremblay).

La commune compte aussi une gare, construite entre 1860 et 1864 après l'arrivée du premier chemin de fer dans la commune en 1857. Des travaux de modernisation du bâtiment et de ses abords ont été entrepris entre 2012 et 2014 et menés conjointement par RFF, la SNCF et la région Bretagne.

En 2023, selon les chiffres de la compagnie nationale, voyageurs ont fréquenté la gare de Combourg., soit une hausse de 14,88 % par rapport à l'année précédente.

À partir de , un service expérimental de navette gratuite appelé « Tempo » est mis en place par la communauté de communes. Au départ de la gare, il dessert la zone d'activité du Moulin Madame et le site du Vieux Chêne à Bonnemain..

Noms de rues De nombreux odonymes rappellent le passé de Combourg ou évoquent des personnalités ayant marqué la vie communale :

Certaines voies ont changé de dénomination ces dernières années :

Projets d'aménagements Depuis , des travaux d'extension de la zone d'activité du Moulin-Madame sont entrepris par la communauté de communes..

Le quartier Saint-Joseph est en cours de réhabilitation et comprendra un pôle d'activités et de services (dont une pharmacie), des logements et la nouvelle gendarmerie, tandis qu'une réflexion est engagée sur le quartier Cœur de ville, situé entre le boulevard du Mail et la rue Notre-Dame. Un appel à projets est d'ailleurs lancé à ce sujet en ..

Risques naturels et technologiques

La commune de Combourg est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), inondations, tempêtes et grains, radon ou sismique (sismicité faible).

+Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal », LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 2Sismicité faible accélération = 0,7 m/s

Elle est également exposée à deux risques technologiques : les transports de matières dangereuses et les ruptures de digues. Entre 1987 et 2001, quatre arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : deux pour des inondations et coulées de boue, un pour des inondations, coulées de boue et mouvements de terrain et un pour des tempêtes..

Toponymie Combourg Le nom de la localité est attesté sous les formes Comburn en 1030 - 1066, Combor en 1137, Comborn en 1151 et 1181, Comburno en 1183, Combor en 1192 et 1210, Combour en 1234.

L'hypothèse d'Albert Dauzat et Charles Rostaing, sur la base des travaux de Schmittlein, suggère l'emploi d'un nom de femme germanique de manière absolue : Humburg[is], avec romanisation de l'initiale en *Chom- > Com-Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 ... Cependant, ils ne citent pas de formes anciennes, preuve qu'ils n'en connaissaient pas, formes d'ailleurs difficilement compatibles avec leur explication. En effet, les consonnes finales se prononçant encore au - , on écrit burc / borc [burk] « bourg », pas -burn / -born ou -bor comme c'est le cas pour les formes anciennes.

Ernest Nègre rejette implicitement cette hypothèse, en proposant un étymon roman *combour « brûlis, incendie », substantif des termes attestés en ancien français comburir, combourir « brûler » / combustibleErnest Nègre, Toponymie générale de la France. ..., Volume 2., Librairie Droz 1991. .. Cependant la plupart des formes les plus anciennes sont terminées par un -n (qui s'est régulièrement amuï par la suite cf. ancien français *forn > four; jorn > jour), à savoir Comborn-, Comburn- souvent avec une désinence latine fictive, ce qu'Ernest Nègre n'explique pas.