Émile Didier, né le à Embrun (Hautes-Alpes) et mort le à Gap (Hautes-Alpes), est un homme politique français, député-maire de Gap, puis sénateur des Hautes-Alpes.
Tout d'abord membre du Parti radical, il suit Robert Fabre lors de la scission de 1972 qui conduit à la création du Mouvement des radicaux de gauche.
Biographie
Pharmacien de profession, il devient maire de Gap à la suite des élections municipales de 1947. Il conservera ce mandat pendant 24 ans, ce qui constitue un record de longévité à ce posteSource : Liste des anciens maires de Gap sur le site de la ville..
Fort de son implantation dans la préfecture des Hautes-Alpes, il est élu député de la première circonscription des Hautes-Alpes, alors détenue par Armand Barniaudy (Centre démocratique), lors des élections législatives de 1967. Dans un contexte national extrêmement défavorable à la gauche, il parvient à sauvegarder son siège d'une seule voix de majorité lors des élections législatives de 1968, face à Émile Arrighi de Casanova.
Dans la foulée de cette victoire électorale, il parvient à se faire élire en décembre 1968 président du Conseil général des Hautes-Alpes à la suite du décès de Ludovic Tron.. Il est reconduit lors des élections cantonales de 1970Source : Atlaspol - chronologie des élus des Hautes-Alpes. Il présidera l'assemblée départementale jusqu'aux élections cantonales de 1982 à la suite desquelles il devra laisser sa place à l'UDF Marcel Lesbros.
Un an après son accession à la présidence du conseil général, il connaît un premier revers électoral majeur en étant battu lors des élections municipales de 1971 par le divers droite Bernard Givaudan.
Il prend cependant sa revanche quelques mois plus tard en devenant le sénateur des Hautes-Alpes le . Comme tous les membres du Parti radical, il rejoint le groupe de la Gauche démocratique. Même après la scission de 1972, il continuera à sièger au sein de ce qui est devenu le Rassemblement démocratique européen. Réélu lors des sénatoriales du , il choisit de ne pas se représenter lors des élections de 1989.
Vie privée
Son fils, Roger Didier, né le à Gap, est devenu maire de Gap en 2007, à la suite de la démission de Pierre Bernard-Reymond parti siéger au Sénat, en remplacement de Marcel Lesbros, décédé. Il est élu au deuxième tour de l'élection municipale de avec le soutien de l'UMP, face à la liste de gauche de Guy Blanc. Le , il est exclu du Parti radical de gauche pour ses « alliances répétées avec l'UMP« Le maire de Gap R.Didier exclu du PRG », Le Figaro, 28 août 2009. ». Il est également vice-président du Conseil général des Hautes-Alpes.
Mandats
Sénateur 26/09/1971 - 27/09/1980 : sénateur des Hautes-Alpes 28/09/1980 - 01/10/1989 : sénateur des Hautes-Alpes
Député 12/03/1967 - 30/05/1968 : député de la première circonscription des Hautes-Alpes 30/06/1968 - 04/12/1971 : député de la première circonscription des Hautes-Alpes
Conseiller général xx/xx/1970 - 15/03/1976 : président du conseil général des Hautes-Alpes 16/03/1976 - 21/03/1982 : président du conseil général des Hautes-Alpes
Conseiller municipal / Maire 1947 – 1971 : maire de Gap, Hautes-Alpes
Notes et références
Liens externes
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