Les Otariidés (Otariidae) sont une famille de mammifères marins de l'ordre des Carnivores dont les membres sont communément nommés otaries, et certains lions de mer..
Par rapport aux phocidés (phoques et éléphants de mer) ou aux odobénidés (les morses), ils possèdent des petites oreilles et n'ont pas totalement perdu l'usage de leurs membres postérieurs en reptation terrestre.
Étymologie Leur nom est emprunté au grec ὠτάριον (ōtárion), « petite oreille », mais dans les Problèmes de linguistique générale, Émile Benveniste explique qu'il s'agit de l'oreille externe, apparente chez cet animal. La famille des Otariidés a été nommée par John Edward Gray en 1825.
L'antériorité de la classification de cette espèce revient en fait à François Péron qui a nommé l'otarie du mot grec "Otarion" qui signifie "Lobe d'oreille" à l'occasion du Voyage de découvertes aux terres australes sous le commandement du capitaine Nicolas Baudin effectué de 1800 à 1804. C'est en reprenant et en étudiant les différents textes de Georges-Louis Leclerc de Buffon que Péron va dissocier les phoques des otaries.
Le chiot est le nom donné au petit de l'otarieSite francebleu.fr, article de Martin Duffaut "Un bébé otarie est né au zoo d'Amiens, une première depuis dix ans"..
Description
Les otaries et les lions de mer partagent leur existence entre le milieu marin et la terre ferme. Parfaitement adaptés pour la nage et la chasse en mer où ils se nourrissent, les otariidés ne vont à terre que pour se reposer, se reproduire et mettre bas. Toutes les espèces sont polygynes.
Les quatre membres sont transformés en nageoires, mais contrairement aux phoques, les otaries se servent à terre de leurs postérieurs pour marcher. En mer, elles se propulsent à l'aide des antérieurs, les postérieurs servant alors de gouvernail.
Les moustaches, plus exactement appelées vibrisses, constituent un organe sensoriel essentiel. Les vibrisses sont des poils tactiles dont l'otarie peut contrôler l'orientation et qui lui permettent de percevoir les mouvements d'eau générés par une proie, par exemple.
Histoire évolutive et se caractérisent entre autres choses, par un dimorphisme sexuel particulièrement important avec des mâles cinq fois plus gros que les femelles.
Liste des espèces vignette|upright=1.3|Répartition des Arctocephalinae. vignette|Palettes natatoires développées grâce à l'allongement des doigts et leur prolongement, au-delà de l'extrémité de la dernière phalange (munie d'une griffe très réduite), par une baguette cartilagineuse qui accroît considérablement la surface de la main.. Anciennement classée dans l'ordre des Pinnipèdes, la famille compte sept genres et seize espèces réparties en deux sous-familles. La sous-famille Arctocephalinae, les otaries à fourrure ou ours de mer. le genre Arctocephalus E. Geoffroy Saint-Hilaire et F. Cuvier, 1826 Arctocephalus australis (Zimmermann, 1783) - Otarie à fourrure australe Arctocephalus forsteri (Lesson, 1828) - Otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande Arctocephalus galapagoensis Heller, 1904 - Otarie des îles Galapagos Arctocephalus gazella (Peters, 1875) - Otarie à fourrure antarctique Arctocephalus philippii (Peters, 1866) - Otarie des îles Juan Fernandez Arctocephalus pusillus (Schreber, 1775) - Otarie à fourrure d'Afrique du Sud Arctocephalus townsendi Merriam, 1897 - Otarie de l'île de Guadalupe Arctocephalus tropicalis (Gray, 1872) - Otarie à fourrure subantarctique le genre Callorhinus Gray, 1859 Callorhinus ursinus (Linnaeus, 1758) - Otarie à fourrure du Nord ou ours marin La sous-famille Otariinae, les otaries à jarre ou lions de mer : le genre Eumetopias Gill, 1866 Eumetopias jubatus (Schreber, 1776) - Lion de mer de Steller le genre Neophoca Gray, 1866 Neophoca cinerea (Péron, 1816) - Lion de mer australien le genre Otaria Péron, 1816 Otaria flavescens (Shaw, 1800) - Otarie à crinière ou lion marin le genre Phocarctos Peters, 1866 Phocarctos hookeri (Gray, 1844) - Lion de mer de Nouvelle-Zélande le genre Zalophus Gill, 1866 Zalophus californianus (Lesson, 1828) - Otarie de Californie †Zalophus japonicus (Peters, 1866) - Otarie du Japon Zalophus wollebaeki Sivertsen, 1953 - Otarie des Galápagos
Les otaries et l'homme
vignette|`Lion de mer australien (Neophoca cinerea) sur l'île North Neptune, une espèce autrefois chassée massivement au XIXᵉ siècle`
La chasse Le rapport initial de l'otarie avec l'homme passa par la chasse. Nourriture très prisée, l'otarie fut massacrée dans une proportion démesurée au cours du . Ce n'est qu'en 1911, et sous la pression populaire, qu’on commença à la protéger.
Aujourd'hui, toutes les otaries ne sont pas protégées de la même manière. Les lions de mer et les otaries à fourrure connaissent des fortunes diverses. Ainsi, le lion de mer australien est considéré comme une espèce en danger qui est complètement protégée alors que l'otarie à crinière ne bénéficie que d'une préoccupation mineure pour l'Union internationale pour la conservation de la nature. Concernant les otaries à fourrure, une majorité des espèces est aujourd'hui menacée.
Spectacle Elles sont faciles à dresser et on les retrouve ainsi fréquemment dans le milieu du cirque et du spectacle.. Certaines vivent dans des parcs zoologiques marins, la finalité est la même que pour les dauphins dans les delphinariums : les montrer au public, les étudier et les préserver.
Utilisation militaire , elles sont régulièrement utilisées par les militaires pour certaines missions..
Références taxinomiques
Liens externes Galerie de photos d'otaries des Galapagos et d'otaries à fourrures www.photos-galapagos.com
Références
Catégorie:Taxon décrit par John Edward Gray