Kourapaty (en ) est une zone forestière des environs de Minsk, en Biélorussie, où de nombreuses exécutions furent perpétrées par le régime soviétique de 1937 à 1941. Le nombre de victimes est estimé entre et .

L'origine du lieu L'historien à l'origine de la macabre découverte est Zianon Pazniak. Voici ce qu'il raconte au sujet de l'histoire du lieu :

Chronologie des faits La tragédie de Kourapaty devient un thème souvent utilisé dans la vie politique de la Biélorussie, mais n'est en fait qu'un épisode parmi beaucoup d'autres de l'histoire de l'URSS, de la terreur rouge, des Grandes purges et de leur instrument principal, le NKVD. En 1988, sur fond de popularité croissante du Front populaire biélorusse, lié à la crise de l'idéologie communiste ainsi qu'aux difficultés économiques et politiques de l'URSS, fut organisée une première marche vers le lieu du massacre, durant cinq ans, de l'élite culturelle biélorusse durant les purges staliniennes. Les forces de l'ordre biélorusses réprimèrent violemment cette manifestation, ce qui choqua l'opinion publique et fit naître un devoir de mémoire d'un nouveau genre, qui n'était plus lié aux méfaits du nazisme durant la Seconde Guerre mondiale.

Chaque année, pour la fête des morts, des centaines de personnes viennent à Kourapaty pour rendre un devoir de mémoire aux victimes du stalinisme. Il s'agit d'une initiative associative et privée de la société civile, car l'État biélorusse a choisi d'imputer la tragédie de Kourapaty aux occupants allemands, comme l'URSS l'avait fait pour le massacre de Katyn entre 1945 et 1989 Katyń : les circonstances ; Nuremberg. En 1994, Bill Clinton se rendit à Kourapaty. En 2002, la jeunesse et les sympathisants du Front populaire biélorusse défendent Kourapaty pendant plusieurs mois contre la construction d'une route à travers cette zone, impliquant la destruction des fosses communes.

La position de l'État biélorusse Au milieu des années 1990, le bilan officiel pour Kourapaty fait état de victimes. Au cours des années 1990, il y eut plusieurs autres investigations. Le pouvoir biélorusse considère l'occupant allemand seul responsable du massacre de Kourapaty et cherche à empêcher de nouvelles investigations, alors que l'opposition au régime de Loukachenko affirme que ce crime a été perpétré par le NKVD contre la population biélorusse, en s'appuyant sur les documents exhumés à Moscou durant la brève période d'accessibilité des archives de la police politique soviétique par les historiensLors de la déstalinisation, le 14 février 1954, le procureur de l’URSS, le ministre de la justice et le ministre de l’intérieur envoyèrent une note à Nikita Khrouchtchev communiquant les estimations des « résultats » des organes de la Tchéka, Guépéou, NKVD pour la période « entre le janvier 1921 et le février 1954 » : 3 777 380 condamnations pour « activités contre-révolutionnaires » par les « collèges spéciaux » et les « troïkas » de l’OGPU et du NKVD, le collège militaire de la Cour suprême et les tribunaux militaires. 642 980 d'entre eux furent condamnés à mort, dont les prétendus « réactionnaires » biélorusses : citant les grandes purges de 1936 à 1938 et notamment les ordres secrets (секретные приказы) n° 000485 et 000486 de 1936 (Nicolas Werth, Les crimes de masse sous Staline (1930-1953), in: SciencesPo du 28 décembre 2009 sur et article « Goulag les vrais chiffres », L'Histoire, n° 169, septembre 1993 p. 50.).

Notes

Articles connexes État communiste Grandes Purges Massacre de Katyń

Catégorie:Minsk Catégorie:Histoire de la Biélorussie Catégorie:Monument aux victimes du communisme Catégorie:Lieu d'exécution Catégorie:Crime de guerre de l'Union soviétique