Les deux satellites Echo ont été construits par la NASA dans le cadre de la première expérimentation de satellites de communications. Chaque engin était un satellite ballon passif, dont la surface métallisée permettait la réflexion des ondes hertziennes. Deux points à la surface de la terre pouvaient ainsi être mis en relation via un rebond sur le satellite..

Echo 1A vignette|Echo 1 à Weeksville , aux États-Unis À la suite de la perte de Echo 1 (échec du lanceur Delta, le ), Echo 1A (souvent appelé Echo 1) fut lancé et placé le sur une orbite initiale de périgée , d'apogée , inclinée à 47,3° et décrite en 114,4 minutes. Ce ballon de de diamètre () avait une enveloppe en Mylar (ou PET) métallisé d'une épaisseur de 0,0127 mm. Après ouverture de la sphère métallique qui le contenait, il se gonfla lentement grâce à la vaporisation d'acide benzoïque qu'il contenait. L'orbite fut ensuite fortement perturbée par la pression des radiations solaires dont Echo 1A montra l’existence et l'effet sur les satellites légers et volumineux.

Les premiers tests de transmissions furent effectués à partir du entre Goldstone et par les Bell Labs. Ils permirent la transmission intercontinentale de communications téléphoniques, radio et télévisées, en ondes courtes ( et ) avec un affaiblissement important à la réception. Pour ces essais la France utilisa la station de réception de Nançay dans le département du Cher ; la station pour Echo fut construite par la compagnie CGE (Compagnie générale d'électricité) pour le CNET (Centre national d'études des télécommunications). Depuis le sol, Echo 1A apparaissait plus brillant que la plupart des étoiles, traversant le ciel en un quart d'heure et est a probablement été vu par un grand nombre de personnes.

La longévité d'Echo 1A fut mise en doute dès son lancement en raison du risque de perforation par les météorites, dont l'abondance dans le proche espace était inconnue à l'époque, mais le satellite conserva son volume apparent. Il était également prévu qu'Echo 1A ne survivrait pas longtemps après son quatrième plongeon dans l'atmosphère en , bien que les estimations laissaient entrevoir la possibilité qu'il continue à orbiter jusqu'en 1964 ou au-delà. Il rentra et se consuma dans l'atmosphère le .

Echo 2 vignette|Echo 2 pendant un test, à Weeksville, aux États-Unis Echo 2 était un ballon en Mylar métallisé de de diamètre dont le système de gonflage était amélioré de manière à rendre la surface plus lisse et plus sphérique. Le ballon était construit à partir d'un film mylar de 9 µm d'épaisseur pris en sandwich entre deux couches de papier d'aluminium de 4,5 µm d'épaisseur et collées ensemble<ref>Staugaitis, C. & Kobren, L. "Mechanical And Physical Properties of the Echo II Metal-Polymer Laminate (NASA TN D-3409)," NASA Goddard Space Flight Center (1966)</ref>. Il fut lancé le par une Thor-Agena B sur une orbite 1084 km / 1247 km, inclinée à 81°, décrite en 108,7 minutes. Le gonflage progressif fut observé grâce à une camera de télévision fixée à l'étage Agena. Il fut utilisé à des fins de communications, ainsi que pour l'étude de la dynamique des engins spatiaux et la géodésie. La NASA abandonna les systèmes de communications passifs après Echo 2. Le ballon rentra dans l'atmosphère le .

Utilisation militaire Le programme Echo fournit des points de référence permettant la localisation précise de la ville de Moscou, rendue nécessaire par le développement de missiles balistiques intercontinentaux..

Autre La grande antenne à cornet de Holmdel, construite par Bell Labs pour le projet Echo, a ensuite été utilisée par Arno Penzias et Robert Woodrow Wilson pour leur découverte, récompensée par le prix Nobel, du rayonnement diffus cosmologique..

Galerie

Sources

Bibliographie

. Nick D'Alto "The Inflatable Satellite", Invention and Technology'' Summer 2007, Volume 23, Number 1 .

Voir aussi Telstar 1, le premier satellite de communications actif, lancé en 1962. PAGEOS, un projet de ballon similaire, lancé en 1966.

Catégorie:Satellite de télécommunications