Hercule contre les vampires (titre original : ) est un péplum fantastique ouest-allemand-italien réalisé par Mario Bava et Francesco Prosperi, sorti en 1961.
Synopsis Hercule, en compagnie de Thésée et du maladroit Télémaque (rien à voir avec le personnage mythologique du même nom), pénètre dans les Enfers pour tenter de récupérer une pierre aux pouvoirs miraculeux et sauver sa bien-aimée Déjanire, en danger d'être manipulée par le maléfique Lycos. Arrivés dans les ténèbres de ce lieu, les quatre devront affronter d'innombrables dangers. De retour chez lui, le héros devra faire face à une étrange malédiction et à d'infâmes complots pour la succession au trône d'Ecalia.
Fiche technique Titre français : Hercule contre les vampires ou Hercule et le roi des ténèbres Titre original : Titre allemand : Réalisation : Mario Bava et Francesco Prosperi (sous le nom de « Franco Prosperi ») Scénario : Mario Bava, Sandro Continenza, Francesco Prosperi et Duccio Tessari Production : Achille Piazzi Société de production : SpA Cinematografica, Omnia Deutsche Film Export Musique : Armando Trovaioli Photographie : Mario Bava Montage : Mario Serandrei Décors : Franco Lolli Costumes : Mario Giorsi Pays d'origine : - Format : Couleurs - 2,35:1 - Mono - 35 mm Genre : Péplum fantastique, giallo Durée : 81 minutes Dates de sortie : Italie : Allemagne de l'Ouest : France :
Distribution Reg Park (VF : René Arrieu) : Héraclès (Hercule) Christopher Lee (VF : Jean-Roger Caussimon) : le roi Lico Leonora Ruffo (VF : Jany Clair) : la princesse Déjanire Giorgio Ardisson (VF : Daniel Crouet) : Thesus Marisa Belli (VF : Sylvie Deniau) : Aretusa Ida Galli : Perséphone Franco Giacobini (VF : Jacques Dynam) : Télémaque Mino Doro (VF : Henri Nassiet) : Keros Rosalba Neri (VF : Martine Sarcey) : Hélène Ely Drago : Jocaste Gaia Germani (VF : Sylvie Deniau) : Médée Aldo Podinotti (VF : Pierre Garin) : Sunis Grazia Collodi : Électre
Production Le titre de travail est Hercule et le roi des Ténèbres ().
Le film est tourné dans les grottes de Castellana, les carrières de Salone, à Tor Caldara, à Monte Gelato et principalement sur un plateau unique de Cinecittà. Des décors sont repris de I giganti della Tessaglia de Riccardo Freda et L'Atlantide d'Edgar Ulmer.
Analyse Le film avec le vampirisme s'inspire des films de la Hammer. Bava a déjà approché l'épouvante avec Le Masque du démon et Reg Park reprend le rôle d'Hercule.
Comme à son habitude, le réalisateur Mario Bava, fort de son expérience en tant que directeur de la photographie, s'accommode d'un budget assez modeste en faisant appel à son ingéniosité visuelle : éclairage bariolé, savant clair-obscur et trompe-l'œil en tout genre abondent pour créer cet univers souterrain et macabre, peuplé de créatures étranges.
S'il ne semble faire aucun doute que le personnage de Lico appartient bien au monde des morts et du surnaturel, à aucun moment du film en revanche, il n'apparaît flagrant qu'il s'agisse véritablement d'un vampire. Sans doute la présence du comédien Christopher Lee, à la récente notoriété due à son personnage dans Le Cauchemar de Dracula (1958), inspira-t-elle les opportunistes traductions du titre (notamment la française), laissant croire à l'hypothétique intervention de suceurs de sang.
Le film n'en capitalise pas moins sur la sinistre aura de l'acteur anglais, laissant planer un doute tenace sur la nature véritable de son rôle, et jouant, dans ce péplum fantastique plus encore que dans les autres, la carte de la magie et du morbide. En effet, bien que Christopher Lee se soit toujours défendu d'avoir joué ici une version antique de Dracula, son personnage de Lico cumule les similitudes avec le vampire transylvanien : une aspiration morbide à un règne éternel, le rôle primordial du sang dans son accession à l'éternité, sa peur de la pierre de vie remplaçant celle du crucifix et sa prédilection marquée pour les ténèbres et les morts-vivants.
Si la courte carrière du culturiste britannique Reg Park, futur mentor d'Arnold Schwarzenegger, ne marqua pas les esprits à long terme, elle n'en restera pas moins mémorable pour avoir regroupé cinq des titres les plus originaux du genre, dont celui-ci.
Postérité Ce film est à l'origine d'un sous-genre éphémère de films tentant de combiner le genre du péplum avec des éléments d'épouvante. Parmi les films considérés comme appartenant à ce sous-genre, citons Maciste en enfer (1962) de Riccardo Freda et Maciste contre le fantôme (1961) de Sergio Corbucci et Giacomo Gentilomo.
L'Opera Theater Oregon a commandé au compositeur Patrick Morganelli une œuvre accompagnant le film, Hercules vs. Vampires, dont la première a eu lieu à Portland en 2010. En , l'œuvre a été mise en scène par l'Opéra de Los Angeles.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
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