Sainte-Foy-lès-Lyon est une commune française située dans la métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants s'appellent les Fidésiens..
Géographie
Sainte-Foy-lès-Lyon surplombe Lyon par l'ouest, juste au sud de la basilique Notre-Dame de Fourvière, au-dessus du confluent du Rhône et de la Saône à l'est et de la vallée de l'Yzeron à l'ouest et au sud, en limite des communes de Francheville et Oullins-Pierre-Bénite.
Le centre-ville de Sainte-Foy est à 15 minutes en voiture de la presqu'île lyonnaise. La ville est mitoyenne, au Nord, du de Lyon, à l'Est, de La Mulatière, à l'Ouest, de Francheville, au Sud d'Oullins-Pierre-Bénite et de Chaponost.
Transports et communications Transports en commun La ville est desservie par plusieurs bus du réseau TCL8, 14, 29, 49, 103) : - Perrache <> Francheville Taffignon - Bellecour Le Viste <> Fort du Bruissin - Gare d'Oullins <> Sainte-Foy Place Saint-Luc - Gare d'Oullins <> Thurins Mairie - Gare d'Oullins <> Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud - Gare d'Oullins <> Gorge de Loup - Croix Rousse <> Valdo - Perrache - Sainte-Foy Châtelain - Gorge de Loup <> Charcot La Source - Valmy Place Ferber <> Sainte-Foy Châtelain
Communications
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Genis-Laval à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Sainte-Foy-lès-Lyon est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (95 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (77,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (90,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,4 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %), forêts (0,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie vignette|gauche|Martyre de sainte Foy. Le nom de la commune est constitué de Foy, martyre qui serait morte à Agen au , et d'une référence à sa proximité avec Lyonlès, dérivé du bas latin latus, « à côté de » Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales | étymologie de lès, différenciant ainsi la ville de ses .
Histoire Époque romaine
Le site, proche de la capitale des Gaules Lugdunum, connaît une activité intense à l'époque romaineWalker St., L'habitat rural dans la région Rhône-Alpes ( s. av. J. C.- s. ap. J.-C.), 1981, .. Le territoire situé dans le prolongement sud de la ville antique est traversé par deux voies romaines au moins : la voie narbonnaise reliant Lugdunum à Vienne par la rive droite du Rhône, située sous l'actuel chemin des FontanièresOdile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, , et 367, et une autre voie supposée en direction de Saint-Symphorien-sur-Coise qui emprunterait le chemin de ChantegrilletOdile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, , .. L'aqueduc romain du Gier a laissé des vestiges en sept points différents du territoire actuel : le siphon de l'Yzeron et son réservoir terminalAu 194, boulevard Baron-du-Marais, la tranchée dite « de Narcel »En parallèle du boulevard de Narcel, les arches du chemin de Narcelil y aurait eu au moins 28 arches dont les vestiges peuvent être observés dans les murs bordant la rue de Narcel, le tunnel du Vingtain, entièrement détruit, la tranchée du Fort, les arches de la rue Georges Clemenceau et la tranchée de ChavrilDétail des vestiges et de leur emplacement exact dans Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, , et 366. D'autres vestiges ont été observés, notamment des fosses datant de l'Antiquité tardive ou du haut Moyen Âge, des tegulae et céramiques antiques, un fragment de sarcophage, des traces de bâtiments dont la fonction est inconnueOdile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, , et 368 et une habitation gallo-romaineJ. F Artaud, Lyon souterrain ou observations archéologiques et géologiques faites dans cette ville depuis 1794 jusqu'en 1836, Lyon, 1846, cité dans Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, , (bibliographie) et et 368 (détails).
Sainte-Foy en 1170 C'est en 1170 qu'apparaît la plus ancienne mention connue de Sainte-Foy qui appartient aux chanoines de Saint-Just. En 1189, elle passe sous la dépendance du chapitre de Saint-Jean jusqu'à la Révolution.
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Bonnefey et de Mont-Chalier.
vignette|L'arrêt du tramway Dès 1834, une mairie-école est construite et, l'année suivante, est créé un service d'omnibus à chevaux. En 1840, un marché hebdomadaire voit le jour et trois ans plus tard l'église paroissiale est reconstruite après la démolition complète de l'ancien édifice. L'année suivante est marquée par la mort de Laurent Mourguet, le créateur de Guignol, époux d'une Fidésienne, Jeanne-Marie Trigon, dont la maison natale est devenue un cinéma d'art et d'essai portant son nom d'épouse (Cinéma Jeanne Mourguet).
En 1871, on perce l'avenue Valioud. À partir de 1880, la viticulture, ruinée par le phylloxera, laisse peu à peu place à l'arboriculture et aux propriétés résidentielles. En 1885, La Mulatière est détachée de Sainte-Foy et devient une commune indépendante.
Dans les années 1870, la commission chargée par la ville de Lyon de trouver l'emplacement de son futur observatoire astronomique choisit un site sur la commune de Sainte-Foy. Cependant, Charles André, fondateur et premier directeur de l'établissement, ignorera ces travaux et choisira de construire l'observatoire à Saint-Genis-Laval..
En 1893, un hôpital est créé par le Barral, cependant que la même année une ligne de tramways électriques de la Société du tramway de Sainte Foy est mise en service, avant d'être reprise en 1898 par le Fourvière Ouest-Lyonnais, lui-même absorbé en 1911 par l'OTL. L'éclairage des rues est installé en 1894.
L'activité économique de Sainte-Foy-Lès-Lyon a principalement été tournée autour de l'agriculture au début et milieu du XXe siècle, avec entre autres les exploitations maraichères de la famille Moyroud.
En 1968, la ville est jumelée avec Limburg an der Lahn en Allemagne de l'Ouest. L'année suivante, la commune entre dans la communauté urbaine de Lyon (COURLY).
La vie économique est marquée par l'installation des Laboratoires Boiron en 1974 et la vie religieuse par la visite du pape Jean-Paul II en .
En 2006 est inauguré le troisième gymnase en présence de Jean-François Lamour.
Le , la commune quitte le département du Rhône et rejoint la collectivité territoriale de la métropole de Lyon qui remplace la communauté urbaine.
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Administration municipale Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre et , le nombre de membres du conseil municipal est de trente-cinq..
Liste des maires
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Population et société
Démographie
Le bourg agricole qui ne compte que habitants en 1936 a laissé place à une cité de habitants en 2007, forte de 130 associations et de 350 entreprises. Sa population ne cesse de s'accroître du fait du cadre de vie attractif et de la proximité de Lyon. Autres données (2005) 24,8 % de la population a moins de 20 ans 23,3 % de la population a plus de 60 ans 5,1 % d'étrangers 3 Fidésiens sur 5 habitent la commune depuis 1990 73,5 % de la population vit en immeuble collectif 86,2 % des immeubles ont été construits après 1945
Enseignement Sainte-Foy-lès-Lyon est située dans l'académie de Lyon. La ville est pourvue de 10 écoles primaires, dont 2 sont privées, la plupart accueillant également un cycle pré-élémentaire (maternelle). La ville n'accueille en revanche qu'un seul établissement de cycle secondaire, le collège du Plan du Loup, les plus proches étant le collège Saint-Marc, le collège Charcot, le collège-lycée La Favorite Sainte-Thérèse, le lycée Saint-Just. Le séminaire Saint-Irénée accueillant l'École supérieure de Philosophie et de Théologie était également basé à Sainte-Foy-lès-Lyon (les bâtiments, inscrits en 2007 monument historique, ont été cédés à un promoteur immobilier en 2010).