Henri Adolphe Archereau, né le à Saint-Hilaire-le-Vouhis et mort le dans le , est un scientifique français qui a participé activement à la naissance de l'éclairage électrique, en créant une des premières lampes à arcMusée Electropolis de Mulhouse : http://www.mulhouseum.uha.fr/site/_sys_ressources_preview.php?docId=992351973La lumière électrique 1892 p 431 http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?P84.6/435/100/616/0/0 et en mettant au point des techniques d'agglomération des poudres de charbon.
Biographie Originaire d'une famille très modeste de VendéeArbre généalogique et chronologie d'Henri Adolphe Archereau, J.-P. Guittonneau sur Geneanet et après être passé à l'école secondaire ecclésiastique de Chavagnes-en-Paillers, Henri Adolphe Archereau entre au séminaire de Nantes. Mais il renonce vers 20 ans à la vocation religieuse, et rejoint, seul, Paris afin de suivre des études scientifiques.
Inscrit à la Sorbonne, il suit les cours de chimie de Dumas et Balard, ainsi que les cours de physique de Pouillet et Despretz, à une époque où débute l'aventure de l'éclairage électrique, qui aboutira 15 ans après sa mort avec l'ampoule à filament métallique en tungstène.
Il se montre particulièrement intéressé par la lumière produite par l'arc électrique, appelée alors « lumière éblouissante », car l'arc produit une lumière beaucoup plus intense et blanche que tous les dispositifs d'éclairage de l'époque. Profitant de l'arrivée des piles nitriques beaucoup plus puissantes que les piles précédentes, il conçoit une des premières lampes à arc électriques.
Pour résoudre les difficultés dues à l'usure des charbons qui se consument durant le fonctionnement, Foucault utilise un dispositif d'horlogerie sophistiqué ; Archereau invente un dispositif de correction d'avance électromagnétique particulièrement simple à fabriquer, utilisant un solénoïde, le régulateur ArchereauLa Nature, Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l'industrie 1900 CNAM 4° Ky 28.55 p.285,311 http://cnum.cnam.fr/CGI/fpage.cgi?4KY28.17/0315/100/432/0/0.
Il présente au public sa lampe, alimentée par une batterie de 30 piles Bunsen dans une boutique louée pour l'occasion quai des Orfèvres à Paris. Son régulateur fera partie des inventions présentées à l'Exposition universelle de 1900 parmi les grandes inventions liées à l'histoire de l'électricité; il sera repris dans presque toutes les lampes à arc installées.
Il travaille par ailleurs à l'amélioration des charbons, et réalise . Cette découverte donne lieu en 1854 à un brevet d'aggloméré de poudres de charbon, qui fera la fortune de l'homme d'affaires à qui il le vend, car celui-ci vendra ce combustible performant et bon marché, appelé , en particulier pour les locomotives en plein essor durant la fin du La lumière électrique 1893 p.337 http://cnum.cnam.fr/CGI/sresrech.cgi?P84.47/0337.
À cette époque, on utilise surtout des piles pour produire du courant. Archereau se penche sur l'amélioration de ce dispositif, et amène ainsi son savoir-faire dans l'amélioration de l'électrode en carbone qui commence à apparaître à l'époque dans les piles, comme celle de Robert Wilhelm Bunsen, dont il s'inspire pour créer une pile qui porte son nom : la pile ArchereauApplications de L'électricité par Th. du Moncel https://books.google.com/books?id=aQgKAAAAIAAJ&pg=PA69&lpg=PA69&dq=archereau&source=web&ots=5bD9-x6bNy&sig=QADyr1M7PsVOh9bN2__dbunheE8 L'électricité et les chemins de fer M.F. Castro https://books.google.com/books?id=6YUDAAAAQAAJ&pg=PA154&dq=archereau&hl=fr#PPA153,M1 .
Pour promouvoir ses inventions, H. Archereau réalise, vers 1848, un peu après Foucault, des démonstrations d'éclairage nocturne en public, en particulier place de la Concorde à Paris Louis Figuier Les merveilles de la science, p216 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k24677k/f220.table, en présence du roi Louis-Philippe, et aussi en 1849 devant le Tsar de Russie, à Saint-Pétersbourg. Malgré tous ces efforts de publicité et d'innombrables présentations, le manque de puissance des générateurs électriques de l'époque compromet la mise en œuvre de ce mode d'éclairage à grande échelle (la démonstration à la Concorde avait nécessité 300 piles !). Archereau utilise aussi l'un des premiers alternateurs de puissance construits en France par l'Alliance (1850).
Pour produire un faisceau de longue portée, il utilise durant certaines démonstrations, une lentille de Fresnel. Il sera sollicité pour la mise au point des premières lampes à arc installées dans les premiers phares électriques.
Ne rencontrant pas le succès escompté dans cette voie, Archereau a transposé ses découvertes dans l'agglomération de poudres à d'autres matériaux comme la poudre de bois à brûler, une pierre artificielle (1861), les céramiques, la cuisson du plâtre (1862), la production industrielle d'aluminium (1887), un procédé d'électro-métallurgie avec Eugène Ducretet (1891). En 1870, pendant la guerre, il transforme la poussière de charbon en combustible pour chauffer les hôpitaux de ParisL'intermédiaire des chercheurs et curieux nov. 1912 p.645 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k734247Biographie de H. Archereau par le .M.Baudoin Vannes 1894 Dictionnaire de biographie française par J.Bulteau Librairie Letouzey et Ané 1939 .
H. Archereau dépose ainsi, entre 1847 et 1892, plus de 40 brevets, sans jamais bénéficier de retombées financières. Ne disposant d'aucune fortune ni d'aide matérielle, sans revenu régulier, il mène une existence modeste, avec beaucoup de dettes. Après une saisie de ses meubles et papiers par huissier en 1883, il termine sa vie dans la misère, pour s'éteindre le dans un petit réduit de la rue du Retrait dans le arrondissement de Paris.
De même que son ami Gaston Planté, qui l'a soutenu financièrement de son vivant, il n'a jamais pu tirer profit de l'invention de la batterie au plomb. Henri Archereau fait partie des hommes de sciences ingénieux n'ayant jamais pu, par absence de chance et peut-être manque de sens des affaires, valoriser ses découvertes en dépit d'une opiniâtreté sans faille durant toute sa vie Journal Le Figaro du 2 février 1891 « Un pauvre » Le petit journal du 28 juin 1895 Article 3 col. « Un martyr de la Science ».
Hommages À Saint-Hilaire-le-Vouhis, son village natal, un buste en bronze a été érigé en et une rue porte son nom. À Paris, une rue porte son nom dans le arrondissement depuis 1924 (cf. rue Archereau) À La Roche-sur-Yon, Fontenay-le-Comte, Saint-Denis-la-Chevasse, une rue porte son nom. Aux Sables-d'Olonne, le nom d'Archereau a été donné à la rue qui dessert l'ancien quai à charbon du port.
Notes et références
Catégorie:Chimiste français du XIXe siècle Catégorie:Physicien français du XIXe siècle Catégorie:Histoire de l'électricité Catégorie:Naissance en octobre 1819 Catégorie:Naissance en Vendée Catégorie:Décès en février 1893 Catégorie:Décès dans le 20e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 73 ans