Thiverval-Grignon est une commune française du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France.
Ses habitants sont appelés les Thivervalo-grignonais.
Géographie Localisation
La commune de Thiverval-Grignon se trouve dans la plaine de Versailles sur une petite éminence entre la vallée du Maldroit (Plaisir, Saint-Germain-de-la-Grange puis Beynes) et celle du ru de Gally (Chavenay puis en contrebas de Davron et Crespières).
La commune présente deux lieux habités distants de trois kilomètres ; le village de Thiverval, dans la vallée du ru de Gally, et le hameau de Grignon où se trouve le complexe d'AgroParisTech (anciennement Institut national agronomique Paris-Grignon, ex-École nationale supérieure d'agronomie de Grignon).
Communes limitrophes
Transports et communications Réseau routier La commune est desservie par la route départementale 30 reliant Plaisir à Poissy et la route départementale 119 reliant Chavenay et la à Beynes.
Desserte ferroviaire La gare la plus proche est celle de Plaisir - Grignon.
Bus La commune est desservie par les lignes 5201, 5289 et 5312 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines, la ligne 5187 du réseau de bus Saint-Quentin-en-Yvelines, la ligne 7801 du réseau de bus Poissy - Les Mureaux et par la ligne 7804 du réseau de bus Île-de-France Ouest.
Sentier de randonnée Le sentier de grande randonnée GR 1 traverse le territoire de la commune, de Saint-Germain-de-la-Grange au sud-ouest jusqu'à Davron au nord.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maule à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Thiverval-Grignon est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 84,27 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 6,11 % d'espaces ouverts artificialisés et 9,62 % d'espaces construits artificialisés..
Occupation des sols détaillée Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC). +Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu3,4 %38Zones industrielles ou commerciales et installations publiques2,1 %24Terres arables hors périmètres d'irrigation60,1 %680Prairies et autres surfaces toujours en herbe17,4 %197Systèmes culturaux et parcellaires complexes2,2 %25Forêts de feuillus14,3 %162Forêt et végétation arbustive en mutation0,4 %5Source : Corine Land Cover.
Toponymie Le nom de Thiverval est attesté sous les formes Tivervalle, Tivevalle, Tuvervalle, Tivervale en 1061PROU (Maur.) Recueil des actes de Philippe Ier, roi de France (1908), t. 1, p. 36, l. 21 & n.j.HOUTH-BALTUS (Mad.) Dict. Topogr. Des noms de lieux et lieux-dits du Pays de Cruye et de Galie. Bull de la Comm. des Antiq et des Arts (1941), t. 49, pp. 22-215; p. 144, 145, Grignon : p. 147, Paganus de Tevarval en 1152METAIS (abbé) Cartulaire de Notre-Dame de Josaphat. (1912), t. 1, p. 254., dominus de Tiverval en 1207MORLET M Th Les Noms de personne sur le territoire de (1968), t.3, Grignon p. 101a, Thiverval p.283b, de Theverval en 1209, Tyverval vers 1220B.N., 9778, f° 239. ANONYME Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin (1922), t.37, p.66.Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 241., Galterus de Tiverval en 1235MOUTIE (Aug.) Cartulaire abb. de ND de la Roche (1862), p. 68, §LXVII., Gellanus de Tyvervalle en 1254MERLET (L) MOUTIE (A) Cartu. abb. N-D Vaux de Cernay 1251-1300. (1857), t.1-(2), p. 502 §DXLIII, Tyverval, Tiverval vers 1272LONGNON (A.)Pouillés province de Sens (1904), p. 122B, 160A, 213G., Tiverval en 1351, Tivervallis en 1480, Tyverval au Val de Gallye en 1483Archives de Seine-et-Oise tabellionnage Villepreux. 2° registre, p. 340, Cure de Tiberual en 1648POUILLE GENERAL contenant les bénéfices de l'archevêché de Paris -dio. (1648), dioc. Chartres, p.51., Thiverval vers 1757IGN, plan de Cassini, en ligne, en 1793 et vers 1850IGN, carte d'État Major 1820-1866, en ligne, Thiverval-Grignon en 1952. Il s'agit d'une formation médiévale en -val « vallée », appellatif toponymique fréquent, précédé du nom de personne germanique Thiotwar. ou Theodberht qui donne *Ti-bert > *Ti-ver, d'où la signification possible de Thiverval : « (Le domaine) du val de Thiotwar ou Thibert », peut être en rapport avec le carolingien Thibert (ou Theodebert), (°775, + ap. 822), missi dominici de Charlemagne en 802, comte de Madrie, dont la capitale de ce comté pourrait être Méré. Remarque : il n'existe aucune forme ancienne du type *Tiberval qui permette de postuler l'emploi du nom de personne Theodberht > Thibert, auquel cas [b] aurait donné de manière irrégulière [v]. Les occurrences de Thibert + appellatif dans la toponymie française ont régulièrement abouti à Thiber- / Tiber- comme en témoignent Thiberville (Eure, Tibervilla 1249 ; Tyeberville 1339); Thibermesnil (Seine-Maritime, Tibermaisnil 1157 ; Tibermesnil vers 1240 / 1319). En revanche, Thiotwar a régulièrement donné Tiver-. Le second élément -val est issu du latin vallis, il désigne une « vallée ». C'est un appellatif géographique classique, très fréquent au Moyen Âge pour désigner des zones d'implantation dans des cuvettes ou des vallons (comme le Val de Gally où se situe la commune).
Les mentions anciennes de Grignon sont : apud Grinum en 1087DION (cte de) Notice sur Beynes. Société historique et Archéologique de Rambouillet (1896), t.11, p. 18., 1171Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise, Académie de Versailles, des Yvelines et de l'Ile-de-France, L. Bernard (Versailles), H. Champion (Paris), 1899-1976, page 28., Grinun en 1176Auguste Longnon, Polyptyque de l'Abbaye de st-Germain-des-Prés. (1895), t.1, p. 223, Greignon vers 1220, Gregnon en 1233GUERARD Cartulaire de l’église ND de Paris T5, (1850), t.2, p. 10, Greignon en 1266MERLET (L) MOUTIE (A) Cartu. abb. N-D Vaux de Cernay (1857), t.1, XL, p. 622, Greignon emprès Tiverval en 1352, Fontaine de Grignon en 1485, sentier qui va des Bordes à Grignon 1551, Grignon vers 1757 et vers 1850, Thiverval-Grignon en 1952. Michel Roblin a émis l'hypothèse de voir en Grignon, le radical grinia d'origine germanique. Il désignerait une inégalité rocheuse dans les laboursMichel Roblin, Le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque: peuplement et défrichement dans la Civitas des Parisii (Seine, Seine-et-Oise), (1951), p. 76.Lucien Febvre, Le terroir des Parisii : un livre neuf. In: Annales. Economies, sociétés, civilisations. 6ᵉ année, N. 4, (1951), pp. 504-507; p. 505 n.1.. C'est sans doute le même mot germanique auquel M. Mulon fait référence, mais elle suggère d’y voir un « (Domaine) du terrain grelu », « lieu où le terrain est inégal, fait de rides », c’est-à-dire « terrain difficile à labourer », comme pour le village de VaugrigneuseMarianne Mulon, Noms de lieux-d'Ile-de-France (1997), p. 167.. L'ancien français grignos avait le sens de « triste », on le retrouve également dans Grigneuseville (Seine-Maritime, Greinosavilla 1164) et Grenieuseville (Eure, Gregnosavilla 1130). Il s'agit d'un dérivé du verbe grigner (greignier ) « grincer des dents, grommeler, grimacer », mot d'origine germanique, encore employé en français régional. Une autre hypothèse a été formulée par Marie-Thérèse Morlet, les toponymes du type Grignon seraient des dérivés du nom de personne Granius, employé adjectivement en -one du latin granus « grain, graine » employé comme sobriquet « grenu ».
Histoire Le territoire a été habité dès l'époque préhistorique. Des traces de l'époque gallo-romaine ont également été retrouvées. Les deux villages de Thiverval et Grignon existent depuis le Moyen Âge.
Selon la légende, après s'être fait baptiser, Clovis lança trois plumes en l'air et décida de construire une église là où atterrirait les plumes. La légende veut que l'une d'elles atterrit à Thiverval. C'est pour ça qu'une plume figure sur le haut du blason de la commune.
Tyverval et Greignon dépendaient de la châtellenie de Poissy au
Le château de Grignon est construit au par Pomponne de Bellièvre. Le domaine est racheté en 1826 par le roi Charles X, qui y crée l'Institution royale agronomique de Grignon.
Le futur maréchal Ney se marie à la mairie de Thiverval le 17 Thermidor an X (), avec Aglaé Auguié, fille de Pierre César Auguié de Lascans, administrateur général des postes propriétaire du château de GrignonA.D.Y., monographie communale de l'instituteur, Thiverval (1899), p. 21/44, époux d'Adélaïde Henriette Genet. Adélaïde est femme de chambre de la reine Marie-Antoinette, tout comme sa sœur, la célèbre Madame CampanA.D.Y., monographie communale de Paul Aubert Thiverval (1863-1949), p. 33/40.
La commune de Thiverval, regroupant les deux villages, est autorisée à prendre le nom de Thiverval-Grignon par décret du .
Politique et administration Liste des maires
Population et société Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 53,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (38 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 17,2 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 52,14 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,32 %).