Maurice Guillaudot est un militaire français, ancien combattant de la Première Guerre mondiale et résistant français, né le à Paris et mort le Archives en ligne de Paris, arrondissement, année 1893, acte de naissance , cote V4E 8351, vue 9/27, avec mention marginale de décès à Hédé (Ille-et-Vilaine). Il est Compagnon de la Libération par décret du .

Biographie Il prend part à la Première Guerre mondiale où il est fait chevalier de la Légion d'honneur en .

Il suit ensuite une formation à l'École d'application de la Gendarmerie à Versailles. Il est élevé au grade de capitaine en 1928, puis à celui de chef d'escadron (équivalant à commandant) en 1936. Il est affecté à Vitré (Ille-et-Vilaine) en 1940, à la tête du de la Légion de la Garde républicaine mobile. Cette branche de la Gendarmerie étant dissoute en zone occupée, il est placé à la tête de la gendarmerie à Rennes.

À la suite de son refus de faire charger les nombreux Rennais venus le fleurir les tombes des victimes du bombardement allemand du , il est muté à Vannes.

Il devient le chef de l'Armée secrète dans le Morbihan. Il limite les arrestations des réfractaires au STO et recueille de précieux renseignements (dont la carte des fortifications allemandes dans le département) qu'il transmet à Londres, via notamment le maquis de Saint-Marcel.

Arrêté le , il est déporté à Neuengamme en Allemagne d'où il revient en . Il est nommé général en , avant d'être accusé de complot contre la République dans le cadre de l'affaire du plan bleu à la fin des années 1940.

Marié à Hélène Bernard, il a eu deux fils, Georges et Jean et une petite-fille, Valérie Guillaudot.

Décorations

par décret du (6 citations) (2 citations)

Hommages Une rue de Rennes, adjacente à la préfecture de région, perpétue son souvenir.

Une rue de Vannes, adjacente à l'hôpital Prosper-Chubert.

La caserne de gendarmerie de Vannes porte le nom de « caserne Guillaudot » et la caserne de gendarmerie de Rennes porte le nom de « caserne général Maurice Guillaudot ».

Œuvre écrite Maurice Guillaudot, Criminels de paix, S.E.C.M., Paris, 1949.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Mathieu Donnart, pour d'autres exemples de gendarmes résistants. Valentin Abeille, avec qui il organisa le regroupement des forces de la résistance à travers .

Bibliographie Gilbert Charles, préface de Maurice Schumann, Soldats bleus dans l'ombre - Le commandant Guillaudot et ses gendarmes dans la Résistance, Éditions du Cercle d'or, Paris, 1978.

Sources principales Notice du site de l'Ordre de la Libération ; Alain Lozac'h, Petit lexique de la deuxième guerre mondiale en Bretagne, Éditions Keltia Graphic, Spézet, 2005.

Liens externes

Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Officier de la gendarmerie nationale française Catégorie:Naissance en juin 1893 Catégorie:Naissance dans le 5e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mai 1979 Catégorie:Décès en Ille-et-Vilaine Catégorie:Décès à 85 ans Catégorie:Personnalité inhumée en Ille-et-Vilaine Catégorie:Général de la gendarmerie française Catégorie:Survivant du camp de concentration de Neuengamme