Ultrogothe., en latin Ultrogotha, morte après 558, d'origine peut-être wisigothique, est reine des Francs du fait de son mariage avec le roi mérovingien de Paris, Childebert (mort en 558), fils de Clovis.

À la mort de son époux, elle est victime de l'accaparement du royaume de Paris par Clotaire , frère de Childebert. Un de ses conseillers, le référendaire Ursicin deviendra évêque de Cahors en 580.

Biographie Onomastique et origines probables Elle est nommée Vulthrogotha par Grégoire de Tours et Vltrogotho par Venance Fortunat, évêque de Poitiers.

« Ultrogothe » est un anthroponyme féminin d'origine germanique, précisément d'une langue germanique orientale, comportant notamment l'élément -goth- qui évoque les Goths (Wisigoths et Ostrogoths). Ultrogothe était donc probablement d'origine wisigothique ou ostrogothique, mais peut-être aussi burgonde, comme Suavegothe, épouse de Thierry , roi de Mets de 511 à 534.

Jules Du Bern de Boislandry, historien du , écrit qu'elle était « espagnole », c'est-à-dire originaire de la péninsule Ibérique (appelée Hispanie (Hispania) par les Romains), dominée au par les WisigothsJules Du Bern, Histoire des reines et régentes de France et des favorites des rois à , Paris, Pougin, 1837, p. 9., mais il ne fournit pas de preuves spécifiques.

Reine des Francs Épouse de , prince franc qui obtient le royaume de Paris à la mort de son père Clovis en 511, elle donne naissance à deux filles nommées Chrodoberge et Chrodesinde par des sources tardives et probablement fausses..

À la mort de Childebert en 558, profitant de l'absence d'héritier mâle, son frère , roi de Soissons et roi de Metz, s'empare du royaume de Paris, notamment du palais de l'île de la Cité (actuel palais de justice de Paris), où se trouvent le trésor royal et la famille du défunt.

Mort et funérailles Selon Grégoire de Tours, Clotaire condamne Ultrogothe et ses deux filles à l'exil. Elles ont donc dû survivre un moment à Childebert.

Elle est inhumée dans l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, ainsi que son époux et leurs filles.

Ursicin de Cahors Selon Grégoire de Tours, en 580, son référendaire (chancelier, officier chargé des actes royaux), Ursicin, est choisi par l'évêque de Cahors Maurillon pour lui succéderJean Dufour, Les évêques d’Albi, de Cahors et de Rodez, des origines à la fin du , Paris : Éditions du CTHS, 1989, p. 50..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Royaumes francs Mérovingiens Place de la femme dans la France mérovingienne

Lien externe

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