Les thermes antiques de Lyon désignent plusieurs établissements thermaux romains situés à Lyon, en France. Le plus important de ceux découverts est celui de la rue des Farges bâti sur le flanc de la colline de Fourvière, possiblement désigné sous le nom de thermes d'Apollon selon un faisceau ténu d'indices.

Traces épigraphiques La présence de thermes à Lugdunum est connue par deux inscriptions : l'inscription découverte quai Pierre Scize mentionnant les thermes d'Ullatius la stèle funéraire de Pömpeius Catussa découverte dans les fondations de la Commanderie quatier Saint-Georges, évoquant sa fréquentation des bains d'Apollon..

Thermes de la rue des Farges

Après quelques découvertes fortuites, dont deux salles voutées souterraines, des fouilles archéologiques conduites de 1974 à 1980 sur une surface d’un hectare environ ont mis au jour un quartier antique daté de la fin du et abandonné à la fin du ou au début du : Ce quartier se découpe en trois terrasses superposées orientées est ouest et séparées par deux voies orientées nord-sud reliant ce quartier aux édifices de spectacle de Fourvière.

Les fouilles n'ont permis d'examiner qu'une partie des thermes qui est recouvert par le lycée Jean-Moulin. Elles ont aussi mis au jour sur les terrasses les vestiges d'une maison à péristyle, dite « maison des masques », des entrepots, une maison trapézoïdale dite « maison aux chars », et une esplanade utilisée comme nécropole dans l'antiquité tardive.

Thermes de l'avenue Adolphe-Max

Lors des travaux de percement du tunnel de la ligne D du métro est fouillé à partir de 1983 l'avenue Adolphe-Max sur un secteur de . Sont mis au jour des éléments d'un complexe thermal tardif datés de la fin du ou du début du . Les archéologues ont identifié une cour pouvant servir de palestre, une piscine, peut-être couverte vue l'épaisseur des murs qui la bordaient et partiellement repérée sur , une enfilade de trois salles à hypocauste sur sol revêtu de mortier au tuileau, un fragment de baignoire en marbre, un foyer d'hypocauste partiellement conservé. Le motif retrouvé sur un fragment d'enduit appartient au répertoire décoratif caractéristique de ce type de bâtiment.

Thermes de l'Antiquaille En 1827, lors de la construction de la buanderie à l’Hôpital de l'Antiquaille, on découvre les restes d’un établissement thermal de petite dimension (sans qu’il soit possible de dire s’il s’agit de bains privés ou publics)Ouvrage collectif, l’Antiquaille de Lyon, histoire d’un hôpital, éditions Lieux Dits, 2003, .. Des fouilles archéologiques préventives avant destruction du site sont menées par le Service Archéologique de la Ville de Lyon (SAVL) en 2011-2012. Elles repèrent dans les vestiges d'une domus une pièce chauffée sur hypocauste, une autre munie d'un bassin et un raccordement à l'égoutPlaquette du SAVL, plan p. 14..

Autres thermes Deux autres thermes publics sont connus grâce à l'épigraphie : les thermes d'Ullatius (inscription trouvée quai Pierre-Scize) et ceux d'Apollon (stèle trouvée dans les fondations de la commanderie de Saint-Georges). Il est toutefois possible que les thermes d'Apollon soient ceux de la rue des Farges, trois autels dédiés à Apollon ayant été trouvés à Fourvière et à Saint-Just.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Ouvrages généraux .

Ouvrages sur la rue des Farges . . . . Ouvrages sur la rue Adolphe Max . .

Articles connexes Liste de thermes romains Liste des monuments historiques de Lyon

Liens externes

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