La rue des Vertus est une rue du arrondissement de Paris.
Elle ne doit pas être confondue avec la rue d'Aubervilliers, nommée « rue des Vertus » avant l'incorporation des communes de La Chapelle et La Villette à Paris..
Situation et accès En plein cœur du quartier du Marais, la partie sud de la rue, entre la rue au Maire et la rue des Gravilliers, est zone piétonne. Au nord, la rue se terminait « rue Phelipeaux » (précédemment rue Frepaut) avant que cette dernière ne fut absorbée par la rue Réaumur.
Ce site est desservi par les stations de métro Arts et Métiers et Temple.
Origine du nom Jaillot indique en 1775 qu'il n'a trouvé , et qu'il la trouve indiquée pour la première fois, en 1546, dans un papier-censier de Saint-Martin-des-Champs. Il est possible que ce nom lui ait été donné lors de l'aménagement de la Maison du Temple et de son quartier, en référence aux vertus théologales.
En 1844, Lazare reprend Jaillot et mentionne que la rue était sur le chemin à Aubervilliers qui, à l'époque, était surtout connu pour son église, Notre-Dame-des-Vertus, ce qui pourrait être à l'origine de son nom. et témoigne d'une possible confusion avec l'actuelle rue d'Aubervilliers.
Dans la réédition de 1855, Félix et Louis Lazare ajoutent alors l'hypothèse émise par « un historien » (sans toutefois le nommer ou citer un quelconque ouvrage ; il peut s'agir de leur propre hypothèse) : le nom de la rue lui aurait été donné .
vignette|centre|Rue des Vertus depuis la rue Phélipeaux (actuellement rue Réaumur) par Charles Marville (années 1850-1860).
Historique Cette rue qui existait déjà en 1546 était alors en dehors de l'enceinte de Philippe-Auguste, et faisait partie du territoire du bourg Saint-Martin-des-Champs.
Elle est citée sous le nom de « rue des Vertuz » dans un manuscrit de 1636.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|École élémentaire des Vertus. Au et jusqu’à la fin du , la rue était connue pour ses hôtels « à la semaine », où logeaient des saisonniers, venant vendre leurs services aux artisans locaux (notamment : bijouterie, horlogerie, serrurerie et bagagerie). Ils sont aujourd’hui occupés par des restaurants, habitations, hôtels de tourisme, locations saisonnières ou ateliers. La rue est en bordure du plus ancien quartier asiatique de Paris (installation des migrants en provenance de la province de Wenzhou à partir de 1900 à l’îlot Chalon, puis dans le quartier dans les années 1950Pierre Picquart, L'Empire chinois. Mieux comprendre le futur numéro 1 mondial : histoire et actualité de la diaspora chinoise, Éditions Favre, Lausanne, 2004 . Adapté en polonais sous le titre Imperium Chinski, Historia I Terazniejszosc Chinskiej Diaspory, Temat Dnia, , 2006 .., mais surtout des anciens combattants chinois alliés, issus majoritairement de cette même région, restés après la Première Guerre mondiale).
Côté pair, au , a été bâtie en 1898 une école élémentaire typique, sur les plans de l'architecte Albert Grégoire, avec sa cour, ses marronniers, son préau, etc. Sa construction entraîne la démolition des deux cours des anciens , rue du Temple, dominées par les activités du métal et de la bijouterie. L'immeuble voisin, au , date lui aussi de cette époque (1901). Le reste du rang est du . On remarquera notamment les immeubles ventrus des .
En 1901, c'est au 6, rue des Vertus que Paul Lanoir installa la Bourse indépendante du travail, qui se voulait la concurrente « jaune » de la Bourse du travail de la rue du Château-d'Eau.
Au 26 s’est tenu un des bals musette les plus connus de Paris, l’As de coeur. Il a été créé en 1929 par le couple Jérôme et Eugénie Pomié, qui ont racheté un café-hôtel en 1920. À partir de 1931, l'établissement devient l'un des temples parisien de la musette..
Côté impair, au , un bâtiment de bureaux et de logements construit en 1994 par l'agence Robert et Reichen remplace les constructions vétustes des ateliers de l'ancienne cour de Rome et se prolonge des , rue au Maire, constituant l'îlot Marais des Arts. Un passage vers ce qu'il reste de ladite cour, aujourd'hui privée, demeure entre les . Le reste du rang est du , avec çà et là des surélévations ultérieures. Un ancien habitant du quartier témoigne qu'à la fin du , au , un café à l'enseigne de La Petite Vertu (aujourd’hui remplacé par un restaurant chinois) a longtemps servi de siège à l’association des péripatéticiennes de Paris. Un chapelier occupait à cette même époque l'échoppe du .
À l'angle de la rue des Gravilliers (2 rue des Vertus et 14, rue des Gravilliers), on peut voir une fenêtre décorée d'un motif ancien en fer forgé, comprenant un lion Médicis, symbole de richesse et de puissance, et des attributs bacchiques évoquant les activités de marchand de vin (ou de cabaret). Un motif semblable se trouve dans le arrondissement, À l'enseigne du lion d'or, une ancienne boutique de marchand de vin dont la devanture a fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques en 1984.
Au cinéma Dans le film Un idiot à Paris de Serge Korber, 1967, la rue des Vertus est citée (« La Fleur », personnage interprété par Dany Carrel, travaille à l'hôtel Mimosa, rue des Vertus. Dans le roman original de René Fallet, 1966, l'hôtel Mimosa était cependant situé rue des Lombards, perpendiculaire à la rue Saint Denis).
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie . Napoléon Chaix, Paris, guide 1807, Librairie internationale.
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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