thumb|upright=1.3|Carte du relief de la Savoie, département montagneux. La géographie de la Savoie correspond à l'étude et la description du territoire du département français de la Savoie, situé dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situé dans le nord des Alpes françaises à la frontière avec l'Italie du nord, le département de la Savoie est géographiquement caractérisé par la présence de nombreux reliefs. À ce titre, il est un des départements le plus montagneux de France avec près de 90 % de son territoire situé en zone de montagne derrière les Hautes-Alpes (100% du territoire en zone montagne) et la Lozère (99% de communes en zone montagne). En outre, son altitude moyenne est de et son point culminant à au sommet de la Grande Casse.

De par ces reliefs souvent enneigés, la Savoie compte de cours d'eau. Elle compte également la plus importante réserve d'eau douce de France qu'est le lac du Bourget.

Enfin, le territoire du département de la Savoie s'étend sur une superficie variant de à selon la prise en compte, ou non, des étendues d'eau.

thumb|Le massif des Bauges vu sous les nuages.

Situation thumb|Entrée en Savoie près des cols du Glandon et de la Croix-de-Fer à .

Le département de la Savoie est situé à cheval entre l'est et le sud-est de la France, dans les Alpes du Nord en région Auvergne-Rhône-Alpes. La Savoie est limitrophe des départements de la Haute-Savoie au nord, de l'Ain à l'ouest, de l'Isère au sud-ouest et des Hautes-Alpes au sud. L'est du département est pour sa part limitrophe avec le val de Suse (Piémont) et la vallée d'Aoste en Italie.

Le territoire s'étend sur une superficie de à selon la prise en compte ou non des étendues d'eau, nombreuses en Savoie. La quasi-totalité de cette superficie, soit ou 88,4 % du territoire est située en zone de montagne ce qui en fait le département le plus montagneux de France. Son point le plus bas est à sur les bords du Rhône (le fond du lac du Bourget se situant pour sa part à environ d'altitude), et son point culminant à au sommet de la Grande Casse dans le massif de la Vanoise, soit un dénivelé de plus de et une altitude moyenne de . En matière de zones de vie, le chef-lieu de commune le plus bas est celui de Saint-Genix-sur-Guiers à et le chef-lieu le plus haut celui de Tignes à .

Son découpage géographique suit majoritairement des éléments naturels, en particulier les massifs montagneux. C'est le cas à l'est avec l'Italie, séparée de la France par les aiguilles et les grands cols tels le Mont-Cenis et le Petit Saint-Bernard, mais également avec les Hautes-Alpes au sud, joignable par le col du Galibier, et la partie nord-est de la Haute-Savoie où la limite suit la crête de la chaîne des Aravis, longe le col des Aravis jusqu'au niveau de la tête Pelouse, et certains sommets des Bauges. C'est enfin aussi le cas avec l'Isère, séparée par la chaîne de Belledonne. Du côté de l'Ain, le Rhône marque la limite sur près de , de la confluence avec le Fier près de Seyssel aux environs de Saint-Genix-sur-Guiers. Pour les limites en plaine, celles-ci peuvent s'inspirer des limites historiques de la Savoie (par exemple celle avec la province du Dauphiné, au niveau du mont Granier) ou le plus souvent d'autres cours d'eau (comme le Guiers de l'Avant-Pays savoyard à la Chartreuse).

Massifs

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thumb|Les Monts (Chambéry), la Savoyarde (Bauges) et le massif de Belledonne enneigé. thumb|Massif des Cerces enneigé vers l'Italie.

La grande majorité des massifs de la Savoie sont des massifs alpins, parmi lesquels les massifs des Bauges, de la Chartreuse, du Beaufortain, du Mont-Blanc (sud-est), de la Lauzière, de la Vanoise, des Cerces, du Mont-Cenis, des Arves, et une partie de la chaîne de Belledonne. À ces massifs s'ajoute également la partie la plus méridionale du Jura, situé à l'ouest du département dans l'Avant-Pays savoyard et formé principalement par le mont du Chat, la chaîne de l'Épine et le massif de la Chambotte. Le val de Couz et la cluse de Chambéry marquent la limite entre le Jura et les Alpes.

Massifs alpins Le principal massif alpin du département de la Savoie est le massif de la Vanoise, qui s'étend du centre à l'est du département. Il compte de nombreux glaciers et les plus hauts sommets du territoire, dont la Grande Casse, point culminant du département à . Il fait l’objet de diverses protections environnementales, en particulier depuis la création du parc national de la Vanoise en 1963. C'est en outre sur ce massif que se situent la majorité des grandes stations de sports d'hiver du département, dont celles liées au domaine skiable des Trois Vallées.

Les autres massifs de haute montagne dont les points culminants excèdent les d'altitude se trouvent majoritairement sur les bordures orientales et méridionales du département. Ce sont les Alpes grées (pointe de Charbonnel, ), le massif du Mont-Cenis (pointe de Ronce, ) et le massif des Cerces, (aiguille de Scolette, ) situés à la frontière avec l'Italie. Ce dernier continue vers l'ouest avec par exemple le (Grand Galibier, ). Le massif des Arves se situe à cheval sur le département des Hautes-Alpes avec les (aiguilles d'Arves, ) se dressant dans le ciel de la Moyenne Maurienne. Enfin les Grandes Rousses (pic Bayle, ) enjambe la limite du département de l'Isère.

Suivent ensuite le massif du Mont-Blanc (l'aiguille des Glaciers, ), le massif du Beaufortain (Le Roignais, ), le massif de la Lauzière (Grand pic de la Lauzière, ), la chaîne de Belledonne (Grand pic de Belledonne, situé en Isère).

Enfin le département compte trois massifs préalpins plus à l’ouest, que sont les Aravis (pointe Percée, située en Haute-Savoie), le massif des Bauges (pointe d'Arcalod, ), et le massif de la Chartreuse (Chamechaude, ).

Massifs jurassiens thumb|upright=1.2|La chaîne de l'Épine et le mont du Chat. La Savoie compte quelques massifs du Jura méridional situés sur la partie occidentale du territoire. Le chaînon le plus méridional du massif est la chaîne de l'Épine (mont Grelle, ), le mont du Chat (signal du Mont du Chat, ), le mont de la Charvaz (), le mont Tournier () et le massif de la Chambotte (montagne du Gros Foug, ).

Hormis le mont Tournier situé en totalité dans l'Avant-Pays savoyard et la chaîne de l'Épine située trop au sud, les massifs jurassiens en Savoie sont ceux qui bordent à l’est comme à l’ouest le lac du Bourget après avoir été creusés durant les glaciations quaternaires.

Le nord de la cluse de Chambéry étant délimité par le Jura à l'ouest et les Alpes à l'est, les villes de Chambéry et d'Aix-les-Bains sont de fait situées entre les deux massifs.

Hydrographie thumb|upright=0.9|L'Arc parcourt la Maurienne sur . Les fortes crues ont façonné un large lit dans son bassin supérieur.

En matière d'hydrographie, le département de la Savoie, de par son relief montagneux, compte un grand nombre de cours d'eau et plusieurs lacs naturels ou artificiels.

La superficie totale en eau du département s'élève à plus , soit 2 % du territoire, parmi lesquels représentent des lacs ou des retenues d'eau. Ces retenues d'eau, principalement des lacs de barrage ou lacs artificiels, retiennent de 89 à 890 millions de mètres cubes d'eau selon les saisons, un volume conséquent démontrant l'importance de l'hydroélectricité au sein du département. La longueur totale des cours d'eau avoisine pour sa part les .

L'hydromorphologie est prépondérante en Savoie en raison du lien fort entre l'eau et le paysage qu’elle a façonné. L'exemple le plus visible sont les deux grandes vallées de la Tarentaise et de la Maurienne creusées respectivement par l'Isère et l'Arc. La première contourne le massif de la Vanoise par le nord et la seconde par le sud. Les rivières longent la frontière italienne sur la partie supérieure de leur bassin. Elles font jonction dans l'ample combe de Savoie à proximité du Pont Royal avant de poursuivre leur course en direction de la vallée du Rhône. Ces rivières sont les seules à parcourir plus de sur le territoire du département, et la majorité des autres cours d'eau, qu’il s'agisse des torrents de régime nival (issus principalement de la fonte des neiges) ou des autres cours d'eau de régimes nival ou pluvio-nival comme l'Arly, sont des affluents de ces-derniers.

À l’ouest du département les autres cours d'eau sont pour la plupart des affluents directs du Rhône. Ils prennent naissance dans les Préalpes comme le Chéran. D'autres comme la Leysse alimentent le lac du Bourget avant de se jeter dans le fleuve. Le Rhône longe le département et fixe sa limite nord-occidentale, de la Chautagne au nord jusqu'à Saint-Genix-sur-Guiers dans l'Avant-Pays savoyard.

Ses deux principales étendues d'eau sont le lac du Bourget (de , le plus grand et le plus profond lac naturel d'origine glaciaire français situé exclusivement en France) et le lac d'Aiguebelette (), l'un des plus purs de France en raison d'un arrêté préfectoral de 1976 interdisant l'usage de bateaux à moteur thermique (à l'exception des services de secours) sur le lac. De nombreux autres lacs de taille plus modeste composent le territoire du département, en particulier des lacs dit « de montagne ».

Lacs La Savoie compte ainsi environ de lacs naturels et de retenues, soit les deux tiers de la superficie totale en eau du département s'élevant à .

thumb|Le lac d'Aiguebelette en été. thumb|Lac et barrage de Roselend.

Le plus important d'entre eux est le lac du Bourget qui représente plus de la moitié de la surface lacustre départementale avec de superficie. Mais le lac est aussi le plus important à d'autres titres : il est d'une part le plus grand et le plus profond lac naturel d'origine glaciaire situé intégralement en France (le lac Léman couvrant la France et la Suisse) et il constitue d'autre part la première réserve d'eau douce de France, avec un volume d'eau de , soit l'équivalent de la consommation domestique annuelle en eau potable en France.

Le second plus important lac de la Savoie est le lac d'Aiguebelette, situé en bordure ouest de la chaîne de l'Épine dans l'Avant-Pays savoyard. Il est le troisième plus grand lac d'origine glaciaire français après le lac d'Annecy avec une superficie de et un volume d'eau d'environ . Le lac d'Aiguebelette possède en outre la particularité de bénéficier d'un arrêté préfectoral de 1976 interdisant l'usage de bateaux à moteur thermique (à l'exception des services de secours) à des fins de préservation de son environnement.

De nombreux autres lacs naturels de plaine ou de montagne sont présents en Savoie, de diverses tailles et à diverses altitudes, parmi lesquels :

En plus des lacs naturels, de par son relief, la Savoie est une terre de production d'énergie hydroélectrique depuis le milieu du . La production de cette énergie a requis le remplissage de nombreuses retenues d'eau sous forme de lacs de barrage. Les plus importants sont le lac du Mont-Cenis, le lac du Chevril ou le lac de Roselend, mais une multitude d'autres lacs de toutes tailles existent, parmi lesquels :

Cours d'eau thumb|L'Isère, principale rivière de Savoie. Le département de la Savoie compte environ de cours d'eau, dont de première catégorie et de deuxième catégorie. thumb|La Leysse arrivant au lac du Bourget.

Un seul fleuve est présent sur le territoire départemental : il s'agit du Rhône, bien que ce-dernier se contente de constituer la limite nord-occidentale du département avec le département voisin de l'Ain. Le Rhône est relié au lac du Bourget par le canal de Savières, le seul cours d'eau d'Europe dont le courant peut s'inverserInformation issue du site de la Compagnie des Bateaux du Lac du Bourget et du Haut-Rhône sur toute sa longueur de façon naturelle lors des grandes crues.